Après le sinistre "changement du 7 Novembre" : Quel bilan ! Quelle chance !
Des centaines de prisonniers politiques , des journalistes muselés, des élections à des taux à 99.99% , des citoyens persécutés , des honnêtes gens bannis et poursuivis ... Et un dictateur toujours en place, entouré des voyous et des corrompus.
Quelques faits :
Le « projet Sama Dubaï » : encore un scandale, mais celui-là dépasse tout ce que l’on a connu et tout ce que l’on pouvait imaginer !
J’en ai le souffle coupé ! Dans
cette édition 72 de Canal ElHiwar, même le journaliste qui a
mené l’entretien avec maître Laouini, lequel a exposé les
accords entre l’Etat Tunisien et Sama Dubaï, avait du mal à
croire ses oreilles et contenir sa stupeur.
Bien plus encore, certaines dispositions de ces accords
accordant sur le papier des prérogatives allant au-delà de
ce que l’on pourrait qualifier d’exorbitant, l’avocat
lui-même avoue ne plus rien comprendre tant il nage en
pleine irrationalité. Tout en exposant quelques-unes des
clauses ahurissantes, il n’a cessé de demander à ce que les
autorités tunisiennes s’expliquent sur leurs sens tellement
elles apparaissent politiquement et économiquement
inconcevables. Si, en effet, le sens juridique des mots
semble souvent limpide, leur portée nous fait entrer en
pleine irrationalité. Sauf à envisager l’inenvisageable :
l’aliénation d’une portion de la richesse nationale en la
forme d’une portion extensible du territoire tunisien, y
compris l’aliénation de la souveraineté de la nation
tunisienne sur cette même portion du territoire : rien que
ça !
Jamais, peut-être, le journaliste de Canal du Dialogue n’a
autant éprouvé le besoin de la présence d’un représentant du
gouvernement tunisien pour porter la contradiction à
l’exposé de l’avocat pour dire « non ...non, ce n’est pas du
tout cela ..., il y a un grand malentendu ». Et c’est un
sentiment partagé par le téléspectateur tant le contenu des
concessions accordées à Sama Dubaï s’avère effectivement
inconcevable.
Dès le début de l’entretien, les révélations de l’avocat
sont si assommantes que l’on a cette fausse impression qu’il
est directement allé à ce qui paraît comme le plus choquant.
Et puis les minutes défilent et, avec elles, les révélations
les unes plus incroyables que les autres abasourdissent le
citoyen téléspectateur. Et je vous avoue que l’exposé est si
cauchemardesque qu’à de nombreuses reprises je me suis
demandé « mais quand maître Laouini va-t-il s’arrêter ?».
Mais le cauchemar des révélations va s’éterniser sur près de
40 minutes (1 h 6 min 26 s à 1 h 46 min 30 s).
Je n’ai plus rien à dire, Je vous laisse sombrer à votre
tour dans ce cauchemar.
PS : SVP si quelqu’un a eu entre les mains les documents de
ces accords, qu’il les poste.
Astrubal, le 23 septembre 2007
http://astrubal.nawaat.org
Lien :
http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=14959
أعيان المافيا التونسية يعربدون في الشارع
في مشهد جلب أنظار الكثير من المواطنين التونسيين، قام المدعو كريم عياد بعملية لاستعراض قدراته على تجاوز قوانين البلاد و تحدّي رجال الأمن في وضح النهار. ففي قلب العاصمة التونسية ( ساحة الباساج )، رفض المدعو كريم عياد الاستظهار بوثائقه الثبوتية لما طلبها منه أعوان شرطة المرور المتمركزين حينها بمفترق الباساج. كما رفض، أيضاً، تبرير عدم وجود ألواح منجمية على وجه سيارته الفاخرة جداً ( مستوردة على حد ما صرح به لأعوان الأمن من الولايات المتحدة ). و توقفت حركة المرور أثنائها طيلة الساعة من الزمن، تطاول فيها المدعو كريم بن عياد على قوانين البلاد و مؤسساتها، ورفض حتى الحديث مع كادر بارز في الجهاز الأمني ( حامل لشعار و نجمتين )، مهددا بالصوت العال " أتتعدون على آل الطرابلسي؟ " و أضاف " أنه هو و أمثاله، هم من يدفعون المال لخلاص أجرة أعوان الداخلية". وتبرز الصور المرافقة لهذه المقالة، توقف عربة المدعو عياد و أمامها سيارة الأمن التي منعته من مواصلة الطريق ريثما يصل كبار المسئولين الأمنيين لحل هذه المشكلة، على بعد أمتار قليلة من مقر المجلس الوطني للحريات، و مسافة الربع ساعة عن مكان إضراب زعيمي الحزب الديمقراطي التقدمي، وما في ذلك من رمزية باعتبار عدم اهتمامهم بقضايا الفساد الذي أكل البلاد. و كان الحدث مثيرا لكثير من تعليقات الفضوليين الذي توقفوا لمواكبة الحدث، فعدد منهم أعجبته ماركة السيارة التي لا توجد لها مثيلاً في تونس، و آخرين تعجب من طريقة تعامل الشرطة وبوليس أمن الدولة، الذين حلوا إلى المكان بسرعة، السلسة و الرقيقة مع شخص خارج و مارق عن القانون، و البعض منهم تنبأ بأن صراعاً بين كبارات البلاد للاستحواذ على تلك السيارة، و ما المناورة التي قامت بها الشرطة إلا لتصفية حسابات بينهم. و كانت أجهزة هواتف البوليس من جهة، و المدعو عياد من الجهة المقابلة، تشتغل طيلة الوقت، ولم تتوقف إلا بحلول موكب من إطارات عليا على رأسهم السيد بن حسين، المسئول البارز في جهاز الأمن، الذي أمر بقية الأعوان بالرحيل، وركب هو و آخرين سيارة المدعو كريم عياد و ليتركوا في المكان خلفهم، العديد من الأسئلة الموجعة عن حالة الخراب و الفساد التي أصبحت تعيشه وطننا.
Source: http://www.tunis-online.net/arabic/modules.php?name=News&file=article&sid=2451

Commentaires Etunisie : En plein cœur de Tunis, voici comment les voyous de la mafia tunisienne (Famille Trabelsi ) osent défier les forces de l'ordre en refusant de montrer les papiers de sa voiture et en roulant sans plaques d'immatriculation. Dans les photos, le voyou Ayed a osé défier un officier supérieur de la police. Il a fallu l'intervention des hauts cadres du Ministère de l'intérieur pour enfin laisser le mafiosi circuler librement.
Le Centre Porsche Tunis voit le jour
Par Ghada Kammoun
«Nos ingénieurs n’ont écouté que leur instinct. Ecoutez le
vôtre à partir du 19 septembre, rendez-vous dans votre
Centre Porsche Tunis». C’est ainsi que la société «Ennakl»,
distributeur officiel et exclusif de Porsche en Tunisie, a
annoncé l’ouverture de son Centre Porsche Tunis.
Bien avant la date prévue, tout un dispositif de pointe
était déjà mis en place dans le nouveau Centre Porsche. Au
lieu du 19 septembre, l’ouverture officielle a eu lieu le 17
septembre, mais le centre a commencé à fonctionner deux
semaines plus tôt.
En 10 jours (8 jours ouvrables),
17 clients ont déjà visité le centre. La capacité en
croisière de cet espace est, selon Ennakl, de 7 à 8 entrées
par jour. A titre indicatif, en France la capacité du Centre
Porsche est de 3 à 4 entrées par jour.
Le coût total du Centre est de 200 mille dinars.
Selon le distributeur, toutes les réparations possibles et
imaginables peuvent être faites au Centre Porsche Tunis,
allant de la vidange à la révision totale. Le centre est
doté d’équipements aux standards Porsche (Exemple : testeur
Piwis).
Toujours d’après la société Ennakl, on compte actuellement
250 voitures Porsche en Tunisie, le parc Porsche est à
créer. Mais pour le moment ce nombre est suffisant pour
faire fonctionner le Centre.
Ce centre est provisoire, il contient juste un atelier. La
société Ennakl envisage d’ouvrir un autre Centre, qui
remplacera celui là, et qui sera éventuellement en banlieue
nord. Le deuxième centre sera composé d’un atelier et d’un
show room.
On note enfin que le Centre Porsche Tunis est le troisième
dans la région, après ceux du Maroc et d’Egypte.
Source : webmanagercenter du 24/09/2007 ( http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=33430 )
Commentaires Etunisie :
la société Ennakl - ex-société publique- a été bradée par l'Etat tunisien au profit du gendre de Ben Ali, Sakher El Materi, patron du groupe Princess El Materi Holding fin 2006.
La plupart des Porsche importés et circulant en Tunisie ne sont pas dédouanés. Leurs propriétaires usent de faux avec la complicité des responsables de la Douane pour payer une somme dérisoire à la douane.
Qui vend les voitures de luxe ?
Le marché des voitures est âprement disputé
par six groupes familiaux. Dernière arrivée, la société
Ennakl vient d'obtenir la représentation de Porsche. Ennakl,
qui est déjà le concessionnaire de Volkswagen et Audi,
appartient au groupe Princess El Materi, du jeune gendre du
président Ben Ali, Sakher El Materi. Alpha group,
concessionnaire de Ford et Hummer, vient pour sa part
d'introduire les marques Jaguar et Land Rover.
Le groupe est désormais contrôlé à 100% par Hamadi Touil qui
a racheté au mois de janvier les parts de son associé et
beau-frère du président, Belhassen Trabelsi. Ces deux
nouveaux venus sur le secteur de l'automobile haut de gamme
viennent concurrencer des groupes déjà bien implantés, comme
celui de l'ancien ministre Sadok Ben Jemaa, qui détient la
concession BMW, et le groupe Mabrouk, représentant de
Mercedes en plus de Fiat et Mitsubishi. Celui-ci est dirigé
par quatre frères dont l'un, Marouane, est marié à "Cyrine",
l'une des filles du président.
D'après MAGHREB CONFIDENTIEL N° 795 du 12 juillet 2007 - TUNIS
Un ancien diplomate tunisien sera jugé pour torture en France
Associated Press, le 22 février 2007 à
12h24
Un juge d'instruction de Strasbourg a ordonné le renvoi d'un
ancien vice-consul de Tunisie en poste dans la capitale
alsacienne, Khaled ben Saïd, devant les assises du Bas-Rhin
pour des faits de torture commis à Jendouba en 2002, a
annoncé jeudi l'avocat de la victime, Me Eric Plouvier.
En fuite, sous le coup d'un mandat d'arrêt international,
l'ancien diplomate devrait être jugé par défaut. Il est
poursuivi au titre de la Convention contre la torture de
1984 qui confère une compétence universelle aux Etats. Il
est accusé d'avoir soumis une femme à des actes de tortures
et de barbarie les 11 et 12 octobre 1996 dans les locaux de
la police de Jendouba dans le nord-ouest de la Tunisie.
Cette décision "est un succès dans le lutte contre
l'impunité", s'est félicité jeudi Me Patrick Baudouin,
l'avocat de la Fédération internationale des droits de
l'Homme lors d'une conférence de presse à Paris.
"Ce procès permettra de mettre en lumière l'utilisation de
la torture, systématisée par le régime tunisien qui en porte
ainsi la responsabilité", ajoute la FIDH dans un communiqué.
La FIDH, la Ligue des droits de l'Homme et la Ligue
tunisienne des droits de l'Homme, soutenant toutes la
victime,
soulignent aussi la durée anormale de six ans de
l'instruction. Cela ne "s'explique que par la volonté
délibérée de l'Etat français de faire obstruction afin de
préserver la qualité de ses relations avec la République de
Tunisie au détriment de la nécessaire primauté de la lutte
contre l'impunité", s'indignent les ONG.
Selon la plaignante, son mari a été détenu et torturé dans
les locaux de la police de Jendouba en 1991. Il a par la
suite quitté la Tunisie pour la France où il a obtenu le
statut de réfugié politique le 6 mai 1996. Son épouse,
restée en Tunisie avec les cinq enfants du couple, a été
arrêtée à son tour le 11 octobre suivant et conduite au
poste de police. Dans sa plainte, elle indique y avoir
retrouvé quatre femmes de prisonniers qui avaient
manifestement été torturées.
Elle-même dit avoir fait l'objet d'insultes et
d'humiliations, puis Khaled ben Saïd lui aurait ôté son
foulard, l'aurait giflée à plusieurs reprises, puis l'aurait
confiée à ses subordonnés pour la torturer. Elle aurait
ensuite été contrainte de signer sous la menace une
déposition avant d'être finalement libérée le 12 octobre.
Ayant rejoint son mari en France, elle a appris en 2001 la
nomination de son tortionnaire présumé à Strasbourg et a
porté plainte.
Associated Press
Les voleurs de yachts de la Riviera avaient des complicités dans les ports
CHRISTOPHE CORNEVIN. Publié le 18
octobre 2006 dans le Figaro
Des « taupes » renseignaient les
voleurs sur les luxueux bateaux, allant parfois jusqu'à
fournir le double des clés.
UN GANG de pirates des mers spécialisés dans les vols de
yachts à destination de la Tunisie vient d'être démantelé
par la gendarmerie maritime de Toulon au terme de dix mois
de traque.
Depuis lundi, les militaires ont lancé dans la plus grande
discrétion un coup de filet visant à interpeller les «
taupes » implantées dans le milieu nautique de la Côte
d'Azur pour renseigner les voleurs. Les gérants et employés
de cinq sociétés de maintenance, mais aussi de vente, de
bateaux de luxe ancrés dans les ports de Cannes et Bandol
sont visés. Trois ont déjà été placés en garde à vue. « Ces
entreprises géraient une flotte de plusieurs dizaines de
navires, explique un enquêteur. Leurs responsables savaient
quand leurs complices pouvaient intervenir. Ils
connaissaient les emplacements et les conditions de
navigation de chaque embarcation. »
À chaque reprise, les bateaux disparus ont été ciblés avec
soin : la révision technique venait d'être effectuée, les
cuves étaient gorgées de gasoil, assez en tout cas pour
rejoindre les côtes africaines. Parfois, les informateurs
fournissaient même un double des clefs de contact aux
skippers clandestins. Enfin, les « taupes » feignaient de ne
pas s'apercevoir du vol des bateaux dont ils avaient la
responsabilité pendant plusieurs jours avant d'alerter les
propriétaires. Ces derniers, des hommes d'affaires ou de
riches héritiers, déposaient plainte à Paris. Le temps que
la procédure soit transmise à une brigade spécialisée, les
yachts avaient eu le temps de s'évanouir dans la nature. En
général, ils faisaient escale à Malte ou en Sardaigne, où
ils étaient maquillés avant d'être revendus. Entre 2001 et
2005, trente joyaux des mers ont ainsi été volés dans le
Midi et en Corse.
À ce stade des investigations, les gendarmes ont établi
qu'au moins trois superbes yachts, d'une valeur globale de
deux millions d'euros, ont transité par cette filière depuis
décembre dernier. Parmi eux, figure le Béru-Ma, appartenant
au patron de la banque Lazard à Paris, Bruno Roger. Estimé à
plus d'un million d'euros, il avait disparu dans la nuit du
4 au 5 mai dernier du port de Bonifacio. Après une escale à
Cagliari en Sardaigne, il avait rejoint le port de Sidi Bou
Said en Tunisie, où il a été retrouvé, puis saisi par
Interpol le 26 mai.
« Réputation mafieuse »
L'opération menée depuis lundi sur le littoral méditerranéen
intervient un mois après l'interpellation dans la région
varoise de trois skippers français qui convoyaient les
bateaux vers la Tunisie. Lors de sa garde à vue, Cédric S.,
l'un d'entre eux, a avoué avoir perçu 44 000 euros pour
acheminer les yachts à bon port. Il a désigné Imed Trabelsi
et son cousin Moaz, comme les commanditaires présumés du
trafic. Membres de la famille du président Ben Ali,
présentés de source proche de l'enquête comme des «
Tunisiens à la réputation mafieuse », les deux hommes ont
fait l'objet d'accusations accablantes. Sur procès-verbal,
un skipper révèle notamment qu'« avec Trabelsi, nous avons
évité les contrôles [...] Un douanier a posé une main sur
mon sac. Trabelsi l'a repoussé en lui parlant arabe, et son
chef est arrivé en s'excusant ».
À l'occasion d'une livraison récente de bateau dans le port
de Bizerte, le marin se souvient « d'un comité d'accueil
fourni » notamment composé du « destinataire du bateau [...]
monsieur Trabelsi cousin d'Imed, du chef des douanes
accompagnés de quelques-uns de ses hommes et de quelques
policiers ». Alors que l'opération se poursuivait hier sur
la Côte d'Azur, l'enquête pourrait prendre de nouveaux
développements internationaux.
Le Figaro du 18.10.2006
La famille Ben Ali perd "son" yacht mais garde le cap
Le
Canard enchaîné»- mercredi 21juin 2006
BRUNO ROGER, le pédégé de Lazard Frères Paris, va récupérer
son yacht de 18 mètres, volé le 5 mai dans le port de
Bonifacio et retrouvé vingt et un jours plus tard dans celui
de Sidi Bou Saïd, en Tunisie. Au terme d'âpres négociations,
les autorités tunisiennes ont accepté de remettre ce luxueux
navire à la disposition du grand banquier, afin qu'il puisse
le faire rapatrier. Les vacances en Corse de ce proche de
Chirac sont sauvées...
Les congés payés d'un parent de Ben Ali, en revanche, sont
un peu gâchés. Comme l'avait raconté « Le Canard» (7/6), le
« receleur » du yacht n'était autre qu'un familier du
président tunisien, cité depuis par « Libé» : Imad Trabelsi,
le neveu de Leïla Trabelsi, épouse de Ben Ali. Et le
Tout-Sidi Bou Saïd a pu constater que ce brave garçon
s'éclatait beaucoup avec son joujou. Il organisait de
petites fiestas à bord et s'était même payé les services
d'un retraité de la marine tunisienne pour l'aider à parader
avec son yacht dans la baie.
Etonnant et drôle: ces réjouissances auront duré trois
semaines, jusqu'à ce qu'lmed Trabelsi, furibard et très
malheureux, soit séparé de son bateau. Piloté par deux
skippers non identifiés, le yacht était en effet entré à
Sidi Bou Saïd dès le 9 mai. Et il a fallu attendre qu'un «
privé» corse, dépêché en Tunisie par Generali, la compagnie
d'assurances de Bruno Roger, retrouve lui-même le bateau,
repeint et maquillé, pour que Tunis confirme sa présence à
Interpol.
Depuis, l'affaire n'a pas fait couler beaucoup d'encre dans
la presse locale, mais a créé quelques remous en haut lieu.
De mauvaises langues prétendent même que le limogeage
brutal, le 5 juin, du secrétaire d'Etat à la Sûreté,
Mohammed Ali Ganzoui, n'y est pas étranger. Ce maladroit
aurait tardé à informer le président Ben Ali...
Côté justice, les choses vont encore moins vite. Les
pandores de la gendarmerie maritime de Toulon, chargée de
l'enquête, ne sont pas près d'y voir clair et d'inquiéter
Imad Trabelsi. Primo : la commission rogatoire
internationale qu'ils réclamaient au juge d'Ajaccio David
Launois n'a, bizarrement, toujours pas été lancée par ce
magistrat. Deuxio : ce même juge, comme les enquêteurs
toulonnais, est uniquement saisi par le parquet d'Ajaccio
d'une information judiciaire pour « vol en bande organisée
»... mais pas pour « recel» !
Ce volet de l'enquête, qui permettrait de savoir dans
quelles conditions le neveu par alliance du président Ben
Ali s'est retrouvé à la barre du yacht de Bruno Roger, a été
gentiment laissé à la justice tunisienne. Et nul doute
qu'elle va éviter de se mouiller dans cette histoire...
Christophe Nobili
_____________________________
. Selon « L'Express» (15/6), une Mercedes 500 volée le 7
mars 2005 à un joueur de l'Olympique de Marseille, Habib
Beye, a été aperçue à Tunis, en novembre, avec au volant un
membre de la famille... Ben Ali. Après les bateaux, les
voitures?
(Source : « Le Canard Enchainé » (France), du 21 juin 2006)
Tunisnews du 24/06/2006
Vol d'un yacht en Corse retrouvé en Tunisie, selon le Canard Enchaîné
MARSEILLE, 7 juin 2006 (AFP) - Un yacht appartenant à
un banquier français, volé à Bonifacio en mai, a été
retrouvé en Tunisie, ont indiqué mercredi des sources
proches de l'enquête, interrogées sur une information du
Canard Enchaîné selon laquelle le bateau est désormais au
nom d'un proche du président tunisien.
Le nom du beau-frère du chef de l'Etat Zine El Abidine Ben
Ali, le frère aîné de son épouse, a été cité dans cette
affaire, selon une source proche de l'enquête recueillie par
l'AFP, qui n'était pas en mesure de préciser si cette
personne était le nouveau propriétaire ou l'utilisateur du
bateau. Selon cette source, une commission rogatoire
internationale n'a pas pu être exécutée, la Tunisie n'ayant,
semble-t-il, pas voulu coopérer dans cette affaire.
Selon le Canard Enchaîné, le bateau, "un superbe yacht,
modèle princess V58", de 18 m, d'un coût de plus d'un
million d'euros, a été retrouvé dans le port tunisien de
Sidi Bou Saïd "où son entrée a été confirmée à Interpol". La
compagnie d'assurances du propriétaire, Bruno Roger,
président de la banque Lazard Paris, a découvert que le
bateau, repeint, était au nom d'un membre de la famille du
président tunisien, affirme l'hebdomadaire.
C'est à la justice tunisienne, saisie par son homologue
française pour des faits de "recel", de tenter d'identifier
le ou les voleurs et de savoir si un éventuel nouveau
propriétaire s'est fait tromper de bonne foi en achetant le
bateau ou s'il était complice, a indiqué une autre source
proche de l'enquête.
La Gendarmerie maritime à Toulon a de son côté seulement
confirmé le vol du yacht à Bonifacio, précisant que dans ce
dossier, instruit par un magistrat d'Ajaccio, elle était "co-saisie"
de l'enquête avec les gendarmes d'Ajaccio.
Le vol a été commis à l'aube du 5 mai. Le yacht sortait d'un
atelier de carénage à Mandelieu (Alpes-Maritimes) et avait
été piloté jusqu'à Bonifacio où son propriétaire devait
arriver pour une sortie en mer, a-t-on précisé de sources
proches de l'enquête.
Le parquet d'Ajaccio a saisi le juge d'instruction David
Launois d'une information judiciaire pour "vol en bande
organisée", 48 heures après le vol. Le bateau, retrouvé
ensuite dans un port de plaisance près de Tunis, a été
"déshabillé" et maquillé mais des numéros ont permis de
l'identifier, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Selon le Canard Enchaîné, l'ambassade de Tunisie à Paris a
confirmé que le bateau était entré en infraction en Tunisie,
qu'il avait été saisi par la police et qu'il appartenait
bien à son propriétaire d'origine, n'ayant jamais eu de
propriétaire en Tunisie.
Le yacht volé d'un banquier français retrouvé en Tunisie, aux mains du neveu du Président.
Par Jean QUATREMER
jeudi 08 juin 2006
Zine Ben Ali a décidément bien des soucis avec sa famille et celle de sa femme, Leïla Trabelsi. Le dernier en date a été révélé, hier, par le Canard Enchaîné. Début mai, Princess, un yacht de 18 mètres de plus d'un million d'euros, appartenant à Bruno Roger, le PDG de la banque Lazard Frères, disparaît en pleine nuit du port de Bonifacio en Corse. «Après une halte en Sardaigne, il ne tarde pas à réapparaître en Tunisie, à Sidi Bou Saïd», raconte l'hebdomadaire satirique. La compagnie d'assurances de Bruno Roger, qui dépêche un enquêteur en Tunisie, va y découvrir le yacht repeint et son nouveau propriétaire : Imad Trabelsi, le neveu, à la médiocre réputation, de Leïla, la femme du président. Mis au courant, Interpol débarque à Sidi Bou Saïd et le yacht est saisi le 26 mai. Mardi soir, il y était toujours sous scellés. Citée par le Canard, l'ambassade de Ben Ali à Paris «confirme que le bateau est bien entré en infraction en Tunisie», mais «dément toute implication de la famille présidentielle».
Discrétion. Ce n'est pas l'avis des policiers français chargés de l'enquête, ni même des autorités françaises. Mais, bonnes relations avec Tunis obligent, les négociations pour éviter de mettre en cause la famille élargie du chef de l'Etat vont bon train. En la matière, la proximité entre Bruno Roger et le président français pourrait s'avérer très utile. Roger, rappelle l'hebdomadaire, est« un généreux mécène du musée Branly, le bébé de Chirac, où l'épouse de Bruno Roger occupe un poste clé». De là à penser que le patron de la banque Lazard saura se montrer discret sur la mésaventure du Princess, il n'y a qu'un pas. A moins qu'Imad Trabelsi ne se soit déjà trop attaché à ce luxueux joujou. Des tractations seraient en effet en cours pour racheter le fameux yacht, quitte, murmure-t-on à Tunis, à ouvrir les portes de la Tunisie à la banque Lazard. Quatorze ans après la Couscous Connection où Moncef, le frère de Ben Ali, fut condamné par contumace à Paris à douze ans de prison pour «trafic de drogue» , la famille du président tunisien semble ne rien se refuser.
Transfert. La résidence de l'ambassade de Tunisie, qui se trouvait dans le même immeuble que l'ambassade rue Barbet-de-Jouy, dans le VII arrondissement à Paris, a ainsi été transférée dans le XVIe. L'ambassadeur a dû faire place nette pour les multiples séjours des familles du Président et de son épouse dans la capitale française.
La croisière s’amuse
mercredi 7 juin 2006 par Ignacio Manga
La famille Trabelsi dispose d’un nouveau joujou, un yacht de milliardaire ! Seul
petit souci, la bicoque appartient à un grand banquier français...
Un superbe joujou est arrivé dans la baie de Sidi Bou Saïd, la station balnéaire
de Tunis, mi-mai : un yacht, modèle princesse V58 qui coûte « plus de 1 millions
d’euros, mesure 18 mètres et ‘’trace‘’ grâce à ses deux moteurs de 900 chevaux
», décrit le Canard Enchainé du 7 juin. Flambant neuf et majestueux, la bicoque
est devenu l’attraction majeure du port, une étape obligée lors des sorties
familiales. Mais comme le révèle le Canard, la petite barque est arrivée du côté
de Carthage sans l’aval de son propriétaire. Bruno Roger, l’éminent patron de la
banque d’affaires Lazard Frères, s’est fait dérober son bateau dans le port de
Bonifacio, en Corse-du-Sud voilà un mois.
Mais qu’il se rassure, Bakchich a appris que son humble navire est entre de
bonnes mains. Acheminé par deux skippers français jusqu’à son nouveau lieu de
mouillage, il a rapidement trouvé preneur. Ni plus ni moins qu’un membre du clan
Ben Ali. En l’occurence, Imad Trabelsi, le neveu de la toute puissance Leïla,
épouse du président tunisien. Le nouveau propriétaire du bateau est d’ailleurs
tout fier de son nouvel achat. Selon les témoins, il a paradé à la barre du
yacht les trois dernières semaines. Prudent, l’ami Imad s’est cependant adjoint
les services d’un ancien officier de la marine national tunisienne pour
maîtriser une bête dont il raffole.
Petits arrangements entre amis
Les enquêtes conjointes des pandores français et de la compagnie d’assurances de
Bruno Roger ont mesquinement interrompu ses promenades : le yacht a été mis sous
scellé en attendant de savoir s’il sera rendu à son propriétaire. Au désespoir,
le neveu de Leïla la coiffeuse a noyé son chagrin dans l’alcool et a juré que «
si le bateau quitte la Tunisie », il le brûlera. Il serait dommage d’en arriver
à une telle extrémité. Fort heureusement, les rapports entre la France et la
Tunisie sont au beau fixe. Et une solution commence à faire son chemin. L’Etat
tunisien serait prêt à racheter la bicoque chapardée à son propriétaire
français, Bruno Roger qui, une chance, est un proche de Jacques Chirac... En
échange, de nombreuses facilités pourraient être offertes au groupe Lazard, s’il
lui venait à l’idée d’installer une succursale à Tunis. Qui sait, Imad Trabelsi
l’emmènera même peut-être faire un tour sur « son » yacht.
Source : http://www.bakchich.info/article.php3?id_article=71
UNE MISE EN SCENE MAFIEUSE EN 5 ACTES
Un appel d'offre "juteux"
a été lancé il y a quelques mois pour permettre à sept banques tunisiennes
(réunies pour l’occasion en groupe d'achat) d'acquérir des solutions logicielles
pour la gestion intégrée de leurs activités
Présentation des acteurs
Parmi les soumissionnaires:
D’un coté : quatre sociétés de services informatiques spécialisées répondant aux
conditions du cahier des charges (à savoir l'expertise et l'exigence de
références opérationnelles en Tunisie),
De l'autre coté : la société Medsoft appartenant à Slim Zarrouk beau fils du «
président » de la République. Cette société est loin d'avoir laissé de bonnes
traces dans le domaine des technologies de l'information en Tunisie. Elle a
notamment obtenu un marché informatique à l'office national des postes au prix
de beaucoup de pressions de la part de Slim Zarrouk et du ministre des
technologies Mr Montasser Oueili (ministre de tutelle des postes ), et étant
donné son manque d’experience Medsoft continue à patauger (avec la bienveillante
protection du ministre des technologies) pour terminer le travail que
l'administration des postes lui a confié depuis bientôt deux ans. La défaillance
technique de Medsoft s'explique aussi par le fait que le logiciel qu'ils ont
vendu à la poste tunisienne n'est pas conçu pour les applications postales.
Si parfois l'offre du Medsoft est en contradiction flagrante avec les règles des
marchés ses « sponsors» ne se mouillent pas directement. Ils emploient, alors,
des moyens indirects. Ils font appel à celui qu’on surnomme le « Al Capone de
l'informatique » : Mondher Ben Ayed escroc professionnel, qui n'hésite pas à
employer les menaces de toutes sortes pour intimider et influencer les décideurs
de l'administration .Ses manœuvres finissent par casser les décisions motivées
de l'administration quand elles ne sont pas favorables à Medsoft. Plusieurs cas
de décisions cassées peuvent être cités. C'est ainsi que les adjudications des
marchés de l’Education nationale, du projet Birouni et de la Caisse nationale de
sécurité Sociale ont été déclarées infructueuses pour pouvoir donner une chance
à Medsoft de re-soumissionner après avoir pris connaissance des prix et des
conditions de la concurrence.
Acte 1 : Après la remise des offres
Plusieurs séances de travail ont été organisées avec les prestataires de
services. Sur intervention arrogante du délégué de Medsoft, Mondher Ben Ayed
(conseiller du ministre et de Slim Zarrouk) il est décidé d’éliminer du marché
la clause de sécurité (l’exigence de références opérationnelles en Tunisie) pour
la bonne et simple raison que le prestataire à sponsoriser (Medsoft) ne peut pas
la satisfaire et risque d’être éliminé d’office.
Acte 2 : Après le dépouillement des offres
Il s’est avéré que le fameux prestataire était classé dernier.
Alors que faire pour éliminer les quatre premiers prestataires et lui faire de
la place ?
C’est simple on suggère une idée lumineuse à la commission de dépouillement :
éliminer les sociétés qui travaillent en partenariat avec des sociétés de
technologies Etrangères. On croyait, après le SMSI, que le partenariat était une
orientation et une recommandation du même ministre des technologies !
De plus cette condition d’exclusion n’existe nulle part dans le cahier des
charges.
Qu’à cela ne tienne on va improviser. Du coup on éliminera le 2eme et 3eme
prestataire et on ramènera la liste des prestataires retenus à 2 :
l’incontournable premier: la société IDEE et bien sur Medsoft.
Acte 3 : L’intervention décisive du ministre
Il est clair pour tous que le 1er prestataire répond à toutes les conditions du
cahier des charges : qualité, prix, références, sa société et ses produits sont
tunisiens.
Que faire ?
Après l’intervention du ministre, on« décrète », sans demander l’avis de
personne, que cette société officiellement adjudicataire n’est pas à même de
satisfaire les sept banques. Indignation. On s’en fout et on décide de partager
le marché des 7 banques entre l’adjudicataire et le dernier (Medsoft) !!!
Acte 4 : L’intrus de dernière minute
Il se trouve que l’avant dernière société est aussi tunisienne. Alors après
réflexion on décide de la racheter arbitrairement et de partager le marché entre
trois prestataires, en dépit de toutes les règles.
Acte 5 : L’heure de compter les sous
On pensait après toutes ces entourloupettes avoir contourné toutes les règles.
Mais voila qu’un nouveau problème surgit. Les deux sociétés, avant dernière et
dernière, ont soumissionné au double du prix de la société adjudicataire.
Question : à quel prix faut-il lâcher le morceau ?
Faut-il demander aux deux sociétés repêchées, après une double entorse aux lois
des marchés, de s’aligner aux prix de la première ?
Ou bien une autre idée tout autant lumineuse : calculer une moyenne des prix
entre la première et les deux sociétés repêchées? : (quatrième coup de couteau
aux règles des marchés)
Les prix officiels proposés étaient : (par banque)
450.000 dinars l’offre du premier adjudicataire (la société IDEE, la seule à
répondre aux conditions du marché).
950.000 dinars l’offre de l’avant dernière société injustement repêchée (la
société BFI)
1.100.000 dinars l’offre de la dernière société injustement repêchée : (la
société Medsoft)
En calculant la moyenne des trois offres de prix on arrive à un prix moyen de
833.000 dinars (ce qui arrange bien les affaires de tout le monde).
Bien sur les sociétés qui ont été « chassées » après avoir investi beaucoup de
temps dans les études, ont clairement exprimé leur déception, mais on a très
vite fait de leur fermer la porte au nez. Ils ont, aujourd’hui, une piètre image
des comportements des responsables qui ont déclaré tout haut à l’occasion du
SMSI qu’ils encourageaient le partenariat dans la terre d’accueil de tolérance
et de droit.
L’énigme : pourquoi alors la mascarade d’un appel d’offre ?
Quand on a comme vendeur le ministre et le beau fils du président on est sur de
remporter presque tous les marchés en dépit de toutes les règles de droit et de
bienséance !
De toute manière ce n’est que l’argent du contribuable que l’on croque tout en
prétendant aider le secteur et l’emploi des jeunes diplômés. La réalité démontre
tout à fait le contraire
Une dernière question :
Pour quelles raisons la société avant dernière BFI a-t-elle été retenue en
dernière minute, alors que son prix est le double de l’adjudicataire ?
Est-ce que parce qu’elle est tout simplement tunisienne ou bien parce qu’elle
est soutenue par un certain Mongi Safra : conseiller du « président » de la
République ? Comme la dite société le crie sur tous les toits.
Source Tunisnews du 12.06.2006
Trabelsi arnaque toujours
Une société allemande de câblage, installée en Tunisie, dans une ville du Sahel,
dans le cadre de la loi de 1972 facilitant l’implantation d’entreprises
étrangères à récemment faillie fermer ses portes mettant dans la rue 300
ouvriers, donc 300 familles.
De quoi s’agit –il ?
Son directeur qui est Tunisien, a été contacté au mois d’avril par le frère de
sa sœur, le mafieux Belhassen Trabelsi, qui lui a proposé un actionnariat. Le
directeur tunisien lui a alors répondu qu’il n’était qu’un simple employé chez
les Allemands. « Il faut le leur dire », rétorqua le mafieux .
Ce qui fut fait. Mais les Allemands ont refusé un quelconque partenariat arguant
du fait qu’ils n’avaient pas besoin des services de M.Trabelsi. Et de poursuivre
leurs argumentations en soutenant que, de toutes façons, leurs produits
fabriqués en Tunisie sont destinés à l’export et non pas à la consommation
intérieure.
A son tour, le directeur de cette usine prévient Benhassen Trabelsi de la
décision des allemands. Et c’est alors que le frère de sa sœur s’est emporté en
menaçant les industriels étrangers de leur mettre le fisc sur le dos, de casser
leur entreprise en Tunisie. « Je leur casserais les reins » a t-il dit.
Prévenus, les Allemands ont pris la résolution de fermer l’entreprise ; ils ont
proposé au directeur tunisien un poste au Maroc et lui ont suggéré de licencier
les 300 ouvriers non sans leur donner leur droit.
Les autorités locales ont été aussi prévenues.
Ce qui mérite l’attention au cours de cette crise, c’est que le directeur
tunisien de l’entreprise allemande a été contacté par un flic qui lui demanda de
l’accompagner à l’usine. Il accepte, et, arrivés devant l’entreprise, l’on
remarqua le stationnement de cinq voitures. On demande à ce directeur de grimper
dans l’une d’entre elles, et se trouva nez à nez avec le Président Ben Ali.
« Faites en sorte que cette usine ne ferme pas ; dites aux Allemands que le
Président s’occupe de votre affaire personnellement, et je suis sensible à
toutes les tracasseries que vous avez subies ».
Les Allemands sont finalement restés, et aucun poste n’a été supprimé.
Commentaire : comment faire dans ce pays mafieux pour commenter les abus de la
famille régnante ? Faut-il que le Président lui-même monte au créneau à chaque
abus ? Est-ce son rôle ? Où est le Préfet ? Où est le ministre du Commerce ? Où
est le ministre de l’Economie ? Où est l’autorité de l’Etat ?
Pas plus de commentaires, aux lecteurs de juger.
Arnaque, encore…
Un immigré tunisien a ouvert, il y a peu de temps, un bowling au Lac de Tunis.
Son entreprise s’avéra prospère. Imed Trabelsi, le fils caché de sa mère,
convoqua alors le directeur et lui intima l’ordre de se mettre en commerce avec
lui. En d’autres termes, il lui asséna la proposition de s’associer avec lui. Il
faut rappeler que c’est généralement comme cela que les Trabelsi pillent les
entrepreneurs prospères : on commence par leur proposer une association malgré
leur volonté, et ensuite on les évacue de leurs propres biens.
Toujours est-il que le propriétaire du bowling a refusé. Imed Trabelsi insista
en faisant miroiter ses menaces habituelles. « Combien vaut ton bowling ? ». Et
l’entrepreneur de répondre : « J’ai investi 3 milliards dans cette affaire
(environ 2,5 millions d’euros) »
Le propriétaire compris alors qu’il avait intérêt à récupérer une partie de son
investissement et céder la place aus mafieux en vogue. Imed Trabelsi fini par
accepter de lui verser 2 milliards de dinards (1,650 millions d’Euros).
Et le bowling appartient maintenant au fils caché de Leila.
Vive les quilles pour ceux et celles qui savent les utiliser.
Groupe chimique enfin :
Et encore des arnaques…
M. Gobta est le représentant du groupe chimique en Inde. Du temps où il était
PDG de l’entreprise qu’il a saignée, Kaïs Dali a toujours bloqué les commissions
du responsable Indien que ce dernier évalue justement à 1,5 millions de dollars
(1,3 millions d’euros).
La contestation du responsable Indien est, par ailleurs, due au fait qu’il n’a
jamais arrosé certains cadres du Groupe chimique, et à leur tête l’ancien PDG
mafieux Kaïs Dali.
M. Gobta a récemment déposé plainte auprès du nouveau PDG du groupe chimique
pour obtenir ce qu’il lui reviens de droit.
Pendant ce temps, comme nous l’avons mentionné dans notre dernière édition de «
L’Audace » Kaïs Dali a été promu par les clans mafieux au pouvoir en tant que
PDG de l’entreprise pétrolière : L’Etape. Cela doit donner du Kérosène à Laïla
Ben Ali lorsqu’elle fait ses courses rue du Faubourg St-Honoré…
(Source: L'Audace numéro 135 -136 ,juin 2006)
Belhassen
Trabelsi a fréquenté l'université Ben Aknoun en Algérie, pendant la période
où Khaled Ben Said (Tortionnaire) et Hela Rokbi (Contorsionniste et
animatrice
télé) poursuivaient leurs études ! Flic ?
- Karthago airlines : 4 Bœing 737-300 d’une capacité de 148 sièges chacun et un
staff technique et administratif de 140 personnes.
- Terrain agricole de 200 hectares irrigués limitrophes du Mejreda à Sidi Thabet
entre autres.
- Radio Mosaïque : Dossier de crédit (500.000 dinars) déposé au nom de Belhassen
Trabelsi et Lotfi Abdennadher chez la Banque de l'Habitat.
- Karthago Hôtels : 4 à Sousse, Sidi Bou Said, Jerba et Hammamet. Centres
commerciaux, patinoire (Blue ice)...
- Karthago éditions touristiques : La revue Profession Tourisme, Images de
Tunisie (Français et anglais)
- Agences de voyages : Easy tours...


TUNIS, 13 fév 2006 (AFP) - La compagnie tunisienne Karthago airlines a regretté un "incident mineur" survenu dimanche sur son vol charter pour Paris au départ de Djerba (sud tunisien), dans un communiqué publié lundi à Tunis.
Citant "l'annexe 13" de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), Karthago affirme que l'incident survenu dans le Boeing 737-300 avec à son bord 144 passagers "se classe dans la catégorie des incidents mineurs".
L'avion transportant des passagers français
notamment, voyageant avec Promovacances, a effectué un retour à
l'aéroport de Djerba peu après son décollage pour
Lundi, le ministère français des Transports a
indiqué que
La direction du Tourisme a aussi demandé aux tour-opérateurs "des précisions sur les conditions dans lesquelles les touristes ont été pris en charge en Tunisie lors de cet incident".
Dans son communiqué, Karthago affirme que le retour à l'aéroport avait été effectué "au nom du principe de précaution suite au déploiement intempestif des masques à oxygène" et regrette "l'inquiétude compréhensible de certains passagers".
Elle assure avoir pris "toutes les dispositions" pour assister les passagers et indique avoir "dépêché à l'atterrissage une équipe médicale", à laquelle s'était joint un représentant d'Europe Assistance.
Les passagers, "auscultés et jugés aptes à pouvoir reprendre l'avion", ont réembarqué sur un autre appareil avec un médecin a bord, à l'exception de sept personnes ayant "fait le choix de ne pas repartir dimanche", ajoute le communiqué.
"Khartago airlines accorde à la sécurité une importance primordiale. Ses procédures en vigueur sont conformes aux normes internationales", poursuit son communiqué, rappelant qu'elle "est régulièrement auditée par des organismes français" pour sa maintenance et son exploitation.
Selon plusieurs témoignages, les masques à oxygène sont tombés un quart d'heure après le décollage et la température a chuté dans l'avion, qui a fait demi-tour.
La plupart des passagers
avaient d'abord refusé de repartir avec Karthago et sont finalement
rentrés à
Karthago Airlines en Bourse
1,2 million d'actions en vente à partir du lundi 18 juillet
La
compagnie aérienne du groupe Karthago entre en bourse en lançant une OPV portant
sur 1,2 million d’actions (soit 12% du capital), cette introduction devrait
permettre d'augmenter sa notoriété et lui donnera la possibilité de financer son
développement grâce à des ressources levées sur le marché financier.
Karthago Airlines a annoncé jeudi 14 juillet avoir obtenu le visa du Conseil du marché financier pour son offre publique de vente (opv) et à l’admission de ses actions au premier marché de la Bourse. La filiale du groupe karthago a obtenu une «dérogation spéciale» pour ne diffuser dans le public que 12% (soit 1,2 million d’actions) au lieu de 20% de son capital.
L’OPV
sera ouverte au public du lundi 18 au vendredi 29 juillet inclus. En fait, la
cession portera sur 20% des actions, 12% seront proposés au public et 8% seront
placés auprès d’investisseurs institutionnels et étrangers. Le prix de vente de
l’action a été fixé à 4,8 dinars pour un nominal de 1 dinar. «C’est pour la
première fois qu’une société fixe un nominal de 1 dinar comme l’a toujours
souhaité la Bourse » pour favoriser l’adhésion du public, souligne M.Hamza Knani,
président de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).
D’après une note de MAC sa, l’intermédiaire qui pilote l’entrée de Karthago
Airlines en bourse, «l’analyse des forces et des faiblesses de Karthago Airlines,
des opportunités et des menaces de son environnement et de l’horizon des
prévisions a fait ressortir un taux d’actualisation de 14,175%» équivalent à «un
taux sans risque de 6% des emprunts de l’Etat BTA sur 5 ans, majoré d’une prime
de risque de 8,175% » et correspondant «au rendement exigé par un actionnaire
pour l’investissement dans la société en tenant compte des risques qui lui sont
inhérents».
Certes, «Karthago Airlines n’a rien à gagner de cette introduction en bourse sur
le plan fiscal puisque l’entreprise est totalement exportatrice», souligne M.
Belhassen Trabelsi, président directeur général de la compagnie aérienne et du
groupe de même nom. Toutefois, si karthago Airlines s’est imposé ce «défi »
c’est pour «accroître sa notoriété, et accéder à des sources de financement pour
financer son développement et participer à la dynamisation de la Bourse », note
M. Belhassen Trabelsi.
Créée en août 2001 et devenue opérationnelle en mars 2002, Karthago Airlines
détient 10,19% du marché du charter (en nombre de vols, et 9,41% en nombre de
passagers) en 4ème position derrière Tunisair (35%), les compagnies étrangères
(34%), Nouvelair (19%) et loin devant Tuninter (2%).
Après avoir doublé en 2003, par rapport à la première année d’activité (passant
de 27,7 millions à 54,2 millions de dinars), le chiffre d’affaires a progressé
de 47% pour atteindre 79,5 millions de dinars, en 2004 –avec un résultat net de
3,1 millions de dinars. «Nous avons gagné de l’argent dès la première année »,
rappelle le pdg de karthago Airlines.
Et pour bien démontrer que l’entreprise est performante, son directeur général,
M. Mehdi Gharbi met en avant deux paramètres : le nombre de vols par avion et
par an –il est de 2700 pour Karthago Airlines, là où on considère qu’une «
entreprise est performante à partir de 2300 heures de vol »-, et le nombre de
salariés par avion –de 67, alors que la norme se situe dans la fourchette 70-90.
Compte tenu des «perspectives prometteuses» de l’évolution du trafic aérien
international, karthago Airlines a arrêté une stratégie visant «à consolider sa
position sur le marché», à porter sa flotte à 7 avions en 2007 et à diversifier
ses marchés.
18-07-2005- ©webmanagercenter ________________________________________________________________________________________________________________________
Décollage ou délestage : Tunis Air Versus Karthago Airlines
Faits et actes :
Acte 1 : Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi, Pdg de la compagnie
d'aviation privée Karthago Airlines -qu'il a créé avec 2 avions Boeing, -
annonce le 14 juillet avoir obtenu le visa du conseil du marché financier
pour une OPV ( Offre publique de vente ) de 1.2 millions d'actions
équivalent à 12% du capital.
La cession ouverte au public du 18 au 29 juillet porte en fait sur 20% du
capital : 12% aux particuliers et 8% proposés aux investisseurs
institutionnels et étrangers.
Le prix de vente de l'action est fixé à 4,800 DT ( 3 € environ ) pour un
nominal de 1 dinar. ( soit un rapport de 1/5ème environ ) .
La stratégie de Karthago Airlines vise à porter sa flotte à 7 avions en
2007. ( le chiffre 7 ) .
Acte 2 : Dans un avis de vente paru le 29 juin 2005, Tunis Air lance un
appel d'offres international pour la vente de 4 avions B737-200 ainsi qu'un
stock de pièces de rechange d'avions de type B737-200, B727-200 et A300 B4.
La date limite de réception des offres est fixée au vendredi 22 juillet 2005
à 13 heures.
Cherchez l'erreur .
Questions subsidiaires :
1. Pourquoi et comment la compagnie karthago a pu obtenir cette «dérogation
spéciale» de l'autorité boursière ?
2. Que gagne Karthago Airlines sur le plan fiscal ? Sachant que la compagnie
est strictement exportatrice !
3. Karthago detient plus de 10% du marché du charter en Tunisie. Il est à
noter que le décret N°74-2567 du 20 mai 1974, interdit aux Tunisiens
d'utiliser un charter au départ de la Tunisie. Comment Karthago
détourne-t-elle cet empêchement ?
4. Le nombre de salariés de Karthago par avion avoisine les 65 , est en
dessous du minima constaté dans les autres compagnies dans le Monde ( entre
75 et 100 ) . Est-ce dû à un usage des infrastructures et personnel de Tunis
Air – aux frais de la princesse – ou en utilisant des gains grâce aux
tolérances au niveau de la sécurité ? Le message de l'aviation civile «
éviter que la sécurité ne soit compromise par des considérations économiques
» ne semble pas être respecté ?
5. Avec un capital en dessous de 30 millions €, la viabilité économique
d'une compagnie aérienne est plus que douteuse. Existe il des vases
communicantes avec Tunis Air et des banques complices pour maintenir des
comptes sociaux honorables ?
6. Alors que Tunis Air perd plus de 120 millions d'euros en 2003, Karthago
gagne quelques millions d'euros ( soit environ 10% de son CA ) . Belle
performance !
Tunisiens , Tunisiennes , que Leila vous bé-lha-nisse !
Le désenchanté (DeZ )
DES DESTOURIENS DEMOCRATES REVELENT ET DENONCENT LES DERIVES ET LES CRIMES DE BEN ALI ET DE SON SYSTEME
Nous, membres du RCD, avons, en toute lucidité
et conscience, décidé de ne plus nous complaire dans une attitude de
subordination et de silence par rapport aux méfaits, dérives et crimes que, en
notre nom et au nom de dizaines de milliers de militants sincères, intègres et
patriotes du RCD, une clique de voyous, couverte et adoubée par Zine Al Abidine
en personne, est en train de commettre, en toute arrogance, morgue et impunité,
contre la nation, contre ses acquis et contre son intégrité même. Nous
traduisons, ce faisant, les sentiments intimes et vrais de l’écrasante majorité
des militants du RCD qui ne se reconnaissent ni dans les pratiques de
gouvernement médiocres, mesquines et méprisantes que Ben Ali a instituées depuis
le 7 novembre, ni dans son comportement d’homme qui a fait du mensonge un
vecteur d’action et de l’illicite enrichissement personnel (pour lui-même, nous
disons bien pour lui-même) un credo de vie.
Nous nous considérons comme les héritiers d’un mouvement politique
authentiquement populaire, nationaliste, réformateur et moderniste à qui la
Tunisie doit l’essentiel de ce qu’elle était avant que le destin ne lui impose
injustement un si long règne de Ben Ali. Si nous admettons volontiers que la
dérive du Combattant Suprême, l’immortel leader Habib Bourguiba, vers un
despotisme non éclairé, depuis notamment le Congres du PSD de 1971 où il a
coupablement confisqué la victoire du courant libéral du PSD, a gravement nui à
l’évolution naturelle du pays vers une société plurielle et un régime
démocratique, nous revendiquons, en revanche, une adhérence inconditionnelle à
tous les autres choix authentiquement réformistes, progressistes et populaires
que Bourguiba a eu le génie de faire à temps et qui ont permis la sculpture
d’une société à nulle autre pareille, jusqu’à ce jour, dans le monde
arabo-islamique.
Nous nous définissons par conséquent comme des destouriens démocrates à
l’exemple de ceux qui nous ont précédé dans cette voie, Ahmed Tlili, Ahmed
Mestiri, Hassib Ben Ammar, Radhia Haddad, Mahmoud Messaadi, Beji Caied Essebsi,
Mustapha Ben Jaafar, Bechir Ben Yahmed, Omar S’habou, Mohammed Talbi, et bien
d’autres encore, ainsi que les continuateurs d’une lignée de grands serviteurs
de l’Etat, intègres et patriotes comme Hedi Nouira, Bahi Ladgham, Mongi Slim,
Taieb M’hiri, Ahmed Ben Salah, Mansour Moalla, Rachid Sfar, Azzouz Mathari,
Mohammed Jgham, Mohammed Ghannouchi, pour n’en citer que les plus emblématiques…
Que tous les authentiques patriotes et démocrates de notre pays sachent que
l’écrasante majorité des militants du RCD – il faut en exclure les
thuriféraires, les mercenaires et les acolytes – sont dans un état
d’exaspération et de révolte avancée et que leur apparente discipline actuelle
n’est que le reflet et la conséquence du régime de terreur et de délation que
Ben Ali a établi et dont les destouriens sont aussi les victimes.
Frémissements d’exaspération
Un des exercices favoris actuels des militants destouriens quand ils se sentent
à l’abri d’un délateur des leurs, consiste à s’échanger les informations
relatives aux derniers exploits des Trabelsi, des Ben Ali et des gendres de ce
dernier en matière de pillage des richesses, des ressources et des moyens de
production du pays. Les débats d’idées leur sont inconnus. Ils ne sont exhumés-
et encore !- qu’à l’occasion des joutes électoralistes où tout s’achète et se
vend. Le forfait, inqualifiable, actuellement à l’ordre du jour des
conversations inter-destouriennes dans la région du Sahel principalement a trait
à l’opération d’appropriation par Belhassen Trabelsi, frère de Leila Ben Ali, et
ses deux associés, Hamadi Touil et Hakim H’mila, de la colline à vocation
agricole qui surplomb le port d’El Kantaoui. Un espace féerique avec vue
imprenable comme on dit. Première phase : les trois associés groupés en une
société de promotion immobilière dont H’mila est le gérant achètent ce terrain
de 34 hectares de ses propriétaires pour 4 millions de dinars. On imagine mal un
des propriétaires oser refuser de vendre sa parcelle à Belhassen Trabelsi.
Deuxième phase : par décret rapidement décidé, rapidement conçu et rapidement
promulgué, le terrain est déclassé et devient à vocation urbaine. Troisième
phase : l’autorisation de lotissement qui prend, normalement, un délai de
quelques années, est consentie en trois mois seulement à la société : du coup la
valeur du terrain acquiert une plus value équivalente à dix fois son prix de
vente. Quatrième phase : aussitôt l’autorisation du lotissement obtenue,
Belhassen Trabelsi et Hamadi Touil qui ne font en réalité qu’une seule et même
personne - le deuxième servant de prête nom au premier - vendent leur part à
H’mila pour la bagatelle de 42 millions de dinars ! Bien entendu H’mila ne
déboursera pas un seul millime pour payer ses deux associés. Il obtiendra sans
aucune difficulté un prêt bancaire conséquent contre lequel il a donné un
privilège consistant en un vieux dépôt situé à M’saken et ne valant pas plus de
200000 dinars ! Ultime phase : Zine est invité à prendre connaissance du butin.
Ayant eu vent de son arrivée par la police routière qui a découvert sur
l’autoroute le convoi présidentiel, les autorités régionales se sont mis en état
d’alerte et ont cru bon de se préparer à l’accueillir comme il se devait. Peine
perdue : ils seront renvoyés sans égards à leurs officines sous prétexte que la
visite était privée. De fait elle l’était. Ben Ali y a acquis, à titre de cadeau
bien entendu, le plus beau lot d’une surface d’un hectare. Imagine-t-on- Habib
Bourguiba, autorisant, couvrant et profitant d’une opération typiquement
mafieuse où les rouages de l’Etat ont été instrumentalisés sans vergogne pour sa
finalisation ?
Deuxième forfait qui fait les commentaires enragés - mais malheureusement
impuissants- des destouriens : l’affaire de l’hôtel « Aldiana ». Situé à Djerba,
il appartient à la société « Tunis Air », laquelle, dans le cadre de sa
restructuration à la suite des déficits cumulés qui ont failli la mettre à
genoux, a décidé de le vendre. L’avis d’appel d’offres a abouti à la cession de
l’hôtel au plus offrant qui se trouvait être l’inévitable Belhassen Trabelsi
pour la somme de 9 milliards de dinars, dépassant d’1 million de dinars un autre
acquéreur potentiel. Aussitôt après Belhassen procède dans l’urgence à une
expertise pour évaluer la valeur réelle de l’hôtel qu’il établira
autoritairement à 3 millions de dinars seulement. Il exige ensuite la
convocation d’un conseil interministériel aux fins de réviser à la baisse
l’opération de vente et de la valider au niveau établi par l’expertise, soit 3
millions de dinars.
Sadok Rabah alors ministre des transports et bien qu’impliqué lui aussi dans
plus d’une illicite
opération d’enrichissement personnel, sans aucun doute excédé par tant de
rapine, refusa de cautionner l’opération. Résultat : il n’est plus ministre. Et
la menace publiquement proférée contre lui par Belhassen de le « niquer » s’est
accomplie. Nul doute que l’opération va incessamment être validée après la
nomination, à cette fin, de Abderrahim Zouari, l’homme à tout faire de la
clique, au ministère du transport. Et pour 3 millions de dinars comme l’exige
Belhassen, alors qu’il y avait un acquéreur bancable et immédiat pour 8 millions
de dinars. Conclusion : 5 millions de dinars ont glissé des caisses de l’Etat
aux poches de Belhassen Trabelsi !!!
Les agissements du nouveau venu dans ce cercle du mal, Sakhr Materi en
l’occurrence, époux de Nesrine, fille de Leila, constitue une autre source
d’indignation, d’irritation et d’échauffement des militants. Tout le monde sait
que la société étatique « Ennakl » qui commercialise la très prisée gamme de
voitures de la maison « Volkswagen », après une solide opération de mise en
valeur qui a coûté des dizaines de millions de dinars, lui a été cédée pour la
somme de 13 millions de dinars. Mais ce que personne ne sait, c’est que le
chèque de 13 millions de dinars, remis au trésor public et tiré sur la STB ( la
banque de Leila, de ses frères, sœurs, gendres, neveux et nièces) est en bois.
Il ne sera pas présenté à l’encaissement. C’est la règle : les Ben Ali, Trabelsi
et consorts ne payent pas leurs fournisseurs qui doivent se suffire de l’honneur
d’avoir parmi leurs clients un Ben Ali, un Trabelsi et, désormais, un Materi !!!
Ce qui n’empêche nullement Sakhr de s’exhiber, en toute arrogance, dans une
insolente « Bently» ( jumelle de Rolls Royce) argentée, agressant et humiliant
ainsi les centaines de milliers de tunisiens qui peinent pour joindre chaque
mois les deux bouts ou les dizaines de milliers de chômeurs et autres candidats
au suicide….
Sans parler des autres opérations immobilières devenues courantes, banales et
qui traduisent en fait une compétition effrénée entre les uns et les autres pour
qui a le plus beau palais, la plus coûteuse voiture et le plus solide compte
bancaire. Au nez et à la barbe d’une opinion publique tunisienne parfaitement
consciente et parfaitement blessée dans sa citoyenneté. Dernières opérations
immobilières en date : le palais que Ciryne Mabrouk, fille de Ben Ali s’est fait
construire sur le port punique à coté de celui de Abdallah Kallel et entièrement
conçu et exécuté par des italiens et avec des matériaux italiens. A lui seul le
marbre a coûté près d’un million de dinars. Les documents bancaires attestant
l’opération le prouvent. Quant aux deux résidences de rêve à Hammamet que la
famille « Feuillates », qui a fait fortune dans le commerce des armes, possède à
Hammamet au bord de la mer, elles ont été achetées la première par Dorsaf Ben
Ali et Slim Chiboub pour 2 millions de dinars et la deuxième par Ciryne Ben Ali
et son époux Marouane Mabrouk pour cinq millions de dinars grâce à un transfert
parfaitement illégal par le biais de la Banque Centrale.
La bastille se lézarde…
Comment voudrait-on que face à ce fou déferlement de la démesure, de l’outrance
et de l’insolence, une lame de fond de mécontentement et de sourde rage ne
gagnât pas non seulement l’opinion publique tunisienne mais aussi le RCD dont
les militants ne s’y sont pas engagés pour couvrir ce genre de crimes contre la
nation ? Une rage sourde et donc impuissante ? Pas si sur ! De rentrée, la rage
commence à s’extérioriser. Et c’est un fait d’une grande signification que nous
allons révéler. Il s’agit du premier acte de désobéissance politique des
militants contre un oukase de Zine et de sa femme. Celle-ci ayant propulsé l’une
des animatrices de son association « caritative » « Basma », Secrétaire Générale
du Comité de Coordination de Ben Arous, les militants de la région se sont
dressés comme un seul homme pour récuser cette nomination et sont allés jusqu’à
se barricader à l’intérieur du siège du comité en signe de refus résolu d’une
telle supercherie et d’une telle insulte à leur dignité de militants ! Et Ben
Ali de reculer. Il a surtout peur d’une contagion. Mais ce signifiant fait
d’arme ne va pas manquer, à coup sur, de faire tâche d’huile tant le
bouillonnement des militants, à travers toute la république, est à son acné.
L’appareil sécuritaire Présidentiel qui connaît à la loupe les plus infimes
détails des tromperies de la Mafia n’est pas en reste. Constitué, pour
l’essentiel, de cadres et d’agents issus du peuple - Ben Ali ne couvrant de
privilèges et d’honneurs que les cadres supérieurs, avant de les jeter en pâture
- le corps de la police est désormais, lui aussi, traversé de la même lame de
fond d’exaspération. Surtout après l’innommable forfaiture qui a conduit Nabil
Abid, haut cadre de la sécurité Présidentielle, en prison. De quoi s’agit-il ?
Nabil Abid était jusqu’à sa toute récente mésaventure un des cadres les plus en
vue du système sécuritaire présidentiel. Les militants islamistes le connaissent
pour être l’un des plus impitoyables tortionnaires. C’est dire qu’il est
impliqué jusqu’à la moelle des os dans un système dont la survie conditionne la
sienne propre. Et pourtant, il n’avait pas pu réprimer un cri de révolte et de
désespérance quand il avait vu Leila Ben Ali clore la campagne officielle du
candidat-président avec tous les égards et les honneurs dus à un homme d’Etat
alors qu’il savait mieux que quiconque ce qu’est et ce que fait Leila. En plus
du fait que sur le plan statutaire et institutionnel elle n’avait aucun titre
qui la qualifie à une telle posture étatique. « C’en est fini de la République !
» s’est-il publiquement exclamé à la clôture du meeting… Et c’en sera fini aussi
de sa « brillante» carrière ! Il se retrouvera, quelques jours plus tard,
derrière les barreaux avec une charge de corruption sur la base d’un dossier qui
aura été entre-temps savamment ficelé ! Un séisme au vrai sens du mot frappera
instantanément l’appareil sécuritaire dont les ondes de choc parcourront toutes
les strates de l’édifice jusqu’au bas de l’échelle. Hauts cadres, cadres et
agents de la sécurité de l’Etat s’étaient sentis du coup insécurisés ! Ce qui
est le paradoxe même. Nabil Abid l’intouchable est touché ! Demain ce sera aussi
leur tour, quel que soit le zèle dont ils puissent faire preuve au service de
Ben ALI. D’autant que le cas Abid est venu s’ajouter à une série d’autres cas
similaires dont d’éminents et respectés cadres de la Sécurité de l’Etat auront
été les victimes, à commencer par le plus illustre d’entre eux, l’intègre et
patriote chef de la sécurité nationale, Mohammed Ali Mahjoubi connu sous le
pseudonyme de Chedly Hammi, horriblement brisé pour avoir justement attiré
l’attention de Ben Ali -déjà !- sur les agissements de celle qui n’était à cette
époque que sa maîtresse !
Et la liste des brisés est impressionnante : Salah Laouani, Tawfik Dimassi,
Ezzedine Jnayeh, Jalel Boudrigua, Khemaies Abdelgaffar, tous ont vu leur
carrière détruite et leur dignité rabaissée pour avoir voulu être autre chose
que des exécutants des basses oeuvres ! L’onde de choc était telle que Ben Ali a
été contraint quelques semaines seulement après avoir mis Abid en prison de
faire marche arrière, de le libérer et de lui promettre quelques compensations
financières et professionnelles mais en dehors du corps de la sécurité.Il est
actuellement en poste au Yémen… Le mal est fait toutefois ! Un mal qui s’est, en
fait, progressivement densifié au fur et à mesure que Ben Ali multipliait les
forfaits, les injustices et les décisions arbitraires et que, surtout, il
couvrait les méfaits et les pillages de sa clique dont aucun détail
n’échappaient aux agents de la sécurité. C’est la douleur de se sentir assimilés
à des boucliers mécaniques d’une mafia qui leur devient de plus en plus
insupportable. Et voici que, suprême humiliation, on nomme à la tête de leur
Ministère un anonyme petit fonctionnaire dont la seule référence connue avant
d’avoir été longtemps conseiller de Ben Ali au Palais de Carthage, ( conseiller
en quoi ? Nul ne le sait) président du comité culturel de Béja !!! M. Rafik Bel
Haj Kacem, en l’occurrence ! Sans parler de la risée qui a saisi la masse des
militants à l’annonce de la nomination de Abdelbaki Hermassi comme Ministre des
Affaires Etrangères et pour occuper le fauteuil que Mongi Slim, Habib Bourguiba
jr, Mohammed Masmoudi, Habib Chatty en tre autres avaient, avec le brio que l’on
sait, honoré avant lui…
Il ne serait pas exagéré d’affirmer que désormais un rapport de défiance semble
s’être irrémédiablement installé entre Ben Ali et la Police. Une preuve ?
Sait-on que lorsqu’il lui arrive - de plus en plus rarement tant il est habité
d’une obsessionnelle peur – de faire un déplacement en dehors du palais de
Carthage, Ben Ali exige que l’équipe qui assure sa sécurité à l’aller ne soit
pas celle qui le fait au retour ? C’est tout dire de la « confiance » qui le lie
désormais à son dispositif sécuritaire, pourtant ultrasophistiqué !
Ce n’est pas uniquement en Asie qu’un tsumani s’est levé, mais un autre tsumani,
fait d’indignation, de courroux, d’irritation et de pré révolte, est en train de
se lever en Tunisie, des profondeurs des deux bastilles que Ben Ali a cru avoir
édifiées de telle sorte qu’elles soient imprenables : le RCD et la POLICE ! Nous
y reviendrons.
http://www.elmandjra.org/les_doustouriens_democrates_160405.htm
OU EST PASSEE LA FORTUNE D'ABDERRAHMANE TLILI ?
HOUCINE GHALI, Genève
Le 2 juin 2004, la Chambre criminelle du Tribunal de Première instance de
Tunis a condamné Abderrahmane Tlili à 9 ans de prison ferme et à une amende de
44 millions de dinars ainsi que 6 millions 700 mille dinars avec ses deux
coaccusés, Mounir Sahnoun et Hafedh Chabchoub.
L'accusation objet de cette condamnation consiste en délit d'abus de pouvoir en
tant que président-directeur général de l'Office de l'aviation civile et des
aéroports (OACA), de non déclaration de bien à l'étranger et de tentative de
cession de ces biens sans avoir demandé l'autorisation préalable de la Banque
centrale, comme le stipule la loi (Réalités , n°963, du 10 au 16 juin 2004).
Il faut d'abord préciser qu'il ne s'agit nullement de tentative de cession de
biens à l'étranger, puisque ces biens, deux immeubles, de 7 étages chacun,
situés aux 24 et 26 rue des Deux-Pont à Genève, ont été bel et bien vendus le 26
septembre 2003 pour la somme de 6.250.000 francs suisses (équivalant aujourd'hui
à 6.500.000 dinars) à François et Cédric STUTZ bien qu'Abderrahmane Tlili fût,
au moment de la transaction, incarcéré à la prison civile de Tunis depuis le 17
septembre de la même année.
Le contrat de vente à été finalisé par Me Pierre-Philippe Rigaud, à Genève et
Abderrahamane Tlili a été représenté par Michel Rethoret, le gestionnaire de ses
affaires depuis longtemps et son homme de confiance, président d'administration
de la fiduciaire et société anonyme SOGEFCO SA, au 42 rue du 31 Décembre, à
Genève.
Michel Rethoret a procédé à la vente de ces deux immeubles avec une
procuration d'Abderrahmane Tlili a prétendu avoir signée à Tunis et qui n'est
pas légalisée par un notaire ou autorité compétante. Michel Rethoret a donc
encaissé l'argent qui est aujourd'hui en rade puisque ni le gouvernement ni la
justice tunisiens n'ont jamais réclamé, jusqu'aujourd'hui, la fortune de Tlili
placée à Genève bien que le droit le leur permît.
Mais ce que ni la justice ni le gouvernement trunisiens ne savent guère, ou
ignorent de savoir, c'est qu'Abderrahmane Tlili possédait aussi un immeuble de
grand standing comprenant 55 appartements et locaux commerciaux aux 3, 5 et 7
route de Saint-Cergue à Mies, canton de Vaud (Lausanne), à 10 kms de Genève.
Acheté en 1996 pour la bagatelle de 8 millions de francs suisses, cet immeuble a
été vendu en 1999 pour pas moins de 10 millions. Et c'est Me Pierre André
Visinand, notaire à Nyon, ville entre Genève et Lausanne, qui a finalisé cette
vente.
En plus de toute cette fortune en liquide, Abderrahmane Tlili possédait une
société de distribution, représentation, commerce, commissionnement et courtage
de tous produit, la EURABCOM SA qui était située chez Fiducior SA, 43 rue du
Rhône à Genève(http://rc.ge.ch, site officiel de l'Etat de Genève). Cette
société, qui a été inscrite au Registre du commerce de Genève le 30 janvier 1975
déjà, a servi à Abderrahamane Tlili pour planquer ses commissions et ses trafics
illicites lorsqu'il était PDG à l'Office national de l'huile (ONH), puis à la
Société de transport pétrolier saharien (TRAPSA), puis à la compagnie
italo-tunisienne de pétrole (SITEP) et enfin à l'Office de l'aviation civile et
des aéroports (OACA) qui l'a rejoint début 2000.
L'EURABCOM SA a été radiée le 22 octobre 2002, donc ses activités ont couvert
toutes les périodes où Abderrahmane Tlili fut PDG de toutes les sociétés du
secteur public tunisien jusqu'à cette date. Et c'est par l' intermédiaire de
cette société qu'il a pu donner libre cours à ses vols, aux détournements
d'énormes sommes d'argent public.
Pourquoi le gouvernement tunisien ne fait rien pour rapatrier la fortune de
Tlili comme le droit international le lui permet?
Lors des investigations dans l'affaire de blanchiment d'argent dans laquelle
est impliqué Abderrahamane Tlili, la police judiciaire genevoise a alerté via
Interpool, les autorités politique et judiciaire tunisiennes mais n'a jamais
reçu de réponse.
De même, l'ancien ambassadeur, représentant permanent de la Tunisie auprès des
Nations Unies et des Organisations internationales à Genève, Hbib Mansour, et
l'actuel ambassadeur à Berne, Afif Hendaoui ont été aussi alertés pour s'occuper
de l'affaire Tlili qui est l'objet d'un procès devant la Chambre d'accusation du
Tribunal de Première Instance de Genève. Ils ont répondu que leur fonction ne
leur permet pas de s'en mêler!!
Tunisnews du 17 mars 2006
TUNIS - Le gouverneur Daouas "saute" sur les créances douteuses
Le remaniement ministériel du 14 janvier et le limogeage du gouverneur de la
Banque centrale, Mohamed Daouas - remplacé par le ministre des finances, Taoufik
Baccar - semble lié à la divulgation de la liste des "127" plus gros débiteurs
bancaires du pays.
Une fuite qui est intervenue au moment où le président Ben Ali avait accepté une
véritable "impunité bancaire": dans la loi de finances 2004, les banques avaient
été autorisées à déduire de leur assiette imposable l'ensemble des créances des
"petits" débiteurs (comprenez les "127" de la nomenklatura locale).
Le nouveau ministre des finances est Mounir Jaïdane, précédemment au budget.
©
Maghreb Confidentiel N° 632
15 janvier 2004
30/01/2004 - Lors d'une cérémonie organisée sous la présidence du Chef de l'État, M. Taoufik Baccar, nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct), a prêté serment devant le Président de la République.
En fait, TUNISNEWS a reçu le 15 janvier la première partie de cette fameuse
liste des 127 personnes (et groupes) les plus endettés en Tunisie. Cette liste
circulait sous le manteau depuis plusieurs semaines dans le pays et il s’avère
que le limogeage du gouverneur de la Banque Centrale Mohamed Daouas annoncée le
14 janvier 2004 par les médias officiels est bien dû à sa divulgation.
Un ami citoyen a eu la l’amabilité et la gentillesse de recopier les 27 premiers
noms figurants sur cette liste (à partir d’une photocopie de très mauvaise
qualité faite à son tour à partir d’autres photocopies) et de l’envoyer à la
rédaction de TUNISEWS. Il s’excuse des lettres manquantes (illisibles dans la
copie en sa possession) de certains noms.
| Groupe |
Engagements bancaires (en milliers de dinars) |
1ere banque créditrice | 2eme banque créditrice |
Banque à la tête du pool bancaire |
|||
| Banque | Engagements | Banque | Engagements | ||||
| 1 | Groupe Neji Mhiri | 333 174 | STB | 63 033 | BS | 42 845 | AB |
| 2 | Groupe Poulina | 307 781 | AB | 62 745 | BNA | 41 088 | BNA-BIAT |
| 3 | Tahar Atrous | 229 737 | UIB | 89 178 | BNA | 86 978 | STB |
| 4 | Groupe BATAM | 197 714 | STB | 27 774 | AB | 26 008 | UBCI |
| 5 | Moncef Mzoughi et Sadok Mzabi | 186 095 | BNA | 33 239 | BT | 28 464 | BS |
| 6 | Mohsen Hachicha (Electrostar) | 180 878 | BIAT | 101 522 | AB | 20 790 | BIAT |
| 7 | Lotfi Abdennadher | 180 599 | BIAT | 34 937 | UIB | 27 677 | BIAT |
| 8 | Taoufik Chaïeb | 140 591 | BIAT | 31 626 | ATB | 29 684 | ATB |
| 9 | Abdessalem Afass | 130 845 | UIB | 23 835 | AB | 18 859 | BIAT |
| 10 | Les héréditaires d'Ali Mhenni | 117 816 | UIB | 68 044 | STB | 42 245 | STB |
| 11 | Groupe Med Ali MABROUK | 117 289 | BT | 54 568 | STB | 34 029 | BT |
| 12 | Groupe Nouri Châabane | 116 297 | BT | 20 386 | BIAT | 19 825 | BIAT |
| 13 | Jalel ben Aissa | 106 895 | BS | 49 978 | STB | 21 150 | BS |
| 14 | Amor MESSI | 104 772 | UIB | 35 326 | BS | 32 185 | UIB |
| 15 | SFBT - Hammadi Bousbiâa | 102 709 | BT | 40602 | BNA | 30 008 | BNA |
| 16 | Groupe Mohamed Loukil | 102 376 | UIB | 26277 | BIAT | 25 168 | BIAT |
| 17 | CTKD | 92 532 | STB | 28 433 | BTKD | 17 689 | BIAT |
| 18 | Abdelkader Hamrouni | 88 612 | BT | 21 454 | ATB | 17 375 | ATB |
| 19 | Said Boujbel | 84 424 | STB | 38 664 | BS | 27 937 | BS |
| 20 | Youssef Ltaief | 79 034 | BS | 17 241 | STB | 16 947 | BH |
| 21 | Said charchari | 77 524 | BT | 56 884 | AB | 8 043 | BT |
| 22 | Mohamed Chabchoub et Jamel Arem | 76 985 | STB | 20 039 | BIAT | 16 118 | STB |
| 23 | Monji Loukil | 76 500 | STB | 27 953 | BT | 25 510 | AB |
| 24 | Tarak Cherif | 75 076 | BNA | 19 212 | STB | 14 360 | BNA |
| 25 | Groupe Mohamed Hedi ben .... | 73 996 | STB | 15 881 | BIAT | 13 381 | BIAT |
| 26 | G .Mohamed Dass ? | 73 952 | STB | 32 470 | BS | 12 850 | STB |
| 27 | Lazhar sta... | 70 088 | STB | 31 829 | BS | 12 886 | BS |
| 28 | Tahar Fourati | 67 867 | STB | 26 797 | BS | 23 882 | BS |
| 29 | Mourad Mhenni | 67 141 | STB | 33 301 | BS | 14 301 | BS |
| 30 | Jilani Atia | 66 173 | STB | 41 789 | BT | 7 868 | STB |
| 31 | Adel Bousarsar | 65 363 | BIAT | 22 767 | AB | 10 144 | BIAT |
| 32 | Fethi Mzabi | 62 628 | AB | 21 164 | UIB | 12 451 | UBCI |
| 33 | Bechir Khalfallah | 62 402 | STB | 40 431 | BT | 14 002 | STB |
| 34 | Mohamed Meddeb | 61 422 | BS | 24 267 | AB | 17 437 | BS |
| 35 | Aziz Miled | 57 823 | BIAT | 41 099 | UIB | 12 040 | BIAT |
| 36 | Hassine Doghri (carte) | 56 593 | BS | 23 522 | BNA | 14 222 | BS |
| 37 | L'Arabolybienne d’investissement | 55 230 | STB | 54 858 | STB | ||
| 38 | Med et abdelaziz Bouzguenda | 51 617 | BIAT | 36 410 | BNA | 11 914 | BIAT |
| 39 | Abdelmajid Bouchammaoui | 49 901 | ATB | 15 842 | UIB | 15 747 | ATB |
| 40 | Zine El Abidine Ben Mahmoud | 48 909 | BH | 34 118 | STB | 6 869 | BH |
| 41 | Farid Abbes | 48 700 | AB | 14 675 | UIB | 14 756 | BNA |
| 42 | Chedli Mhirsi | 48 162 | UIB | 20 773 | AFC | 9 063 | UIB |
| 43 | Raouf Kateb | 47 707 | BT | 19 083 | BNA | 11 632 | BIAT |
| 44 | Mustapha Souid | 46 852 | STB | 23 870 | BNA | 10 760 | BFT |
| 45 | Doureid Ammar | 43 500 | AB | 19 799 | BIAT | 7 608 | AB |
| 46 | Moncef Sellami | 41 481 | BIAT | 10 529 | BT | 5 767 | BIAT |
| 47 | Khaled Chahed | 41 332 | BIAT | 12 331 | AB | 10 005 | BIAT |
| 48 | Hedi Ben Ayed | 41 165 | BS | 23 723 | BIAT | 5 044 | BS |
| 49 | Nacer Ben Ghorbel | 40 878 | BIAT | 8 095 | BS | 6 643 | BIAT |
| 50 | Groupe Mohamed Lamouni | 39 468 | BT | 16 054 | STB | 14 738 | BIAT |
| 51 | Groupe Atef ben Slimene | 38 787 | UIB | 37 158 | STB | 1 256 | UIB |
| 52 | Mohsen Allani | 38 433 | UBCI | 6 932 | BNA | 6 354 | UBCI |
| 53 | Mokhtar Zarrouk | 38 252 | BH | 17 276 | BS | 11 683 | BS |
| 54 | Youssef Bayahi | 38 244 | ATB | 16 122 | AB | 6 371 | |