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Après le  sinistre "changement du 7 Novembre" : Quel bilan ! Quelle chance !

Des centaines de prisonniers politiques , des journalistes muselés, des élections à des taux à 99.99% , des citoyens persécutés , des honnêtes gens bannis et poursuivis ...  Et un dictateur toujours en place, entouré des voyous et des corrompus.

Quelques faits :


Le « projet Sama Dubaï » : encore un scandale, mais celui-là dépasse tout ce que l’on a connu et tout ce que l’on pouvait imaginer !


J’en ai le souffle coupé ! Dans cette édition 72 de Canal ElHiwar, même le journaliste qui a mené l’entretien avec maître Laouini, lequel a exposé les accords entre l’Etat Tunisien et Sama Dubaï, avait du mal à croire ses oreilles et contenir sa stupeur.

Bien plus encore, certaines dispositions de ces accords accordant sur le papier des prérogatives allant au-delà de ce que l’on pourrait qualifier d’exorbitant, l’avocat lui-même avoue ne plus rien comprendre tant il nage en pleine irrationalité. Tout en exposant quelques-unes des clauses ahurissantes, il n’a cessé de demander à ce que les autorités tunisiennes s’expliquent sur leurs sens tellement elles apparaissent politiquement et économiquement inconcevables. Si, en effet, le sens juridique des mots semble souvent limpide, leur portée nous fait entrer en pleine irrationalité. Sauf à envisager l’inenvisageable : l’aliénation d’une portion de la richesse nationale en la forme d’une portion extensible du territoire tunisien, y compris l’aliénation de la souveraineté de la nation tunisienne sur cette même portion du territoire : rien que ça !

Jamais, peut-être, le journaliste de Canal du Dialogue n’a autant éprouvé le besoin de la présence d’un représentant du gouvernement tunisien pour porter la contradiction à l’exposé de l’avocat pour dire « non ...non, ce n’est pas du tout cela ..., il y a un grand malentendu ». Et c’est un sentiment partagé par le téléspectateur tant le contenu des concessions accordées à Sama Dubaï s’avère effectivement inconcevable.

Dès le début de l’entretien, les révélations de l’avocat sont si assommantes que l’on a cette fausse impression qu’il est directement allé à ce qui paraît comme le plus choquant. Et puis les minutes défilent et, avec elles, les révélations les unes plus incroyables que les autres abasourdissent le citoyen téléspectateur. Et je vous avoue que l’exposé est si cauchemardesque qu’à de nombreuses reprises je me suis demandé « mais quand maître Laouini va-t-il s’arrêter ?». Mais le cauchemar des révélations va s’éterniser sur près de 40 minutes (1 h 6 min 26 s à 1 h 46 min 30 s).

Je n’ai plus rien à dire, Je vous laisse sombrer à votre tour dans ce cauchemar.

PS : SVP si quelqu’un a eu entre les mains les documents de ces accords, qu’il les poste.

Astrubal, le 23 septembre 2007
http://astrubal.nawaat.org
Lien : http://www.nawaat.org/forums/index.php?showtopic=14959 


أعيان المافيا التونسية يعربدون في الشارع

في مشهد جلب أنظار الكثير من المواطنين التونسيين، قام المدعو كريم عياد بعملية لاستعراض قدراته على تجاوز قوانين البلاد و تحدّي رجال الأمن في وضح النهار. ففي قلب العاصمة التونسية ( ساحة الباساج )، رفض المدعو كريم عياد الاستظهار بوثائقه الثبوتية لما طلبها منه أعوان شرطة المرور المتمركزين حينها بمفترق الباساج. كما رفض، أيضاً، تبرير عدم وجود ألواح منجمية على وجه سيارته الفاخرة جداً ( مستوردة على حد ما صرح به لأعوان الأمن من الولايات المتحدة ). و توقفت حركة المرور أثنائها طيلة الساعة من الزمن، تطاول فيها المدعو كريم بن عياد على قوانين البلاد و مؤسساتها، ورفض حتى الحديث مع كادر بارز في الجهاز الأمني ( حامل لشعار و نجمتين )، مهددا بالصوت العال " أتتعدون على آل الطرابلسي؟ " و أضاف " أنه هو و أمثاله، هم من يدفعون المال لخلاص أجرة أعوان الداخلية". وتبرز الصور المرافقة لهذه المقالة، توقف عربة المدعو عياد و أمامها سيارة الأمن التي منعته من مواصلة الطريق ريثما يصل كبار المسئولين الأمنيين لحل هذه المشكلة، على بعد أمتار قليلة من مقر المجلس الوطني للحريات، و مسافة الربع ساعة عن مكان إضراب زعيمي الحزب الديمقراطي التقدمي، وما في ذلك من رمزية باعتبار عدم اهتمامهم بقضايا الفساد الذي أكل البلاد. و كان الحدث مثيرا لكثير من تعليقات الفضوليين الذي توقفوا لمواكبة الحدث، فعدد منهم أعجبته ماركة السيارة التي لا توجد لها مثيلاً في تونس، و آخرين تعجب من طريقة تعامل الشرطة وبوليس أمن الدولة، الذين حلوا إلى المكان بسرعة، السلسة و الرقيقة مع شخص خارج و مارق عن القانون، و البعض منهم تنبأ بأن صراعاً بين كبارات البلاد للاستحواذ على تلك السيارة، و ما المناورة التي قامت بها الشرطة إلا لتصفية حسابات بينهم. و كانت أجهزة هواتف البوليس من جهة، و المدعو عياد من الجهة المقابلة، تشتغل طيلة الوقت، ولم تتوقف إلا بحلول موكب من إطارات عليا على رأسهم السيد بن حسين، المسئول البارز في جهاز الأمن، الذي أمر بقية الأعوان بالرحيل، وركب هو و آخرين سيارة المدعو كريم عياد و ليتركوا في المكان خلفهم، العديد من الأسئلة الموجعة عن حالة الخراب و الفساد التي أصبحت تعيشه وطننا.

Source:  http://www.tunis-online.net/arabic/modules.php?name=News&file=article&sid=2451

 

   

  

 

Commentaires Etunisie : En plein cœur de Tunis, voici comment les voyous de la mafia tunisienne (Famille Trabelsi ) osent défier les forces de l'ordre en refusant de montrer les papiers de sa voiture et en roulant sans plaques d'immatriculation. Dans les photos, le voyou Ayed a osé défier un officier supérieur de la police. Il a fallu l'intervention des hauts cadres du Ministère de l'intérieur pour enfin laisser le mafiosi circuler librement.


Le Centre Porsche Tunis voit le jour

Par Ghada Kammoun

«Nos ingénieurs n’ont écouté que leur instinct. Ecoutez le vôtre à partir du 19 septembre, rendez-vous dans votre Centre Porsche Tunis». C’est ainsi que la société «Ennakl», distributeur officiel et exclusif de Porsche en Tunisie, a annoncé l’ouverture de son Centre Porsche Tunis.

Bien avant la date prévue, tout un dispositif de pointe était déjà mis en place dans le nouveau Centre Porsche. Au lieu du 19 septembre, l’ouverture officielle a eu lieu le 17 septembre, mais le centre a commencé à fonctionner deux semaines plus tôt.

En 10 jours (8 jours ouvrables), 17 clients ont déjà visité le centre. La capacité en croisière de cet espace est, selon Ennakl, de 7 à 8 entrées par jour. A titre indicatif, en France la capacité du Centre Porsche est de 3 à 4 entrées par jour.

Le coût total du Centre est de 200 mille dinars.

Selon le distributeur, toutes les réparations possibles et imaginables peuvent être faites au Centre Porsche Tunis, allant de la vidange à la révision totale. Le centre est doté d’équipements aux standards Porsche (Exemple : testeur Piwis).

Toujours d’après la société Ennakl, on compte actuellement 250 voitures Porsche en Tunisie, le parc Porsche est à créer. Mais pour le moment ce nombre est suffisant pour faire fonctionner le Centre.

Ce centre est provisoire, il contient juste un atelier. La société Ennakl envisage d’ouvrir un autre Centre, qui remplacera celui là, et qui sera éventuellement en banlieue nord. Le deuxième centre sera composé d’un atelier et d’un show room.

On note enfin que le Centre Porsche Tunis est le troisième dans la région, après ceux du Maroc et d’Egypte.

Source : webmanagercenter du 24/09/2007 ( http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=33430 )

Commentaires Etunisie :

  • la société Ennakl - ex-société publique- a été bradée par l'Etat tunisien au profit du gendre de Ben Ali, Sakher El Materi, patron du groupe Princess El Materi Holding  fin 2006.

  • La plupart des Porsche importés et circulant en Tunisie ne sont pas dédouanés. Leurs propriétaires usent de faux avec la complicité des responsables de la Douane pour payer une somme dérisoire à la douane.


Qui vend les voitures de luxe ?

Le marché des voitures est âprement disputé par six groupes familiaux. Dernière arrivée, la société Ennakl vient d'obtenir la représentation de Porsche. Ennakl, qui est déjà le concessionnaire de Volkswagen et Audi, appartient au groupe Princess El Materi, du jeune gendre du président Ben Ali, Sakher El Materi. Alpha group, concessionnaire de Ford et Hummer, vient pour sa part d'introduire les marques Jaguar et Land Rover.
Le groupe est désormais contrôlé à 100% par Hamadi Touil qui a racheté au mois de janvier les parts de son associé et beau-frère du président, Belhassen Trabelsi. Ces deux nouveaux venus sur le secteur de l'automobile haut de gamme viennent concurrencer des groupes déjà bien implantés, comme celui de l'ancien ministre Sadok Ben Jemaa, qui détient la concession BMW, et le groupe Mabrouk, représentant de Mercedes en plus de Fiat et Mitsubishi. Celui-ci est dirigé par quatre frères dont l'un, Marouane, est marié à "Cyrine", l'une des filles du président.

 

D'après MAGHREB CONFIDENTIEL N° 795 du 12 juillet 2007 -  TUNIS


Un ancien diplomate tunisien sera jugé pour torture en France

Associated Press, le 22 février 2007 à 12h24
Un juge d'instruction de Strasbourg a ordonné le renvoi d'un ancien vice-consul de Tunisie en poste dans la capitale alsacienne, Khaled ben Saïd, devant les assises du Bas-Rhin pour des faits de torture commis à Jendouba en 2002, a annoncé jeudi l'avocat de la victime, Me Eric Plouvier.

En fuite, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, l'ancien diplomate devrait être jugé par défaut. Il est poursuivi au titre de la Convention contre la torture de 1984 qui confère une compétence universelle aux Etats. Il est accusé d'avoir soumis une femme à des actes de tortures et de barbarie les 11 et 12 octobre 1996 dans les locaux de la police de Jendouba dans le nord-ouest de la Tunisie.

Cette décision "est un succès dans le lutte contre l'impunité", s'est félicité jeudi Me Patrick Baudouin, l'avocat de la Fédération internationale des droits de l'Homme lors d'une conférence de presse à Paris.

"Ce procès permettra de mettre en lumière l'utilisation de la torture, systématisée par le régime tunisien qui en porte ainsi la responsabilité", ajoute la FIDH dans un communiqué. La FIDH, la Ligue des droits de l'Homme et la Ligue tunisienne des droits de l'Homme, soutenant toutes la victime,
soulignent aussi la durée anormale de six ans de l'instruction. Cela ne "s'explique que par la volonté délibérée de l'Etat français de faire obstruction afin de préserver la qualité de ses relations avec la République de Tunisie au détriment de la nécessaire primauté de la lutte contre l'impunité", s'indignent les ONG.

Selon la plaignante, son mari a été détenu et torturé dans les locaux de la police de Jendouba en 1991. Il a par la suite quitté la Tunisie pour la France où il a obtenu le statut de réfugié politique le 6 mai 1996. Son épouse, restée en Tunisie avec les cinq enfants du couple, a été arrêtée à son tour le 11 octobre suivant et conduite au poste de police. Dans sa plainte, elle indique y avoir retrouvé quatre femmes de prisonniers qui avaient manifestement été torturées.

Elle-même dit avoir fait l'objet d'insultes et d'humiliations, puis Khaled ben Saïd lui aurait ôté son foulard, l'aurait giflée à plusieurs reprises, puis l'aurait confiée à ses subordonnés pour la torturer. Elle aurait ensuite été contrainte de signer sous la menace une déposition avant d'être finalement libérée le 12 octobre.

Ayant rejoint son mari en France, elle a appris en 2001 la nomination de son tortionnaire présumé à Strasbourg et a porté plainte.

Associated Press


Les voleurs de yachts de la Riviera avaient des complicités dans les ports


CHRISTOPHE CORNEVIN. Publié le 18 octobre 2006 dans le Figaro

Des « taupes » renseignaient les voleurs sur les luxueux bateaux, allant parfois jusqu'à fournir le double des clés.

UN GANG de pirates des mers spécialisés dans les vols de yachts à destination de la Tunisie vient d'être démantelé par la gendarmerie maritime de Toulon au terme de dix mois de traque.

Depuis lundi, les militaires ont lancé dans la plus grande discrétion un coup de filet visant à interpeller les « taupes » implantées dans le milieu nautique de la Côte d'Azur pour renseigner les voleurs. Les gérants et employés de cinq sociétés de maintenance, mais aussi de vente, de bateaux de luxe ancrés dans les ports de Cannes et Bandol sont visés. Trois ont déjà été placés en garde à vue. « Ces entreprises géraient une flotte de plusieurs dizaines de navires, explique un enquêteur. Leurs responsables savaient quand leurs complices pouvaient intervenir. Ils connaissaient les emplacements et les conditions de navigation de chaque embarcation. »

À chaque reprise, les bateaux disparus ont été ciblés avec soin : la révision technique venait d'être effectuée, les cuves étaient gorgées de gasoil, assez en tout cas pour rejoindre les côtes africaines. Parfois, les informateurs fournissaient même un double des clefs de contact aux skippers clandestins. Enfin, les « taupes » feignaient de ne pas s'apercevoir du vol des bateaux dont ils avaient la responsabilité pendant plusieurs jours avant d'alerter les propriétaires. Ces derniers, des hommes d'affaires ou de riches héritiers, déposaient plainte à Paris. Le temps que la procédure soit transmise à une brigade spécialisée, les yachts avaient eu le temps de s'évanouir dans la nature. En général, ils faisaient escale à Malte ou en Sardaigne, où ils étaient maquillés avant d'être revendus. Entre 2001 et 2005, trente joyaux des mers ont ainsi été volés dans le Midi et en Corse.

À ce stade des investigations, les gendarmes ont établi qu'au moins trois superbes yachts, d'une valeur globale de deux millions d'euros, ont transité par cette filière depuis décembre dernier. Parmi eux, figure le Béru-Ma, appartenant au patron de la banque Lazard à Paris, Bruno Roger. Estimé à plus d'un million d'euros, il avait disparu dans la nuit du 4 au 5 mai dernier du port de Bonifacio. Après une escale à Cagliari en Sardaigne, il avait rejoint le port de Sidi Bou Said en Tunisie, où il a été retrouvé, puis saisi par Interpol le 26 mai.

« Réputation mafieuse »
L'opération menée depuis lundi sur le littoral méditerranéen intervient un mois après l'interpellation dans la région varoise de trois skippers français qui convoyaient les bateaux vers la Tunisie. Lors de sa garde à vue, Cédric S., l'un d'entre eux, a avoué avoir perçu 44 000 euros pour acheminer les yachts à bon port. Il a désigné Imed Trabelsi et son cousin Moaz, comme les commanditaires présumés du trafic. Membres de la famille du pré­sident Ben Ali, présentés de source proche de l'enquête comme des « Tunisiens à la réputation ma­fieuse », les deux hommes ont fait l'objet d'accusations accablantes. Sur procès-verbal, un skipper révèle notamment qu'« avec Trabelsi, nous avons évité les contrôles [...] Un douanier a posé une main sur mon sac. Trabelsi l'a repoussé en lui parlant arabe, et son chef est arrivé en s'excusant ».


À l'occasion d'une livraison récente de bateau dans le port de Bizerte, le marin se souvient « d'un comité d'accueil fourni » notamment composé du « destinataire du bateau [...] monsieur Trabelsi cousin d'Imed, du chef des douanes accompagnés de quelques-uns de ses hommes et de quelques policiers ». Alors que l'opération se poursuivait hier sur la Côte d'Azur, l'enquête pourrait prendre de nouveaux développements internationaux.

Le Figaro du 18.10.2006


La famille Ben Ali perd "son" yacht mais garde le cap

Le Canard enchaîné»- mercredi 21juin 2006

BRUNO ROGER, le pédégé de Lazard Frères Paris, va récupérer son yacht de 18 mètres, volé le 5 mai dans le port de Bonifacio et retrouvé vingt et un jours plus tard dans celui de Sidi Bou Saïd, en Tunisie. Au terme d'âpres négociations, les autorités tunisiennes ont accepté de remettre ce luxueux navire à la disposition du grand banquier, afin qu'il puisse le faire rapatrier. Les vacances en Corse de ce proche de Chirac sont sauvées...

Les congés payés d'un parent de Ben Ali, en revanche, sont un peu gâchés. Comme l'avait raconté « Le Canard» (7/6), le « receleur » du yacht n'était autre qu'un familier du président tunisien, cité depuis par « Libé» : Imad Trabelsi, le neveu de Leïla Trabelsi, épouse de Ben Ali. Et le Tout-Sidi Bou Saïd a pu constater que ce brave garçon s'éclatait beaucoup avec son joujou. Il organisait de petites fiestas à bord et s'était même payé les services d'un retraité de la marine tunisienne pour l'aider à parader avec son yacht dans la baie.

Etonnant et drôle: ces réjouissances auront duré trois semaines, jusqu'à ce qu'lmed Trabelsi, furibard et très malheureux, soit séparé de son bateau. Piloté par deux skippers non identifiés, le yacht était en effet entré à Sidi Bou Saïd dès le 9 mai. Et il a fallu attendre qu'un « privé» corse, dépêché en Tunisie par Generali, la compagnie d'assurances de Bruno Roger, retrouve lui-même le bateau, repeint et maquillé, pour que Tunis confirme sa présence à Interpol.

Depuis, l'affaire n'a pas fait couler beaucoup d'encre dans la presse locale, mais a créé quelques remous en haut lieu. De mauvaises langues prétendent même que le limogeage brutal, le 5 juin, du secrétaire d'Etat à la Sûreté, Mohammed Ali Ganzoui, n'y est pas étranger. Ce maladroit aurait tardé à informer le président Ben Ali...

Côté justice, les choses vont encore moins vite. Les pandores de la gendarmerie maritime de Toulon, chargée de l'enquête, ne sont pas près d'y voir clair et d'inquiéter Imad Trabelsi. Primo : la commission rogatoire internationale qu'ils réclamaient au juge d'Ajaccio David Launois n'a, bizarrement, toujours pas été lancée par ce magistrat. Deuxio : ce même juge, comme les enquêteurs toulonnais, est uniquement saisi par le parquet d'Ajaccio d'une information judiciaire pour « vol en bande organisée »... mais pas pour « recel» !

Ce volet de l'enquête, qui permettrait de savoir dans quelles conditions le neveu par alliance du président Ben Ali s'est retrouvé à la barre du yacht de Bruno Roger, a été gentiment laissé à la justice tunisienne. Et nul doute qu'elle va éviter de se mouiller dans cette histoire...

Christophe Nobili
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. Selon « L'Express» (15/6), une Mercedes 500 volée le 7 mars 2005 à un joueur de l'Olympique de Marseille, Habib Beye, a été aperçue à Tunis, en novembre, avec au volant un membre de la famille... Ben Ali. Après les bateaux, les voitures?

(Source : « Le Canard Enchainé » (France), du 21 juin 2006)
Tunisnews du 24/06/2006


Le curieux transfert d'une voiture volée
La voiture volée d'un joueur de l'OM a été aperçue en Tunisie... conduite par un membre de la famille du président Ben Ali

Alors que la justice enquête sur des vols avec violence commis contre des joueurs de l'Olympique de Marseille, l'affaire pourrait bien rebondir en Tunisie. Et entraîner des conséquences diplomatiques imprévues.

Le 7 mars 2005, le défenseur de l'OM Habib Beye regagne son domicile au volant de sa magnifique Mercedes 500 lorsqu'il est pris en tenaille par deux autres véhicules, près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). Il doit remettre les clefs à trois hommes encagoulés.

Or, selon une source proche de l'enquête, la berline a, depuis, été aperçue à Tunis, le 8 novembre 2005, conduite cette fois par… l'un des membres de la famille du président Ben Ali.
Les demandes d'identification, transmises par la police française, seraient, jusqu'à présent, restées lettre morte.
Contactée par L'Express, l'ambassade de Tunisie en France assure dans un communiqué qu' «une enquête a été ouverte et se poursuit avec toute la diligence requise pour retrouver ce véhicule.

Eric Pelletier et Jean-Marie Pontaut
Source : L’Express , le 15 juin 2006   www.lexpress.fr


Un yacht français volé en Corse et retrouvé en Tunisie remis à son propriétaire

AFP, vendredi 16 juin 2006
TUNIS - Un yacht appartenant à un banquier français volé en Corse en mai dernier, puis retrouvé en Tunisie où il avait été saisi à la demande des autorités, a été remis à la disposition de son propriétaire, a indiqué vendredi le quotidien tunisois Alchourouk.

Les autorités tunisiennes avaient indiqué que le yacht était entré dans les eaux territoriales tunisiennes le 9 mai piloté par deux ressortissants français recherchés par la police.

Le navire, qui avait fait l'objet d'une mesure de saisie ordonnée par la justice tunisienne, "a été remis à la disposition de son propriétaire français", a indiqué Alchourouk citant le juge d'instruction chargé de l'affaire. Le journal n'a fourni aucune autre précision.

L'avocat tunisien de la compagnie d'assurance du propriétaire du navire s'est refusé à tout commentaire.

AFP

Vol d'un yacht en Corse retrouvé en Tunisie, selon le Canard Enchaîné

MARSEILLE, 7 juin 2006 (AFP) - Un yacht appartenant à un banquier français, volé à Bonifacio en mai, a été retrouvé en Tunisie, ont indiqué mercredi des sources proches de l'enquête, interrogées sur une information du Canard Enchaîné selon laquelle le bateau est désormais au nom d'un proche du président tunisien.
Le nom du beau-frère du chef de l'Etat Zine El Abidine Ben Ali, le frère aîné de son épouse, a été cité dans cette affaire, selon une source proche de l'enquête recueillie par l'AFP, qui n'était pas en mesure de préciser si cette personne était le nouveau propriétaire ou l'utilisateur du bateau. Selon cette source, une commission rogatoire internationale n'a pas pu être exécutée, la Tunisie n'ayant, semble-t-il, pas voulu coopérer dans cette affaire.
Selon le Canard Enchaîné, le bateau, "un superbe yacht, modèle princess V58", de 18 m, d'un coût de plus d'un million d'euros, a été retrouvé dans le port tunisien de Sidi Bou Saïd "où son entrée a été confirmée à Interpol". La compagnie d'assurances du propriétaire, Bruno Roger, président de la banque Lazard Paris, a découvert que le bateau, repeint, était au nom d'un membre de la famille du président tunisien, affirme l'hebdomadaire.
C'est à la justice tunisienne, saisie par son homologue française pour des faits de "recel", de tenter d'identifier le ou les voleurs et de savoir si un éventuel nouveau propriétaire s'est fait tromper de bonne foi en achetant le bateau ou s'il était complice, a indiqué une autre source proche de l'enquête.
La Gendarmerie maritime à Toulon a de son côté seulement confirmé le vol du yacht à Bonifacio, précisant que dans ce dossier, instruit par un magistrat d'Ajaccio, elle était "co-saisie" de l'enquête avec les gendarmes d'Ajaccio.
Le vol a été commis à l'aube du 5 mai. Le yacht sortait d'un atelier de carénage à Mandelieu (Alpes-Maritimes) et avait été piloté jusqu'à Bonifacio où son propriétaire devait arriver pour une sortie en mer, a-t-on précisé de sources proches de l'enquête.
Le parquet d'Ajaccio a saisi le juge d'instruction David Launois d'une information judiciaire pour "vol en bande organisée", 48 heures après le vol. Le bateau, retrouvé ensuite dans un port de plaisance près de Tunis, a été "déshabillé" et maquillé mais des numéros ont permis de l'identifier, a-t-on ajouté de mêmes sources.
Selon le Canard Enchaîné, l'ambassade de Tunisie à Paris a confirmé que le bateau était entré en infraction en Tunisie, qu'il avait été saisi par la police et qu'il appartenait bien à son propriétaire d'origine, n'ayant jamais eu de propriétaire en Tunisie.


La famille de Ben Ali en eaux troubles

Le yacht volé d'un banquier français retrouvé en Tunisie, aux mains du neveu du Président.

Par Jean QUATREMER
jeudi 08 juin 2006

Zine Ben Ali a décidément bien des soucis avec sa famille et celle de sa femme, Leïla Trabelsi. Le dernier en date a été révélé, hier, par le Canard Enchaîné. Début mai, Princess, un yacht de 18 mètres de plus d'un million d'euros, appartenant à Bruno Roger, le PDG de la banque Lazard Frères, disparaît en pleine nuit du port de Bonifacio en Corse. «Après une halte en Sardaigne, il ne tarde pas à réapparaître en Tunisie, à Sidi Bou Saïd», raconte l'hebdomadaire satirique. La compagnie d'assurances de Bruno Roger, qui dépêche un enquêteur en Tunisie, va y découvrir le yacht repeint et son nouveau propriétaire : Imad Trabelsi, le neveu, à la médiocre réputation, de Leïla, la femme du président. Mis au courant, Interpol débarque à Sidi Bou Saïd et le yacht est saisi le 26 mai. Mardi soir, il y était toujours sous scellés. Citée par le Canard, l'ambassade de Ben Ali à Paris «confirme que le bateau est bien entré en infraction en Tunisie», mais «dément toute implication de la famille présidentielle».

Discrétion. Ce n'est pas l'avis des policiers français chargés de l'enquête, ni même des autorités françaises. Mais, bonnes relations avec Tunis obligent, les négociations pour éviter de mettre en cause la famille élargie du chef de l'Etat vont bon train. En la matière, la proximité entre Bruno Roger et le président français pourrait s'avérer très utile. Roger, rappelle l'hebdomadaire, est« un généreux mécène du musée Branly, le bébé de Chirac, où l'épouse de Bruno Roger occupe un poste clé». De là à penser que le patron de la banque Lazard saura se montrer discret sur la mésaventure du Princess, il n'y a qu'un pas. A moins qu'Imad Trabelsi ne se soit déjà trop attaché à ce luxueux joujou. Des tractations seraient en effet en cours pour racheter le fameux yacht, quitte, murmure-t-on à Tunis, à ouvrir les portes de la Tunisie à la banque Lazard. Quatorze ans après la Couscous Connection ­ où Moncef, le frère de Ben Ali, fut condamné par contumace à Paris à douze ans de prison pour «trafic de drogue» ­, la famille du président tunisien semble ne rien se refuser.

Transfert. La résidence de l'ambassade de Tunisie, qui se trouvait dans le même immeuble que l'ambassade rue Barbet-de-Jouy, dans le VII arrondissement à Paris, a ainsi été transférée dans le XVIe. L'ambassadeur a dû faire place nette pour les multiples séjours des familles du Président et de son épouse dans la capitale française.

Source    http://www.liberation.fr/page.php?Article=388483


La croisière s’amuse

mercredi 7 juin 2006 par Ignacio Manga

La famille Trabelsi dispose d’un nouveau joujou, un yacht de milliardaire ! Seul petit souci, la bicoque appartient à un grand banquier français...
Un superbe joujou est arrivé dans la baie de Sidi Bou Saïd, la station balnéaire de Tunis, mi-mai : un yacht, modèle princesse V58 qui coûte « plus de 1 millions d’euros, mesure 18 mètres et ‘’trace‘’ grâce à ses deux moteurs de 900 chevaux », décrit le Canard Enchainé du 7 juin. Flambant neuf et majestueux, la bicoque est devenu l’attraction majeure du port, une étape obligée lors des sorties familiales. Mais comme le révèle le Canard, la petite barque est arrivée du côté de Carthage sans l’aval de son propriétaire. Bruno Roger, l’éminent patron de la banque d’affaires Lazard Frères, s’est fait dérober son bateau dans le port de Bonifacio, en Corse-du-Sud voilà un mois.

Mais qu’il se rassure, Bakchich a appris que son humble navire est entre de bonnes mains. Acheminé par deux skippers français jusqu’à son nouveau lieu de mouillage, il a rapidement trouvé preneur. Ni plus ni moins qu’un membre du clan Ben Ali. En l’occurence, Imad Trabelsi, le neveu de la toute puissance Leïla, épouse du président tunisien. Le nouveau propriétaire du bateau est d’ailleurs tout fier de son nouvel achat. Selon les témoins, il a paradé à la barre du yacht les trois dernières semaines. Prudent, l’ami Imad s’est cependant adjoint les services d’un ancien officier de la marine national tunisienne pour maîtriser une bête dont il raffole.

Petits arrangements entre amis
Les enquêtes conjointes des pandores français et de la compagnie d’assurances de Bruno Roger ont mesquinement interrompu ses promenades : le yacht a été mis sous scellé en attendant de savoir s’il sera rendu à son propriétaire. Au désespoir, le neveu de Leïla la coiffeuse a noyé son chagrin dans l’alcool et a juré que « si le bateau quitte la Tunisie », il le brûlera. Il serait dommage d’en arriver à une telle extrémité. Fort heureusement, les rapports entre la France et la Tunisie sont au beau fixe. Et une solution commence à faire son chemin. L’Etat tunisien serait prêt à racheter la bicoque chapardée à son propriétaire français, Bruno Roger qui, une chance, est un proche de Jacques Chirac... En échange, de nombreuses facilités pourraient être offertes au groupe Lazard, s’il lui venait à l’idée d’installer une succursale à Tunis. Qui sait, Imad Trabelsi l’emmènera même peut-être faire un tour sur « son » yacht.

Source :  http://www.bakchich.info/article.php3?id_article=71


UNE MISE EN SCENE MAFIEUSE EN 5 ACTES

Un appel d'offre "juteux" a été lancé il y a quelques mois pour permettre à sept banques tunisiennes (réunies pour l’occasion en groupe d'achat) d'acquérir des solutions logicielles pour la gestion intégrée de leurs activités

Présentation des acteurs
Parmi les soumissionnaires:
D’un coté : quatre sociétés de services informatiques spécialisées répondant aux conditions du cahier des charges (à savoir l'expertise et l'exigence de références opérationnelles en Tunisie),
De l'autre coté : la société Medsoft appartenant à Slim Zarrouk beau fils du « président » de la République. Cette société est loin d'avoir laissé de bonnes traces dans le domaine des technologies de l'information en Tunisie. Elle a notamment obtenu un marché informatique à l'office national des postes au prix de beaucoup de pressions de la part de Slim Zarrouk et du ministre des technologies Mr Montasser Oueili (ministre de tutelle des postes ), et étant donné son manque d’experience Medsoft continue à patauger (avec la bienveillante protection du ministre des technologies) pour terminer le travail que l'administration des postes lui a confié depuis bientôt deux ans. La défaillance technique de Medsoft s'explique aussi par le fait que le logiciel qu'ils ont vendu à la poste tunisienne n'est pas conçu pour les applications postales.
Si parfois l'offre du Medsoft est en contradiction flagrante avec les règles des marchés ses « sponsors» ne se mouillent pas directement. Ils emploient, alors, des moyens indirects. Ils font appel à celui qu’on surnomme le « Al Capone de l'informatique » : Mondher Ben Ayed escroc professionnel, qui n'hésite pas à employer les menaces de toutes sortes pour intimider et influencer les décideurs de l'administration .Ses manœuvres finissent par casser les décisions motivées de l'administration quand elles ne sont pas favorables à Medsoft. Plusieurs cas de décisions cassées peuvent être cités. C'est ainsi que les adjudications des marchés de l’Education nationale, du projet Birouni et de la Caisse nationale de sécurité Sociale ont été déclarées infructueuses pour pouvoir donner une chance à Medsoft de re-soumissionner après avoir pris connaissance des prix et des conditions de la concurrence.

Acte 1 : Après la remise des offres
Plusieurs séances de travail ont été organisées avec les prestataires de services. Sur intervention arrogante du délégué de Medsoft, Mondher Ben Ayed (conseiller du ministre et de Slim Zarrouk) il est décidé d’éliminer du marché la clause de sécurité (l’exigence de références opérationnelles en Tunisie) pour la bonne et simple raison que le prestataire à sponsoriser (Medsoft) ne peut pas la satisfaire et risque d’être éliminé d’office.

Acte 2 : Après le dépouillement des offres
Il s’est avéré que le fameux prestataire était classé dernier.
Alors que faire pour éliminer les quatre premiers prestataires et lui faire de la place ?
C’est simple on suggère une idée lumineuse à la commission de dépouillement : éliminer les sociétés qui travaillent en partenariat avec des sociétés de technologies Etrangères. On croyait, après le SMSI, que le partenariat était une orientation et une recommandation du même ministre des technologies !
De plus cette condition d’exclusion n’existe nulle part dans le cahier des charges.
Qu’à cela ne tienne on va improviser. Du coup on éliminera le 2eme et 3eme prestataire et on ramènera la liste des prestataires retenus à 2 : l’incontournable premier: la société IDEE et bien sur Medsoft.

Acte 3 : L’intervention décisive du ministre
Il est clair pour tous que le 1er prestataire répond à toutes les conditions du cahier des charges : qualité, prix, références, sa société et ses produits sont tunisiens.
Que faire ?
Après l’intervention du ministre, on« décrète », sans demander l’avis de personne, que cette société officiellement adjudicataire n’est pas à même de satisfaire les sept banques. Indignation. On s’en fout et on décide de partager le marché des 7 banques entre l’adjudicataire et le dernier (Medsoft) !!!

Acte 4 : L’intrus de dernière minute
Il se trouve que l’avant dernière société est aussi tunisienne. Alors après réflexion on décide de la racheter arbitrairement et de partager le marché entre trois prestataires, en dépit de toutes les règles.

Acte 5 : L’heure de compter les sous
On pensait après toutes ces entourloupettes avoir contourné toutes les règles. Mais voila qu’un nouveau problème surgit. Les deux sociétés, avant dernière et dernière, ont soumissionné au double du prix de la société adjudicataire.

Question : à quel prix faut-il lâcher le morceau ?

Faut-il demander aux deux sociétés repêchées, après une double entorse aux lois des marchés, de s’aligner aux prix de la première ?
Ou bien une autre idée tout autant lumineuse : calculer une moyenne des prix entre la première et les deux sociétés repêchées? : (quatrième coup de couteau aux règles des marchés)
Les prix officiels proposés étaient : (par banque)
450.000 dinars l’offre du premier adjudicataire (la société IDEE, la seule à répondre aux conditions du marché).
950.000 dinars l’offre de l’avant dernière société injustement repêchée (la société BFI)
1.100.000 dinars l’offre de la dernière société injustement repêchée : (la société Medsoft)
En calculant la moyenne des trois offres de prix on arrive à un prix moyen de 833.000 dinars (ce qui arrange bien les affaires de tout le monde).
Bien sur les sociétés qui ont été « chassées » après avoir investi beaucoup de temps dans les études, ont clairement exprimé leur déception, mais on a très vite fait de leur fermer la porte au nez. Ils ont, aujourd’hui, une piètre image des comportements des responsables qui ont déclaré tout haut à l’occasion du SMSI qu’ils encourageaient le partenariat dans la terre d’accueil de tolérance et de droit.

L’énigme : pourquoi alors la mascarade d’un appel d’offre ?
Quand on a comme vendeur le ministre et le beau fils du président on est sur de remporter presque tous les marchés en dépit de toutes les règles de droit et de bienséance !
De toute manière ce n’est que l’argent du contribuable que l’on croque tout en prétendant aider le secteur et l’emploi des jeunes diplômés. La réalité démontre tout à fait le contraire

Une dernière question :
Pour quelles raisons la société avant dernière BFI a-t-elle été retenue en dernière minute, alors que son prix est le double de l’adjudicataire ?

Est-ce que parce qu’elle est tout simplement tunisienne ou bien parce qu’elle est soutenue par un certain Mongi Safra : conseiller du « président » de la République ? Comme la dite société le crie sur tous les toits.
Source Tunisnews du 12.06.2006


Trabelsi arnaque toujours

Une société allemande de câblage, installée en Tunisie, dans une ville du Sahel, dans le cadre de la loi de 1972 facilitant l’implantation d’entreprises étrangères à récemment faillie fermer ses portes mettant dans la rue 300 ouvriers, donc 300 familles.

De quoi s’agit –il ?
Son directeur qui est Tunisien, a été contacté au mois d’avril par le frère de sa sœur, le mafieux Belhassen Trabelsi, qui lui a proposé un actionnariat. Le directeur tunisien lui a alors répondu qu’il n’était qu’un simple employé chez les Allemands. « Il faut le leur dire », rétorqua le mafieux .
Ce qui fut fait. Mais les Allemands ont refusé un quelconque partenariat arguant du fait qu’ils n’avaient pas besoin des services de M.Trabelsi. Et de poursuivre leurs argumentations en soutenant que, de toutes façons, leurs produits fabriqués en Tunisie sont destinés à l’export et non pas à la consommation intérieure.
A son tour, le directeur de cette usine prévient Benhassen Trabelsi de la décision des allemands. Et c’est alors que le frère de sa sœur s’est emporté en menaçant les industriels étrangers de leur mettre le fisc sur le dos, de casser leur entreprise en Tunisie. « Je leur casserais les reins » a t-il dit.
Prévenus, les Allemands ont pris la résolution de fermer l’entreprise ; ils ont proposé au directeur tunisien un poste au Maroc et lui ont suggéré de licencier les 300 ouvriers non sans leur donner leur droit.
Les autorités locales ont été aussi prévenues.
Ce qui mérite l’attention au cours de cette crise, c’est que le directeur tunisien de l’entreprise allemande a été contacté par un flic qui lui demanda de l’accompagner à l’usine. Il accepte, et, arrivés devant l’entreprise, l’on remarqua le stationnement de cinq voitures. On demande à ce directeur de grimper dans l’une d’entre elles, et se trouva nez à nez avec le Président Ben Ali.
« Faites en sorte que cette usine ne ferme pas ; dites aux Allemands que le Président s’occupe de votre affaire personnellement, et je suis sensible à toutes les tracasseries que vous avez subies ».
Les Allemands sont finalement restés, et aucun poste n’a été supprimé.
Commentaire : comment faire dans ce pays mafieux pour commenter les abus de la famille régnante ? Faut-il que le Président lui-même monte au créneau à chaque abus ? Est-ce son rôle ? Où est le Préfet ? Où est le ministre du Commerce ? Où est le ministre de l’Economie ? Où est l’autorité de l’Etat ?
Pas plus de commentaires, aux lecteurs de juger.
Arnaque, encore…
Un immigré tunisien a ouvert, il y a peu de temps, un bowling au Lac de Tunis. Son entreprise s’avéra prospère. Imed Trabelsi, le fils caché de sa mère, convoqua alors le directeur et lui intima l’ordre de se mettre en commerce avec lui. En d’autres termes, il lui asséna la proposition de s’associer avec lui. Il faut rappeler que c’est généralement comme cela que les Trabelsi pillent les entrepreneurs prospères : on commence par leur proposer une association malgré leur volonté, et ensuite on les évacue de leurs propres biens.
Toujours est-il que le propriétaire du bowling a refusé. Imed Trabelsi insista en faisant miroiter ses menaces habituelles. « Combien vaut ton bowling ? ». Et l’entrepreneur de répondre : « J’ai investi 3 milliards dans cette affaire (environ 2,5 millions d’euros) »
Le propriétaire compris alors qu’il avait intérêt à récupérer une partie de son investissement et céder la place aus mafieux en vogue. Imed Trabelsi fini par accepter de lui verser 2 milliards de dinards (1,650 millions d’Euros).
Et le bowling appartient maintenant au fils caché de Leila.
Vive les quilles pour ceux et celles qui savent les utiliser.
Groupe chimique enfin :
Et encore des arnaques…
M. Gobta est le représentant du groupe chimique en Inde. Du temps où il était PDG de l’entreprise qu’il a saignée, Kaïs Dali a toujours bloqué les commissions du responsable Indien que ce dernier évalue justement à 1,5 millions de dollars (1,3 millions d’euros).
La contestation du responsable Indien est, par ailleurs, due au fait qu’il n’a jamais arrosé certains cadres du Groupe chimique, et à leur tête l’ancien PDG mafieux Kaïs Dali.
M. Gobta a récemment déposé plainte auprès du nouveau PDG du groupe chimique pour obtenir ce qu’il lui reviens de droit.

Pendant ce temps, comme nous l’avons mentionné dans notre dernière édition de « L’Audace » Kaïs Dali a été promu par les clans mafieux au pouvoir en tant que PDG de l’entreprise pétrolière : L’Etape. Cela doit donner du Kérosène à Laïla Ben Ali lorsqu’elle fait ses courses rue du Faubourg St-Honoré…

(Source: L'Audace numéro 135 -136 ,juin 2006)


Belhassen Trabelsi a fréquenté l'université Ben Aknoun en Algérie, pendant la période où Khaled Ben Said (Tortionnaire) et Hela Rokbi (Contorsionniste et animatrice télé) poursuivaient leurs études ! Flic ?
- Karthago airlines : 4 Bœing 737-300 d’une capacité de 148 sièges chacun et un staff technique et administratif de 140 personnes.
- Terrain agricole de 200 hectares irrigués limitrophes du Mejreda à Sidi Thabet entre autres.
- Radio Mosaïque : Dossier de crédit (500.000 dinars) déposé au nom de Belhassen Trabelsi et Lotfi Abdennadher chez la Banque de l'Habitat.
- Karthago Hôtels : 4 à Sousse, Sidi Bou Said, Jerba et Hammamet. Centres commerciaux, patinoire (Blue ice)...
- Karthago éditions touristiques : La revue Profession Tourisme, Images de Tunisie (Français et anglais)
- Agences de voyages : Easy tours...


 
 


 

Vol charter Djerba-Paris: Karthago regrette "un incident mineur"

   

AFP, le 13.02.2006 à 20h09

                      TUNIS, 13 fév 2006 (AFP) - La compagnie tunisienne Karthago  airlines a regretté un "incident mineur" survenu dimanche sur son  vol charter pour Paris au départ de Djerba (sud tunisien), dans un  communiqué publié lundi à Tunis.

                      Citant "l'annexe 13" de l'Organisation de l'aviation civile  internationale (OACI), Karthago affirme que l'incident survenu dans  le Boeing 737-300 avec à son bord 144 passagers "se classe dans la  catégorie des incidents mineurs".

                      L'avion transportant des passagers français notamment, voyageant  avec Promovacances, a effectué un retour à l'aéroport de Djerba peu  après son décollage pour Paris.

                      Lundi, le ministère français des Transports a indiqué que Paris  allait demander à Tunis des informations sur les circonstances de  l'incident.

                      La direction du Tourisme a aussi demandé aux tour-opérateurs  "des précisions sur les conditions dans lesquelles les touristes ont  été pris en charge en Tunisie lors de cet incident".

                      Dans son communiqué, Karthago affirme que le retour à l'aéroport  avait été effectué "au nom du principe de précaution suite au  déploiement intempestif des masques à oxygène" et regrette  "l'inquiétude compréhensible de certains passagers".

                      Elle assure avoir pris "toutes les dispositions" pour assister  les passagers et indique avoir "dépêché à l'atterrissage une équipe  médicale", à laquelle s'était joint un représentant d'Europe  Assistance.

                      Les passagers, "auscultés et jugés aptes à pouvoir reprendre  l'avion", ont réembarqué sur un autre appareil avec un médecin a  bord, à l'exception de sept personnes ayant "fait le choix de ne pas  repartir dimanche", ajoute le communiqué.

                      "Khartago airlines accorde à la sécurité une importance  primordiale. Ses procédures en vigueur sont conformes aux normes  internationales", poursuit son communiqué, rappelant qu'elle "est  régulièrement auditée par des organismes français" pour sa  maintenance et son exploitation.

                      Selon plusieurs témoignages, les masques à oxygène sont tombés  un quart d'heure après le décollage et la température a chuté dans  l'avion, qui a fait demi-tour.

                      La plupart des passagers avaient d'abord refusé de repartir avec  Karthago et sont finalement rentrés à Paris à bord d'un Airbus 320  spécialement affrété par elle auprès de Tunisair.                    

 


 

Karthago Airlines en Bourse 
1,2 million d'actions en vente à partir du lundi 18 juillet

 

La compagnie aérienne du groupe Karthago entre en bourse en lançant une OPV portant sur 1,2 million d’actions (soit 12% du capital), cette introduction devrait permettre d'augmenter sa notoriété et lui donnera la possibilité de financer son développement grâce à des ressources levées sur le marché financier.
 

Karthago Airlines a annoncé jeudi 14 juillet avoir obtenu le visa du Conseil du marché financier pour son offre publique de vente (opv) et à l’admission de ses actions au premier marché de la Bourse. La filiale du groupe karthago a obtenu une «dérogation spéciale» pour ne diffuser dans le public que 12% (soit 1,2 million d’actions) au lieu de 20% de son capital.

 

L’OPV sera ouverte au public du lundi 18 au vendredi 29 juillet inclus. En fait, la cession portera sur 20% des actions, 12% seront proposés au public et 8% seront placés auprès d’investisseurs institutionnels et étrangers. Le prix de vente de l’action a été fixé à 4,8 dinars pour un nominal de 1 dinar. «C’est pour la première fois qu’une société fixe un nominal de 1 dinar comme l’a toujours souhaité la Bourse » pour favoriser l’adhésion du public, souligne M.Hamza Knani, président de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).

D’après une note de MAC sa, l’intermédiaire qui pilote l’entrée de Karthago Airlines en bourse, «l’analyse des forces et des faiblesses de Karthago Airlines, des opportunités et des menaces de son environnement et de l’horizon des prévisions a fait ressortir un taux d’actualisation de 14,175%» équivalent à «un taux sans risque de 6% des emprunts de l’Etat BTA sur 5 ans, majoré d’une prime de risque de 8,175% » et correspondant «au rendement exigé par un actionnaire pour l’investissement dans la société en tenant compte des risques qui lui sont inhérents».

Certes, «Karthago Airlines n’a rien à gagner de cette introduction en bourse sur le plan fiscal puisque l’entreprise est totalement exportatrice», souligne M. Belhassen Trabelsi, président directeur général de la compagnie aérienne et du groupe de même nom. Toutefois, si karthago Airlines s’est imposé ce «défi » c’est pour «accroître sa notoriété, et accéder à des sources de financement pour financer son développement et participer à la dynamisation de la Bourse », note M. Belhassen Trabelsi.
Créée en août 2001 et devenue opérationnelle en mars 2002, Karthago Airlines détient 10,19% du marché du charter (en nombre de vols, et 9,41% en nombre de passagers) en 4ème position derrière Tunisair (35%), les compagnies étrangères (34%), Nouvelair (19%) et loin devant Tuninter (2%).
Après avoir doublé en 2003, par rapport à la première année d’activité (passant de 27,7 millions à 54,2 millions de dinars), le chiffre d’affaires a progressé de 47% pour atteindre 79,5 millions de dinars, en 2004 –avec un résultat net de 3,1 millions de dinars. «Nous avons gagné de l’argent dès la première année », rappelle le pdg de karthago Airlines.
Et pour bien démontrer que l’entreprise est performante, son directeur général, M. Mehdi Gharbi met en avant deux paramètres : le nombre de vols par avion et par an –il est de 2700 pour Karthago Airlines, là où on considère qu’une « entreprise est performante à partir de 2300 heures de vol »-, et le nombre de salariés par avion –de 67, alors que la norme se situe dans la fourchette 70-90.

Compte tenu des «perspectives prometteuses» de l’évolution du trafic aérien international, karthago Airlines a arrêté une stratégie visant «à consolider sa position sur le marché», à porter sa flotte à 7 avions en 2007 et à diversifier ses marchés.

 

Moncef MAHROUG

  18-07-2005-  ©webmanagercenter ________________________________________________________________________________________________________________________

Décollage ou délestage :  Tunis Air  Versus  Karthago Airlines

Faits et actes :

Acte 1 : Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi, Pdg de la compagnie d'aviation privée Karthago Airlines -qu'il a créé avec 2 avions Boeing, - annonce le 14 juillet avoir obtenu le visa du conseil du marché financier pour une OPV ( Offre publique de vente ) de 1.2 millions d'actions équivalent à 12% du capital.
La cession ouverte au public du 18 au 29 juillet porte en fait sur 20% du capital : 12% aux particuliers et 8% proposés aux investisseurs institutionnels et étrangers.
Le prix de vente de l'action est fixé à 4,800 DT ( 3 € environ ) pour un nominal de 1 dinar. ( soit un rapport de 1/5ème environ ) .
La stratégie de Karthago Airlines vise à porter sa flotte à 7 avions en 2007. ( le chiffre 7 ) .
 
Acte 2 : Dans un avis de vente paru le 29 juin 2005, Tunis Air lance un appel d'offres international pour la vente de 4 avions B737-200 ainsi qu'un stock de pièces de rechange d'avions de type B737-200, B727-200 et A300 B4. La date limite de réception des offres est fixée au vendredi 22 juillet 2005 à 13 heures.
Cherchez l'erreur .

Questions subsidiaires :
1. Pourquoi et comment la compagnie karthago a pu obtenir cette «dérogation spéciale» de l'autorité boursière ?
2. Que gagne Karthago Airlines sur le plan fiscal ? Sachant que la compagnie est strictement exportatrice !
3. Karthago detient plus de 10% du marché du charter en Tunisie. Il est à noter que le décret N°74-2567 du 20 mai 1974, interdit aux Tunisiens d'utiliser un charter au départ de la Tunisie. Comment Karthago détourne-t-elle cet empêchement ?
4. Le nombre de salariés de Karthago par avion avoisine les 65 , est en dessous du minima constaté dans les autres compagnies dans le Monde ( entre 75 et 100 ) . Est-ce dû à un usage des infrastructures et personnel de Tunis Air – aux frais de la princesse – ou en utilisant des gains grâce aux tolérances au niveau de la sécurité ? Le message de l'aviation civile « éviter que la sécurité ne soit compromise par des considérations économiques » ne semble pas être respecté ?
5. Avec un capital en dessous de 30 millions €, la viabilité économique d'une compagnie aérienne est plus que douteuse. Existe il des vases communicantes avec Tunis Air et des banques complices pour maintenir des comptes sociaux honorables ?
6. Alors que Tunis Air perd plus de 120 millions d'euros en 2003, Karthago gagne quelques millions d'euros ( soit environ 10% de son CA ) . Belle performance !
 
Tunisiens , Tunisiennes , que Leila vous -lha-nisse !

Le désenchanté   (DeZ )

Paris le 17.07.2005

DES DESTOURIENS DEMOCRATES REVELENT ET DENONCENT LES DERIVES ET LES CRIMES DE BEN ALI ET DE SON SYSTEME

 Nous, membres du RCD, avons, en toute lucidité et conscience, décidé de ne plus nous complaire dans une attitude de subordination et de silence par rapport aux méfaits, dérives et crimes que, en notre nom et au nom de dizaines de milliers de militants sincères, intègres et patriotes du RCD, une clique de voyous, couverte et adoubée par Zine Al Abidine en personne, est en train de commettre, en toute arrogance, morgue et impunité, contre la nation, contre ses acquis et contre son intégrité même. Nous traduisons, ce faisant, les sentiments intimes et vrais de l’écrasante majorité des militants du RCD qui ne se reconnaissent ni dans les pratiques de gouvernement médiocres, mesquines et méprisantes que Ben Ali a instituées depuis le 7 novembre, ni dans son comportement d’homme qui a fait du mensonge un vecteur d’action et de l’illicite enrichissement personnel (pour lui-même, nous disons bien pour lui-même) un credo de vie.

Nous nous considérons comme les héritiers d’un mouvement politique authentiquement populaire, nationaliste, réformateur et moderniste à qui la Tunisie doit l’essentiel de ce qu’elle était avant que le destin ne lui impose injustement un si long règne de Ben Ali. Si nous admettons volontiers que la dérive du Combattant Suprême, l’immortel leader Habib Bourguiba, vers un despotisme non éclairé, depuis notamment le Congres du PSD de 1971 où il a coupablement confisqué la victoire du courant libéral du PSD, a gravement nui à l’évolution naturelle du pays vers une société plurielle et un régime démocratique, nous revendiquons, en revanche, une adhérence inconditionnelle à tous les autres choix authentiquement réformistes, progressistes et populaires que Bourguiba a eu le génie de faire à temps et qui ont permis la sculpture d’une société à nulle autre pareille, jusqu’à ce jour, dans le monde arabo-islamique.

Nous nous définissons par conséquent comme des destouriens démocrates à l’exemple de ceux qui nous ont précédé dans cette voie, Ahmed Tlili, Ahmed Mestiri, Hassib Ben Ammar, Radhia Haddad, Mahmoud Messaadi, Beji Caied Essebsi, Mustapha Ben Jaafar, Bechir Ben Yahmed, Omar S’habou, Mohammed Talbi, et bien d’autres encore, ainsi que les continuateurs d’une lignée de grands serviteurs de l’Etat, intègres et patriotes comme Hedi Nouira, Bahi Ladgham, Mongi Slim, Taieb M’hiri, Ahmed Ben Salah, Mansour Moalla, Rachid Sfar, Azzouz Mathari, Mohammed Jgham, Mohammed Ghannouchi, pour n’en citer que les plus emblématiques…

Que tous les authentiques patriotes et démocrates de notre pays sachent que l’écrasante majorité des militants du RCD – il faut en exclure les thuriféraires, les mercenaires et les acolytes – sont dans un état d’exaspération et de révolte avancée et que leur apparente discipline actuelle n’est que le reflet et la conséquence du régime de terreur et de délation que Ben Ali a établi et dont les destouriens sont aussi les victimes.

Frémissements d’exaspération
Un des exercices favoris actuels des militants destouriens quand ils se sentent à l’abri d’un délateur des leurs, consiste à s’échanger les informations relatives aux derniers exploits des Trabelsi, des Ben Ali et des gendres de ce dernier en matière de pillage des richesses, des ressources et des moyens de production du pays. Les débats d’idées leur sont inconnus. Ils ne sont exhumés- et encore !- qu’à l’occasion des joutes électoralistes où tout s’achète et se vend. Le forfait, inqualifiable, actuellement à l’ordre du jour des conversations inter-destouriennes dans la région du Sahel principalement a trait à l’opération d’appropriation par Belhassen Trabelsi, frère de Leila Ben Ali, et ses deux associés, Hamadi Touil et Hakim H’mila, de la colline à vocation agricole qui surplomb le port d’El Kantaoui. Un espace féerique avec vue imprenable comme on dit. Première phase : les trois associés groupés en une société de promotion immobilière dont H’mila est le gérant achètent ce terrain de 34 hectares de ses propriétaires pour 4 millions de dinars. On imagine mal un des propriétaires oser refuser de vendre sa parcelle à Belhassen Trabelsi. Deuxième phase : par décret rapidement décidé, rapidement conçu et rapidement promulgué, le terrain est déclassé et devient à vocation urbaine. Troisième phase : l’autorisation de lotissement qui prend, normalement, un délai de quelques années, est consentie en trois mois seulement à la société : du coup la valeur du terrain acquiert une plus value équivalente à dix fois son prix de vente. Quatrième phase : aussitôt l’autorisation du lotissement obtenue, Belhassen Trabelsi et Hamadi Touil qui ne font en réalité qu’une seule et même personne - le deuxième servant de prête nom au premier - vendent leur part à H’mila pour la bagatelle de 42 millions de dinars ! Bien entendu H’mila ne déboursera pas un seul millime pour payer ses deux associés. Il obtiendra sans aucune difficulté un prêt bancaire conséquent contre lequel il a donné un privilège consistant en un vieux dépôt situé à M’saken et ne valant pas plus de 200000 dinars ! Ultime phase : Zine est invité à prendre connaissance du butin. Ayant eu vent de son arrivée par la police routière qui a découvert sur l’autoroute le convoi présidentiel, les autorités régionales se sont mis en état d’alerte et ont cru bon de se préparer à l’accueillir comme il se devait. Peine perdue : ils seront renvoyés sans égards à leurs officines sous prétexte que la visite était privée. De fait elle l’était. Ben Ali y a acquis, à titre de cadeau bien entendu, le plus beau lot d’une surface d’un hectare. Imagine-t-on- Habib Bourguiba, autorisant, couvrant et profitant d’une opération typiquement mafieuse où les rouages de l’Etat ont été instrumentalisés sans vergogne pour sa finalisation ?
Deuxième forfait qui fait les commentaires enragés - mais malheureusement impuissants- des destouriens : l’affaire de l’hôtel « Aldiana ». Situé à Djerba, il appartient à la société « Tunis Air », laquelle, dans le cadre de sa restructuration à la suite des déficits cumulés qui ont failli la mettre à genoux, a décidé de le vendre. L’avis d’appel d’offres a abouti à la cession de l’hôtel au plus offrant qui se trouvait être l’inévitable Belhassen Trabelsi pour la somme de 9 milliards de dinars, dépassant d’1 million de dinars un autre acquéreur potentiel. Aussitôt après Belhassen procède dans l’urgence à une expertise pour évaluer la valeur réelle de l’hôtel qu’il établira autoritairement à 3 millions de dinars seulement. Il exige ensuite la convocation d’un conseil interministériel aux fins de réviser à la baisse l’opération de vente et de la valider au niveau établi par l’expertise, soit 3 millions de dinars.

Sadok Rabah alors ministre des transports et bien qu’impliqué lui aussi dans plus d’une illicite
opération d’enrichissement personnel, sans aucun doute excédé par tant de rapine, refusa de cautionner l’opération. Résultat : il n’est plus ministre. Et la menace publiquement proférée contre lui par Belhassen de le « niquer » s’est accomplie. Nul doute que l’opération va incessamment être validée après la nomination, à cette fin, de Abderrahim Zouari, l’homme à tout faire de la clique, au ministère du transport. Et pour 3 millions de dinars comme l’exige Belhassen, alors qu’il y avait un acquéreur bancable et immédiat pour 8 millions de dinars. Conclusion : 5 millions de dinars ont glissé des caisses de l’Etat aux poches de Belhassen Trabelsi !!!

Les agissements du nouveau venu dans ce cercle du mal, Sakhr Materi en l’occurrence, époux de Nesrine, fille de Leila, constitue une autre source d’indignation, d’irritation et d’échauffement des militants. Tout le monde sait que la société étatique « Ennakl » qui commercialise la très prisée gamme de voitures de la maison « Volkswagen », après une solide opération de mise en valeur qui a coûté des dizaines de millions de dinars, lui a été cédée pour la somme de 13 millions de dinars. Mais ce que personne ne sait, c’est que le chèque de 13 millions de dinars, remis au trésor public et tiré sur la STB ( la banque de Leila, de ses frères, sœurs, gendres, neveux et nièces) est en bois. Il ne sera pas présenté à l’encaissement. C’est la règle : les Ben Ali, Trabelsi et consorts ne payent pas leurs fournisseurs qui doivent se suffire de l’honneur d’avoir parmi leurs clients un Ben Ali, un Trabelsi et, désormais, un Materi !!! Ce qui n’empêche nullement Sakhr de s’exhiber, en toute arrogance, dans une insolente « Bently» ( jumelle de Rolls Royce) argentée, agressant et humiliant ainsi les centaines de milliers de tunisiens qui peinent pour joindre chaque mois les deux bouts ou les dizaines de milliers de chômeurs et autres candidats au suicide….

Sans parler des autres opérations immobilières devenues courantes, banales et qui traduisent en fait une compétition effrénée entre les uns et les autres pour qui a le plus beau palais, la plus coûteuse voiture et le plus solide compte bancaire. Au nez et à la barbe d’une opinion publique tunisienne parfaitement consciente et parfaitement blessée dans sa citoyenneté. Dernières opérations immobilières en date : le palais que Ciryne Mabrouk, fille de Ben Ali s’est fait construire sur le port punique à coté de celui de Abdallah Kallel et entièrement conçu et exécuté par des italiens et avec des matériaux italiens. A lui seul le marbre a coûté près d’un million de dinars. Les documents bancaires attestant l’opération le prouvent. Quant aux deux résidences de rêve à Hammamet que la famille « Feuillates », qui a fait fortune dans le commerce des armes, possède à Hammamet au bord de la mer, elles ont été achetées la première par Dorsaf Ben Ali et Slim Chiboub pour 2 millions de dinars et la deuxième par Ciryne Ben Ali et son époux Marouane Mabrouk pour cinq millions de dinars grâce à un transfert parfaitement illégal par le biais de la Banque Centrale.

La bastille se lézarde…
Comment voudrait-on que face à ce fou déferlement de la démesure, de l’outrance et de l’insolence, une lame de fond de mécontentement et de sourde rage ne gagnât pas non seulement l’opinion publique tunisienne mais aussi le RCD dont les militants ne s’y sont pas engagés pour couvrir ce genre de crimes contre la nation ? Une rage sourde et donc impuissante ? Pas si sur ! De rentrée, la rage commence à s’extérioriser. Et c’est un fait d’une grande signification que nous allons révéler. Il s’agit du premier acte de désobéissance politique des militants contre un oukase de Zine et de sa femme. Celle-ci ayant propulsé l’une des animatrices de son association « caritative » « Basma », Secrétaire Générale du Comité de Coordination de Ben Arous, les militants de la région se sont dressés comme un seul homme pour récuser cette nomination et sont allés jusqu’à se barricader à l’intérieur du siège du comité en signe de refus résolu d’une telle supercherie et d’une telle insulte à leur dignité de militants ! Et Ben Ali de reculer. Il a surtout peur d’une contagion. Mais ce signifiant fait d’arme ne va pas manquer, à coup sur, de faire tâche d’huile tant le bouillonnement des militants, à travers toute la république, est à son acné.

L’appareil sécuritaire Présidentiel qui connaît à la loupe les plus infimes détails des tromperies de la Mafia n’est pas en reste. Constitué, pour l’essentiel, de cadres et d’agents issus du peuple - Ben Ali ne couvrant de privilèges et d’honneurs que les cadres supérieurs, avant de les jeter en pâture - le corps de la police est désormais, lui aussi, traversé de la même lame de fond d’exaspération. Surtout après l’innommable forfaiture qui a conduit Nabil Abid, haut cadre de la sécurité Présidentielle, en prison. De quoi s’agit-il ?

Nabil Abid était jusqu’à sa toute récente mésaventure un des cadres les plus en vue du système sécuritaire présidentiel. Les militants islamistes le connaissent pour être l’un des plus impitoyables tortionnaires. C’est dire qu’il est impliqué jusqu’à la moelle des os dans un système dont la survie conditionne la sienne propre. Et pourtant, il n’avait pas pu réprimer un cri de révolte et de désespérance quand il avait vu Leila Ben Ali clore la campagne officielle du candidat-président avec tous les égards et les honneurs dus à un homme d’Etat alors qu’il savait mieux que quiconque ce qu’est et ce que fait Leila. En plus du fait que sur le plan statutaire et institutionnel elle n’avait aucun titre qui la qualifie à une telle posture étatique. « C’en est fini de la République ! » s’est-il publiquement exclamé à la clôture du meeting… Et c’en sera fini aussi de sa « brillante» carrière ! Il se retrouvera, quelques jours plus tard, derrière les barreaux avec une charge de corruption sur la base d’un dossier qui aura été entre-temps savamment ficelé ! Un séisme au vrai sens du mot frappera instantanément l’appareil sécuritaire dont les ondes de choc parcourront toutes les strates de l’édifice jusqu’au bas de l’échelle. Hauts cadres, cadres et agents de la sécurité de l’Etat s’étaient sentis du coup insécurisés ! Ce qui est le paradoxe même. Nabil Abid l’intouchable est touché ! Demain ce sera aussi leur tour, quel que soit le zèle dont ils puissent faire preuve au service de Ben ALI. D’autant que le cas Abid est venu s’ajouter à une série d’autres cas similaires dont d’éminents et respectés cadres de la Sécurité de l’Etat auront été les victimes, à commencer par le plus illustre d’entre eux, l’intègre et patriote chef de la sécurité nationale, Mohammed Ali Mahjoubi connu sous le pseudonyme de Chedly Hammi, horriblement brisé pour avoir justement attiré l’attention de Ben Ali -déjà !- sur les agissements de celle qui n’était à cette époque que sa maîtresse !

Et la liste des brisés est impressionnante : Salah Laouani, Tawfik Dimassi, Ezzedine Jnayeh, Jalel Boudrigua, Khemaies Abdelgaffar, tous ont vu leur carrière détruite et leur dignité rabaissée pour avoir voulu être autre chose que des exécutants des basses oeuvres ! L’onde de choc était telle que Ben Ali a été contraint quelques semaines seulement après avoir mis Abid en prison de faire marche arrière, de le libérer et de lui promettre quelques compensations financières et professionnelles mais en dehors du corps de la sécurité.Il est actuellement en poste au Yémen… Le mal est fait toutefois ! Un mal qui s’est, en fait, progressivement densifié au fur et à mesure que Ben Ali multipliait les forfaits, les injustices et les décisions arbitraires et que, surtout, il couvrait les méfaits et les pillages de sa clique dont aucun détail n’échappaient aux agents de la sécurité. C’est la douleur de se sentir assimilés à des boucliers mécaniques d’une mafia qui leur devient de plus en plus insupportable. Et voici que, suprême humiliation, on nomme à la tête de leur Ministère un anonyme petit fonctionnaire dont la seule référence connue avant d’avoir été longtemps conseiller de Ben Ali au Palais de Carthage, ( conseiller en quoi ? Nul ne le sait) président du comité culturel de Béja !!! M. Rafik Bel Haj Kacem, en l’occurrence ! Sans parler de la risée qui a saisi la masse des militants à l’annonce de la nomination de Abdelbaki Hermassi comme Ministre des Affaires Etrangères et pour occuper le fauteuil que Mongi Slim, Habib Bourguiba jr, Mohammed Masmoudi, Habib Chatty en tre autres avaient, avec le brio que l’on sait, honoré avant lui…

Il ne serait pas exagéré d’affirmer que désormais un rapport de défiance semble s’être irrémédiablement installé entre Ben Ali et la Police. Une preuve ? Sait-on que lorsqu’il lui arrive - de plus en plus rarement tant il est habité d’une obsessionnelle peur – de faire un déplacement en dehors du palais de Carthage, Ben Ali exige que l’équipe qui assure sa sécurité à l’aller ne soit pas celle qui le fait au retour ? C’est tout dire de la « confiance » qui le lie désormais à son dispositif sécuritaire, pourtant ultrasophistiqué !

Ce n’est pas uniquement en Asie qu’un tsumani s’est levé, mais un autre tsumani, fait d’indignation, de courroux, d’irritation et de pré révolte, est en train de se lever en Tunisie, des profondeurs des deux bastilles que Ben Ali a cru avoir édifiées de telle sorte qu’elles soient imprenables : le RCD et la POLICE ! Nous y reviendrons.

http://www.elmandjra.org/les_doustouriens_democrates_160405.htm


OU EST PASSEE LA FORTUNE D'ABDERRAHMANE TLILI ?

HOUCINE GHALI, Genève

Le 2 juin 2004, la Chambre criminelle du Tribunal de Première instance de Tunis a condamné Abderrahmane Tlili à 9 ans de prison ferme et à une amende de 44 millions de dinars ainsi que 6 millions 700 mille dinars avec ses deux coaccusés, Mounir Sahnoun et Hafedh Chabchoub.

L'accusation objet de cette condamnation consiste en délit d'abus de pouvoir en tant que président-directeur général de l'Office de l'aviation civile et des aéroports (OACA), de non déclaration de bien à l'étranger et de tentative de cession de ces biens sans avoir demandé l'autorisation préalable de la Banque centrale, comme le stipule la loi (Réalités , n°963, du 10 au 16 juin 2004).

Il faut d'abord préciser qu'il ne s'agit nullement de tentative de cession de biens à l'étranger, puisque ces biens, deux immeubles, de 7 étages chacun, situés aux 24 et 26 rue des Deux-Pont à Genève, ont été bel et bien vendus le 26 septembre 2003 pour la somme de 6.250.000 francs suisses (équivalant aujourd'hui à 6.500.000 dinars) à François et Cédric STUTZ bien qu'Abderrahmane Tlili fût, au moment de la transaction, incarcéré à la prison civile de Tunis depuis le 17 septembre de la même année.

Le contrat de vente à été finalisé par Me Pierre-Philippe Rigaud, à Genève et Abderrahamane Tlili a été représenté par Michel Rethoret, le gestionnaire de ses affaires depuis longtemps et son homme de confiance, président d'administration de la fiduciaire et société anonyme SOGEFCO SA, au 42 rue du 31 Décembre, à Genève.

Michel Rethoret a procédé à la vente de ces deux immeubles avec une procuration d'Abderrahmane Tlili a prétendu avoir signée à Tunis et qui n'est pas légalisée par un notaire ou autorité compétante. Michel Rethoret a donc encaissé l'argent qui est aujourd'hui en rade puisque ni le gouvernement ni la justice tunisiens n'ont jamais réclamé, jusqu'aujourd'hui, la fortune de Tlili placée à Genève bien que le droit le leur permît.

Mais ce que ni la justice ni le gouvernement trunisiens ne savent guère, ou ignorent de savoir, c'est qu'Abderrahmane Tlili possédait aussi un immeuble de grand standing comprenant 55 appartements et locaux commerciaux aux 3, 5 et 7 route de Saint-Cergue à Mies, canton de Vaud (Lausanne), à 10 kms de Genève. Acheté en 1996 pour la bagatelle de 8 millions de francs suisses, cet immeuble a été vendu en 1999 pour pas moins de 10 millions. Et c'est Me Pierre André Visinand, notaire à Nyon, ville entre Genève et Lausanne, qui a finalisé cette vente.

En plus de toute cette fortune en liquide, Abderrahmane Tlili possédait une société de distribution, représentation, commerce, commissionnement et courtage de tous produit, la EURABCOM SA qui était située chez Fiducior SA, 43 rue du Rhône à Genève(http://rc.ge.ch, site officiel de l'Etat de Genève). Cette société, qui a été inscrite au Registre du commerce de Genève le 30 janvier 1975 déjà, a servi à Abderrahamane Tlili pour planquer ses commissions et ses trafics illicites lorsqu'il était PDG à l'Office national de l'huile (ONH), puis à la Société de transport pétrolier saharien (TRAPSA), puis à la compagnie italo-tunisienne de pétrole (SITEP) et enfin à l'Office de l'aviation civile et des aéroports (OACA) qui l'a rejoint début 2000.

L'EURABCOM SA a été radiée le 22 octobre 2002, donc ses activités ont couvert toutes les périodes où Abderrahmane Tlili fut PDG de toutes les sociétés du secteur public tunisien jusqu'à cette date. Et c'est par l' intermédiaire de cette société qu'il a pu donner libre cours à ses vols, aux détournements d'énormes sommes d'argent public.

Pourquoi le gouvernement tunisien ne fait rien pour rapatrier la fortune de Tlili comme le droit international le lui permet?

Lors des investigations dans l'affaire de blanchiment d'argent dans laquelle est impliqué Abderrahamane Tlili, la police judiciaire genevoise a alerté via Interpool, les autorités politique et judiciaire tunisiennes mais n'a jamais reçu de réponse.

De même, l'ancien ambassadeur, représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations Unies et des Organisations internationales à Genève, Hbib Mansour, et l'actuel ambassadeur à Berne, Afif Hendaoui ont été aussi alertés pour s'occuper de l'affaire Tlili qui est l'objet d'un procès devant la Chambre d'accusation du Tribunal de Première Instance de Genève. Ils ont répondu que leur fonction ne leur permet pas de s'en mêler!!

Tunisnews du 17 mars 2006


TUNIS - Le gouverneur Daouas "saute" sur les créances douteuses
 
Le remaniement ministériel du 14 janvier et le limogeage du gouverneur de la Banque centrale, Mohamed Daouas - remplacé par le ministre des finances, Taoufik Baccar - semble lié à la divulgation de la liste des "127" plus gros débiteurs bancaires du pays.
Une fuite qui est intervenue au moment où le président Ben Ali avait accepté une véritable "impunité bancaire": dans la loi de finances 2004, les banques avaient été autorisées à déduire de leur assiette imposable l'ensemble des créances des "petits" débiteurs (comprenez les "127" de la nomenklatura locale).
Le nouveau ministre des finances est Mounir Jaïdane, précédemment au budget.

© Maghreb Confidentiel N° 632
15 janvier 2004

30/01/2004 - Lors d'une cérémonie organisée sous la présidence du Chef de l'État, M. Taoufik Baccar, nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct), a prêté serment devant le Président de la République.

En fait, TUNISNEWS a reçu le 15 janvier la première partie de cette fameuse liste des 127 personnes (et groupes) les plus endettés en Tunisie. Cette liste circulait sous le manteau depuis plusieurs semaines dans le pays et il s’avère que le limogeage du gouverneur de la Banque Centrale Mohamed  Daouas annoncée le 14 janvier 2004 par les médias officiels est bien dû à sa divulgation.
Un ami citoyen a eu la l’amabilité et la gentillesse de recopier les 27 premiers noms figurants sur cette liste (à partir d’une photocopie de très mauvaise qualité faite à son tour à partir d’autres photocopies) et de l’envoyer à la rédaction de TUNISEWS. Il s’excuse des lettres manquantes (illisibles dans la copie en sa possession) de certains noms.

  Groupe Engagements bancaires
(en milliers de dinars)
1ere banque créditrice 2eme banque créditrice Banque à la tête
du pool bancaire
Banque Engagements Banque Engagements
1 Groupe Neji Mhiri 333 174 STB 63 033 BS 42  845 AB
2 Groupe Poulina 307 781 AB 62 745 BNA 41 088 BNA-BIAT
3 Tahar Atrous 229 737 UIB 89 178 BNA 86 978 STB
4 Groupe BATAM 197 714 STB 27 774 AB 26 008 UBCI
5 Moncef Mzoughi et Sadok Mzabi 186 095 BNA 33 239 BT 28 464 BS
6 Mohsen Hachicha (Electrostar) 180 878 BIAT 101 522 AB 20 790 BIAT
7 Lotfi Abdennadher 180 599 BIAT 34 937 UIB 27 677 BIAT
8 Taoufik Chaïeb 140 591 BIAT 31 626 ATB 29 684 ATB
9 Abdessalem Afass 130 845 UIB 23 835 AB 18 859 BIAT
10 Les héréditaires d'Ali Mhenni 117 816 UIB 68 044 STB 42 245 STB
11 Groupe Med Ali MABROUK 117 289 BT 54 568 STB 34 029 BT
12 Groupe Nouri Châabane 116 297 BT 20 386 BIAT 19 825 BIAT
13 Jalel ben Aissa 106 895 BS 49 978 STB 21 150 BS
14 Amor MESSI 104 772 UIB 35 326 BS 32 185 UIB
15 SFBT - Hammadi Bousbiâa 102 709 BT 40602 BNA 30 008 BNA
16 Groupe Mohamed Loukil 102 376 UIB 26277 BIAT 25 168 BIAT
17 CTKD 92 532 STB 28 433 BTKD 17 689 BIAT
18 Abdelkader Hamrouni 88 612 BT 21 454 ATB 17 375 ATB
19 Said Boujbel 84 424 STB 38 664 BS 27 937 BS
20 Youssef Ltaief 79 034 BS 17 241 STB 16 947 BH
21 Said charchari 77 524 BT 56 884 AB 8 043 BT
22 Mohamed Chabchoub et Jamel Arem 76 985 STB 20 039 BIAT 16 118 STB
23 Monji Loukil 76 500 STB 27 953 BT 25 510 AB
24 Tarak Cherif 75 076 BNA 19 212 STB 14 360 BNA
25 Groupe Mohamed Hedi ben .... 73 996 STB 15 881 BIAT 13 381 BIAT
26 G .Mohamed Dass ? 73 952 STB 32 470 BS 12 850 STB
27 Lazhar sta... 70 088 STB 31 829 BS 12 886 BS
28 Tahar Fourati 67 867 STB 26 797 BS 23 882 BS
29 Mourad Mhenni 67 141 STB 33 301 BS 14 301 BS
30 Jilani Atia 66 173 STB 41 789 BT 7 868 STB
31 Adel Bousarsar 65 363 BIAT 22 767 AB 10 144 BIAT
32 Fethi Mzabi 62 628 AB 21 164 UIB 12 451 UBCI
33 Bechir Khalfallah 62 402 STB 40 431 BT 14 002 STB
34 Mohamed Meddeb 61 422 BS 24 267 AB 17 437 BS
35 Aziz Miled 57 823 BIAT 41 099 UIB 12 040 BIAT
36 Hassine Doghri (carte) 56 593 BS 23 522 BNA 14 222 BS
37 L'Arabolybienne d’investissement 55 230 STB 54 858     STB
38 Med et abdelaziz Bouzguenda 51 617 BIAT 36 410 BNA 11 914 BIAT
39 Abdelmajid Bouchammaoui 49 901 ATB 15 842 UIB 15 747 ATB
40 Zine El Abidine Ben Mahmoud 48 909 BH 34 118 STB 6 869 BH
41 Farid Abbes 48 700 AB 14 675 UIB 14 756 BNA
42 Chedli Mhirsi 48 162 UIB 20 773 AFC 9 063 UIB
43 Raouf Kateb 47 707 BT 19 083 BNA 11 632 BIAT
44 Mustapha Souid 46 852 STB 23 870 BNA 10 760 BFT
45 Doureid Ammar 43 500 AB 19 799 BIAT 7 608 AB
46 Moncef Sellami 41 481 BIAT 10 529 BT 5 767 BIAT
47 Khaled Chahed 41 332 BIAT 12 331 AB 10 005 BIAT
48 Hedi Ben Ayed 41 165 BS 23 723 BIAT 5 044 BS
49 Nacer Ben Ghorbel 40 878 BIAT 8 095 BS 6 643 BIAT
50 Groupe Mohamed Lamouni 39 468 BT 16 054 STB 14 738 BIAT
51 Groupe Atef ben Slimene 38 787 UIB 37 158 STB 1 256 UIB
52 Mohsen Allani  38 433 UBCI 6 932 BNA 6 354 UBCI
53 Mokhtar Zarrouk 38 252 BH 17 276 BS 11 683 BS
54 Youssef Bayahi 38 244 ATB 16 122 AB  6 371