Les Archives du "Changement du 7 Novembre" ou Les tentacules de la pieuvre tunisienne.
Les faits et les acteurs du clan au pouvoir : magouilles, combines, corruption et intimidation.
Who's who
Les tentacules de la pieuvre tunisienne
- Zine El Abidine a eu trois filles de sa première femme Naïma Kefi (Cyrine...)
et deux filles de Leila Trabelsi (Halima...)
- Les parents de Leila Trabelsi ont eu 11 enfants elle est la cinquième et
Moncef est le cadet. Quelques noms : Belhassen, Samira, Imed, Houssem, Mourad,
Jelila, Adel...
- Chiboub, Mabrouk, Zarrouk et Jilani sont gendres des Ben Ali
- Bdiri, Meherzi, Jilani... sont gendres des Trabelsi
- Samira Maherzi est la soeur de Leila Trabelsi
- Slim Chiboub (Président de l'Espérance Sportive de Tunis, membre du comité
exécutif de la FIFA, premier vice-président du CNOT, United...) est le gendre de
Zine El Abidine Ben Ali
- Slim Zarrouk (Sotetel, La Ceramic...) est le gendre de Zine El Abidine Ben Ali
- Mohamed Marouene Ben Mohamed Ali Mabrouk (Mabrouk, Planet, Divona...) est
l'époux de Cyrine Ben Zine El Abidine Ben Ali
- Belhassen Trabelsi (Karthago, Batam...) est le gendre de Hedi Jilani
- Sofiane Ben Moncef Ben Ali est le mari de Zohra Ben Hedi Jilani
- Kaïs Ben Ali est le neveu de Zine El Abidine Ben Ali
- Moez Ben Moncef Trabelsi est le neveu de Leila Trabelsi
- Taoufik Chaïeb (Carrefour) est l'oncle maternel de Slim Chiboub
- Mohamed Bouchiha (PUP) est un cousin de Leila Trabelsi
- Hachemi Jilani (Hannibal leasing) est le fils de Hedi Jilani (Président de
l'UTICA...).
- Mohamed Mehdi Mlika, président du comité national de propreté et d'esthétique
de l'environnement, est cousin de Zine El Abidine Ben Ali
- Afif Chiboub est le frère de Slim Chiboub
- Les Mzabi sont les gendres de Taïeb Zahar (Réalités)
- Razi (Dimanche sportif) est le fils de Mohamed Ali Ganzoui (Ambassadeur à
Damas)
- Samira Belhaj Khayache (membre du Comité central du RCD, Secrétaire d'État
auprès du ministre de l'Équipement et de l'aménagement du territoire, chargé de
l'Habitat et maire du Bardo) est une amie personnelle de Leila Trabelsi
- Abderrahim Zouari (Ministre du tourisme) est le gendre d'Abdelhamid Khechine
(Hôtels Les orangers)
- Les Eltaïef sont des cousins de Zine El Abidine Ben Ali, Youssef Eltaïef
(mort) et Rekaya Becheur (morte) ont eu 6 enfants : Mohamed Ayed marié à Karola
Fuling, Slaheddine marié à Saïda Bouhejba, Raouf marié à Aida Ben Youssef, Kamel
marié à Nadia Nabli, Rafika épouse Zaddam et Jalila épouse Amara.
- Abdelkader Hamrouni est gendre des Mzabi
- Karim, Elyes et Anis sont les fils de Said et Marie Thérèse (née Wafler) Neji.
- Abdelwaheb Abdallah, ministre conseiller auprès du Président de la République.
- Abdelhamid Slama, conseiller principal auprès du Président de la République et
président du CNOT.
- Mohsen El Aroui, conseiller principal auprès du Président de la République et
ex-PDG du Magasin général.
- Dr Mohamed Gueddiche, membre du Comité central du RCD, général de division,
maire de Hammamet, président de l'Association Sportive de Hammamet (ASH) et
ministre conseiller auprès du président de la République.
- Dr Mokhtar Zbiba, directeur des services de santé du ministère de l'intérieur.
- Dr Ahmed Ghattas, directeur de l'hôpital FSI de la Marsa.
- Sadok El Ouni conseiller auprès du président de la République.
- Abdelkerim Azaïz, conseiller auprès du président de la République chargé des
combattants.
- Mehdi Hattab, conseiller auprès du Président de la République.
- Dr Mokhtar Zbiba, directeur des services de santé du ministère de l'intérieur.
- Dr Ahmed Ghattas, directeur de l'hôpital FSI de la Marsa.
- Omar Ben Mahmoud, coordinateur du 26-26
- Lamjed Hamdani, attaché auprès de la Présidence de la République.
- Zouhair Mdhaffar, membre du Comité central du RCD et directeur général de
l'Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES).
- Abbes Mohsen, membre du Comité central du RCD et maire de Tunis.
- Nejib Berriche, maire de la Marsa.
- Mohamed Haj Taïeb, maire de Sfax.
- Fethi Houidi, président du conseil d'administration d'Orascom Tunisie.
- Younes Chettali, président de la fédération tunisienne d'athlétisme et 2ème
vice-président du CNOT.
- Alya Abdallah, épouse de Abdelwahab Abdallah, directrice générale adjointe de
la STB et présidente du conseil d'administration de l'UIB.
- Tarak Bennour, haut inspecteur des forces de sécurité intérieure et de la
douane.
- Leila Khayat, présidente de la chambre nationale des femmes chefs
d'entreprises.
- Mehrez Becheikh, PDG de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA).
- Kamel Ayadi, président de l'Instance Nationale des Télécommunications (INC).
- Nabil Sahli, Directeur Général de l’unité de sécurité informatique au sein du
ministère des Technologies de la Communication et du Transport.
- Fathi Abdennadher, président du conseil constitutionnel.
- Ali Chebbi, président du conseil supérieur islamique.
- Mohamed Triki, commandant général des scouts tunisiens.
- Noureddine Ben Farhat, directeur du centre de l'information et de
documentation des associations.
- Abdelaziz Mabrouk, PDG de la SONEDE.
- Othman Ben Arfa, PDG de la STEG.
- Abdelaziz Châabane, PDG de la SNCFT.
- Habib Daldoul, PDG de la CTN.
- Khelil Belhouane, PDG de la CNSS.
- Mohamed El Louati, PDG de la STS.
- Bechir Bethabet, PDG de la SPROLS.
- Aïssa Hidoussi, PDG de la BEST.
- Mohamed Ben Ezzeddine, PDG de la TAP.
- Ghazi Jeribi, président du Conseil de la concurrence.
- Wahid Braham, DG de l'ONTT.
- Mounir Ben Miled, président de la FTH.
- Fraj Daoues, membre du conseil d'administration de la FTH.
- Adel Boussarsar (Tunisie-voyages, administrateur GAT), président de la FTAV,
son père feu Ahmed, sa mère : feue Hamida Ghariani, ses frères : Mohamed, Ali,
Abdelaziz, Ahmed (médecin vétérinaire), Ridha, Rachid et Hedi, ses soeurs :
Wassila, Rafika et Faïza.
- Neji Mhiri, industriel, hôtelier, promoteur immobilier, membre du bureau
exécutif de l'UTICA et membre du conseil d'administration de la BCT.
– Abdelhakim Khaldi, président-directeur général de l’Office des terres
domaniales.
– Mohamed Chokri Ayachi, président-directeur général de l’Office des céréales.
– Saïd Khalij, directeur général de l’Office de l’élevage et des pâturages.
- Ahmed Naïja, président-directeur de la BTS.
- Feriel Beji, PDG de l'ATI.
- Ahmed Mahjoub, PDG de Tunisie Télécom.
- Mohamed Ben Salah, Président de l'Association des journalistes tunisiens.
- Abdessalem Jrad, Sécretaire Général de l'UGTT.
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Constitution d'une SARTIDFAPR
Dénomination : Compagnie des Sans Millimes - CSM
Forme juridique : SARTIDFAPR - Société d'anonymes à responsabilité totale et
d'investissement durable faisant appel public à la raison.
Capital social : 10.000.000 d'anonymes totalement libérés au moment de la
souscription.
Siége social : Les Berges du Net Sud.
Déclaration de Principes
Dans un pays au bord de la banqueroute, il est du devoir de tout tunisien de
:
- Lutter contre la mauvaise gouvernance.
- Contribuer à la propagation de toute information crédible et fiable.
- Dénoncer le népotisme, le clientélisme, le favoritisme et la corruption.
- Boycotter les bailleurs de fonds de la dictature.
- Contribuer à établir la liste exhaustive des biens des familles
présidentielles et des familles parentes et alliées.
- Démasquer les barons du marché parallèle.
- Expliquer les dessous de l'opacité bancaire, des magouilles financières et des
ententes concernant l'offre et les prix.
- Élargir la contestation populaire au domaine économique en favorisant
l'émergence d'une culture de consommation responsable et revendicatrice.
- Dresser un annuaire des entreprises et des clans impliqués dans le financement
direct ou indirect de la dictature : Les pages kraft.
- Comprendre et analyser le marasme économique tunisien par des études sérieuses
et argumentées.
- Protéger l'épargne nationale et éclairer les petits porteurs de titres
financiers.
- Constituer des dossiers à charge des profiteurs et des instigateurs du pillage
des biens publics et des responsables de la stagnation économique.
- Emmerder d'avantage les sangsues et les mercenaires.
Les pages kraft
Premier Ministère - Direction générale de la privatisation - 4, rue
Ibn Nadim Mont Plaisir 1073 Tunis - Tél. 71282467 - Fax 71281675.
Cepex : Centre de promotion des exportations - Centre urbain nord 1080
Tunis - Tél. 71234200 Fax 71237325 - 71237114 -
e-mail -
site web
Famex : Fonds d'accès aux marchés extérieurs - Centre urbain nord 1080
Tunis - Tél. 71231031 Fax 71231951 -
e-mail -
site web
Société des Services Nationaux et des Résidences : (ex Montazah Gammarth)
SA 19.291.180 DT - Immeuble Jrad - Les Berges du Lac Tunis
Planet Tunisie : 41, avenue Kheireddine Pacha 1002 Tunis Belvédère
site web
Divona Télécom : 41, Avenue Kheireddine Pacha, 1002, Tunis Belvédère
Tunisiana : 11 rue 8607 Z.I. Charguia I 2035 Tunis Carthage
site web
Karthago Group : 8 bis rue Mustapha Sfar 1002 Tunis Belvédère - Tél. :
71798007 - Fax : 71789664
site web
GIPA : Route de Sousse km25 Foundouk Jedid 8012 Tunisie
Somocer : Route de Sfax Menzel El Hayett 5033 Monastir - Tél. :
73410416/417/469 Fax : 73410401/100
e-mail
Centre commercial Carrefour : Route de la Marsa, Tunis - Tél. 71765000
Boutique Lacoste : Centre "Lac Palace" - Passage du lac Volta
Tahar Atrous : Société Afrique Auto - Industries Mécaniques Maghrébines
(Kairouan) - Isuzu, General Motors et Opel - Zone industrielle Tunis Carthage -
BP 189 - Tél. 71940514 - 71941411 - Fax 71941411 - E-mail :
e-mail
Alpha Ford : Concessionnaire agrée Ford - Autoroute A1. Sortie Hammam-Lif
- Tél. 74460640 - Fax 74460641
Stafim Peugeot : Rue du Lac Léman Les Berges du Lac 1053 Tunis - Tél.
71860444 - Fax 71862303
site web
Ennakl : Concessionnaire Renault, Wolkswagen, Audi - SA 12.200.000 dinars
Zone industrielle La Charguia II 1080 Tunis cedex - B.P. 129
Le Moteur : SA représentant général de Fiat - Zone industrielle La
Charguia 2035 Tunis - Tél. 71205502 - Fax 7120522 - 71205333
Groupe Zouari (Moez et Maher Zouari): 42 magasins franchisés Franprix
(enseigne de Casino) à Paris (actionnaire en moyenne autour de 65 % et employant
750 personnes dont 280 Tunisiens), un magasin Bricorama et les deux enseignes
Orchestra et Sinequanon. Gérant de Bonprix (43 points de vente et 13.000
articles).
Groupe Hachicha (Fethi Hachicha): LG, Ripolin, Nekstweb, OpenNet,
l’Affiche Tunisienne, Electrostar...
Groupe ABS (Atef Ben Slimane): Samsung, Zanussi, Arthur Martin,
Electrolux... Zâarour Menzel Bourguiba - Tél. 72464066 - Fax 72464400
e-mail
S.A.V. Samsung - Zone industrielle Charguia I - Tél. 71808912 - 72464066
Fax 71807031 - 72464400
e-mail
Chimicouleurs emballages : Route de Mornag km 9 Ben Arous 2013 - Tél.
71398300
IDEAL SANITAIRE : Usine et Siège: B.P 142 - 1135 Nâassen Tunisie - Tél.
71 398 114 - Fax 71 398285
e-mail
SIAME : Z.I. Grombalia 8030 - Tél. 72 255 700 - 72255065 Fax 72 255 811
e-mail -
site web
Ets Hedi Ben Ayed : Tunis 1 Tél. 71257429 - 34, Rue Ibn Khaldoun Tél.
71256126 - Palmarium Tél. 71353667 - El Ouardia Tél. 71393222 - Rte de Mégrine
Z4 Tél. 71425481 Le Kram Tél. 71734145 - La Marsa Tél. 71749466 - Ben Arous Tél.
71382959 - Nlle Z.I. Ben Arous Tél. 71387056 - Zaghouan Tél. 7267656x Hammamet 1
Tél. 72283103 - Hammamet 2 Tél. 72282775 - Nabeul Tél. 72271785 - Jerba Tél.
75621762
BIAT : SA 100.000.000 DT - 70-72 avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis
STB : SA 124.300.000 DT - Rue Hedi Nouira 1001 Tunis - Tél. 71340477 Fax
71340009 -
e-mail -
site web
S.G.E. Whirpool (Tarek Cherif): Z.I. Ben Arous - B.P. 295 - Tél. 71380134
Fax 71385577 -
site web
Lee Cooper - Boulevard de l'environnement 7070 Ras Jebel
Bank of Valetta : 1 Le Capitole du Lac, Berges du Lac 2045 Tunis - Tél.
71962228 - Fax : 71962291
e-mail
IntesaBCI : Blue Center - Rue du Lac Constance, Berges du Lac 2045 Tunis.
Restaurant Spoon-Carthage : Villa Didon - Tél. 71733433 Fax 717333488
e-mail
site web
Pâtissier Traiteur Le Nôtre (Ben Yedder) : 37 avenue Ahmed Tlili El
Menzah V Tunis - Tél. 71234261
Baguette & Baguette : Centre X, Avenue de Paris, Avenue de la liberté,
Les Berges du Lac, La Marsa, Carrefour, El Mourouj, Charguia II, Lac Palace
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Belhassen
Trabelsi a fréquenté l'université Ben Aknoun en Algérie, pendant la période
où Khaled Ben Said (Tortionnaire) et Hela Rokbi (Contorsionniste et animatrice
télé) poursuivaient leurs études ! Flic ?
- Karthago airlines : 4 Bœing 737-300 d’une capacité de 148 sièges chacun et un
staff technique et administratif de 140 personnes.
- Terrain agricole de 200 hectares irrigués limitrophes du Mejreda à Sidi Thabet
entre autres.
- Radio Mosaïque : Dossier de crédit (500.000 dinars) déposé au nom de Belhassen
Trabelsi et Lotfi Abdennadher chez la Banque de l'Habitat.
- Karthago Hôtels : 4 à Sousse, Sidi Bou Said, Jerba et Hammamet. Centres
commerciaux, patinoire (Blue ice)...
- Karthago éditions touristiques : La revue Profession Tourisme, Images de
Tunisie (Français et anglais)
- Agences de voyages : Easy tours...


Karthago Airlines en Bourse
1,2 million d'actions en vente à partir du lundi 18 juillet
La
compagnie aérienne du groupe Karthago entre en bourse en lançant une OPV portant
sur 1,2 million d’actions (soit 12% du capital), cette introduction devrait
permettre d'augmenter sa notoriété et lui donnera la possibilité de financer son
développement grâce à des ressources levées sur le marché financier.
Karthago Airlines a annoncé jeudi 14 juillet avoir obtenu le visa du Conseil du marché financier pour son offre publique de vente (opv) et à l’admission de ses actions au premier marché de la Bourse. La filiale du groupe karthago a obtenu une «dérogation spéciale» pour ne diffuser dans le public que 12% (soit 1,2 million d’actions) au lieu de 20% de son capital.
L’OPV
sera ouverte au public du lundi 18 au vendredi 29 juillet inclus. En fait, la
cession portera sur 20% des actions, 12% seront proposés au public et 8% seront
placés auprès d’investisseurs institutionnels et étrangers. Le prix de vente de
l’action a été fixé à 4,8 dinars pour un nominal de 1 dinar. «C’est pour la
première fois qu’une société fixe un nominal de 1 dinar comme l’a toujours
souhaité la Bourse » pour favoriser l’adhésion du public, souligne M.Hamza Knani,
président de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).
D’après une note de MAC sa, l’intermédiaire qui pilote l’entrée de Karthago
Airlines en bourse, «l’analyse des forces et des faiblesses de Karthago Airlines,
des opportunités et des menaces de son environnement et de l’horizon des
prévisions a fait ressortir un taux d’actualisation de 14,175%» équivalent à «un
taux sans risque de 6% des emprunts de l’Etat BTA sur 5 ans, majoré d’une prime
de risque de 8,175% » et correspondant «au rendement exigé par un actionnaire
pour l’investissement dans la société en tenant compte des risques qui lui sont
inhérents».
Certes, «Karthago Airlines n’a rien à gagner de cette introduction en bourse sur
le plan fiscal puisque l’entreprise est totalement exportatrice», souligne M.
Belhassen Trabelsi, président directeur général de la compagnie aérienne et du
groupe de même nom. Toutefois, si karthago Airlines s’est imposé ce «défi »
c’est pour «accroître sa notoriété, et accéder à des sources de financement pour
financer son développement et participer à la dynamisation de la Bourse », note
M. Belhassen Trabelsi.
Créée en août 2001 et devenue opérationnelle en mars 2002, Karthago Airlines
détient 10,19% du marché du charter (en nombre de vols, et 9,41% en nombre de
passagers) en 4ème position derrière Tunisair (35%), les compagnies étrangères
(34%), Nouvelair (19%) et loin devant Tuninter (2%).
Après avoir doublé en 2003, par rapport à la première année d’activité (passant
de 27,7 millions à 54,2 millions de dinars), le chiffre d’affaires a progressé
de 47% pour atteindre 79,5 millions de dinars, en 2004 –avec un résultat net de
3,1 millions de dinars. «Nous avons gagné de l’argent dès la première année »,
rappelle le pdg de karthago Airlines.
Et pour bien démontrer que l’entreprise est performante, son directeur général,
M. Mehdi Gharbi met en avant deux paramètres : le nombre de vols par avion et
par an –il est de 2700 pour Karthago Airlines, là où on considère qu’une «
entreprise est performante à partir de 2300 heures de vol »-, et le nombre de
salariés par avion –de 67, alors que la norme se situe dans la fourchette 70-90.
Compte tenu des «perspectives prometteuses» de l’évolution du trafic aérien
international, karthago Airlines a arrêté une stratégie visant «à consolider sa
position sur le marché», à porter sa flotte à 7 avions en 2007 et à diversifier
ses marchés.
18-07-2005- ©webmanagercenter ________________________________________________________________________________________________________________________
Décollage ou délestage : Tunis Air Versus Karthago Airlines
TUNIS - Le gouverneur Daouas "saute" sur les créances douteuses
Le remaniement ministériel du 14 janvier et le limogeage du gouverneur de la
Banque centrale, Mohamed Daouas - remplacé par le ministre des finances, Taoufik
Baccar - semble lié à la divulgation de la liste des "127" plus gros débiteurs
bancaires du pays.
Une fuite qui est intervenue au moment où le président Ben Ali avait accepté une
véritable "impunité bancaire": dans la loi de finances 2004, les banques avaient
été autorisées à déduire de leur assiette imposable l'ensemble des créances des
"petits" débiteurs (comprenez les "127" de la nomenklatura locale).
Le nouveau ministre des finances est Mounir Jaïdane, précédemment au budget.
©
Maghreb Confidentiel N° 632
15 janvier 2004
30/01/2004 - Lors d'une cérémonie organisée sous la présidence du Chef de l'État, M. Taoufik Baccar, nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct), a prêté serment devant le Président de la République.
En fait, TUNISNEWS a reçu le 15 janvier la première partie de cette fameuse
liste des 127 personnes (et groupes) les plus endettés en Tunisie. Cette liste
circulait sous le manteau depuis plusieurs semaines dans le pays et il s’avère
que le limogeage du gouverneur de la Banque Centrale Mohamed Daouas annoncée le
14 janvier 2004 par les médias officiels est bien dû à sa divulgation.
Un ami citoyen a eu la l’amabilité et la gentillesse de recopier les 27 premiers
noms figurants sur cette liste (à partir d’une photocopie de très mauvaise
qualité faite à son tour à partir d’autres photocopies) et de l’envoyer à la
rédaction de TUNISEWS. Il s’excuse des lettres manquantes (illisibles dans la
copie en sa possession) de certains noms.
| Groupe |
Engagements bancaires (en milliers de dinars) |
1ere banque créditrice | 2eme banque créditrice |
Banque à la tête du pool bancaire |
|||
| Banque | Engagements | Banque | Engagements | ||||
| 1 | Groupe Neji Mhiri | 333 174 | STB | 63 033 | BS | 42 845 | AB |
| 2 | Groupe Poulina | 307 781 | AB | 62 745 | BNA | 41 088 | BNA-BIAT |
| 3 | Tahar Atrous | 229 737 | UIB | 89 178 | BNA | 86 978 | STB |
| 4 | Groupe BATAM | 197 714 | STB | 27 774 | AB | 26 008 | UBCI |
| 5 | Moncef Mzoughi et Sadok Mzabi | 186 095 | BNA | 33 239 | BT | 28 464 | BS |
| 6 | Mohsen Hachicha (Electrostar) | 180 878 | BIAT | 101 522 | AB | 20 790 | BIAT |
| 7 | Lotfi Abdennadher | 180 599 | BIAT | 34 937 | UIB | 27 677 | BIAT |
| 8 | Taoufik Chaïeb | 140 591 | BIAT | 31 626 | ATB | 29 684 | ATB |
| 9 | Abdessalem Afass | 130 845 | UIB | 23 835 | AB | 18 859 | BIAT |
| 10 | Les héréditaires d'Ali Mhenni | 117 816 | UIB | 68 044 | STB | 42 245 | STB |
| 11 | Groupe Med Ali MABROUK | 117 289 | BT | 54 568 | STB | 34 029 | BT |
| 12 | Groupe Nouri Châabane | 116 297 | BT | 20 386 | BIAT | 19 825 | BIAT |
| 13 | Jalel ben Aissa | 106 895 | BS | 49 978 | STB | 21 150 | BS |
| 14 | Amor MESSI | 104 772 | UIB | 35 326 | BS | 32 185 | UIB |
| 15 | SFBT - Hammadi Bousbiâa | 102 709 | BT | 40602 | BNA | 30 008 | BNA |
| 16 | Groupe Mohamed Loukil | 102 376 | UIB | 26277 | BIAT | 25 168 | BIAT |
| 17 | CTKD | 92 532 | STB | 28 433 | BTKD | 17 689 | BIAT |
| 18 | Abdelkader Hamrouni | 88 612 | BT | 21 454 | ATB | 17 375 | ATB |
| 19 | Said Boujbel | 84 424 | STB | 38 664 | BS | 27 937 | BS |
| 20 | Youssef Ltaief | 79 034 | BS | 17 241 | STB | 16 947 | BH |
| 21 | Said charchari | 77 524 | BT | 56 884 | AB | 8 043 | BT |
| 22 | Mohamed Chabchoub et Jamel Arem | 76 985 | STB | 20 039 | BIAT | 16 118 | STB |
| 23 | Monji Loukil | 76 500 | STB | 27 953 | BT | 25 510 | AB |
| 24 | Tarak Cherif | 75 076 | BNA | 19 212 | STB | 14 360 | BNA |
| 25 | Groupe Mohamed Hedi ben .... | 73 996 | STB | 15 881 | BIAT | 13 381 | BIAT |
| 26 | G .Mohamed Dass ? | 73 952 | STB | 32 470 | BS | 12 850 | STB |
| 27 | Lazhar sta... | 70 088 | STB | 31 829 | BS | 12 886 | BS |
| 28 | Tahar Fourati | 67 867 | STB | 26 797 | BS | 23 882 | BS |
| 29 | Mourad Mhenni | 67 141 | STB | 33 301 | BS | 14 301 | BS |
| 30 | Jilani Atia | 66 173 | STB | 41 789 | BT | 7 868 | STB |
| 31 | Adel Bousarsar | 65 363 | BIAT | 22 767 | AB | 10 144 | BIAT |
| 32 | Fethi Mzabi | 62 628 | AB | 21 164 | UIB | 12 451 | UBCI |
| 33 | Bechir Khalfallah | 62 402 | STB | 40 431 | BT | 14 002 | STB |
| 34 | Mohamed Meddeb | 61 422 | BS | 24 267 | AB | 17 437 | BS |
| 35 | Aziz Miled | 57 823 | BIAT | 41 099 | UIB | 12 040 | BIAT |
| 36 | Hassine Doghri (carte) | 56 593 | BS | 23 522 | BNA | 14 222 | BS |
| 37 | L'Arabolybienne d’investissement | 55 230 | STB | 54 858 | STB | ||
| 38 | Med et abdelaziz Bouzguenda | 51 617 | BIAT | 36 410 | BNA | 11 914 | BIAT |
| 39 | Abdelmajid Bouchammaoui | 49 901 | ATB | 15 842 | UIB | 15 747 | ATB |
| 40 | Zine El Abidine Ben Mahmoud | 48 909 | BH | 34 118 | STB | 6 869 | BH |
| 41 | Farid Abbes | 48 700 | AB | 14 675 | UIB | 14 756 | BNA |
| 42 | Chedli Mhirsi | 48 162 | UIB | 20 773 | AFC | 9 063 | UIB |
| 43 | Raouf Kateb | 47 707 | BT | 19 083 | BNA | 11 632 | BIAT |
| 44 | Mustapha Souid | 46 852 | STB | 23 870 | BNA | 10 760 | BFT |
| 45 | Doureid Ammar | 43 500 | AB | 19 799 | BIAT | 7 608 | AB |
| 46 | Moncef Sellami | 41 481 | BIAT | 10 529 | BT | 5 767 | BIAT |
| 47 | Khaled Chahed | 41 332 | BIAT | 12 331 | AB | 10 005 | BIAT |
| 48 | Hedi Ben Ayed | 41 165 | BS | 23 723 | BIAT | 5 044 | BS |
| 49 | Nacer Ben Ghorbel | 40 878 | BIAT | 8 095 | BS | 6 643 | BIAT |
| 50 | Groupe Mohamed Lamouni | 39 468 | BT | 16 054 | STB | 14 738 | BIAT |
| 51 | Groupe Atef ben Slimene | 38 787 | UIB | 37 158 | STB | 1 256 | UIB |
| 52 | Mohsen Allani | 38 433 | UBCI | 6 932 | BNA | 6 354 | UBCI |
| 53 | Mokhtar Zarrouk | 38 252 | BH | 17 276 | BS | 11 683 | BS |
| 54 | Youssef Bayahi | 38 244 | ATB | 16 122 | AB | 6 371 | ATB |
| 55 | Mourad B....ti | 38 060 | STB | 13 044 | BIAT | 6 046 | STB |
| 56 | Abdelhamid Bouricha | 37 771 | BIAT | 16 999 | STB | 8 716 | BIAT |
| 57 | Moncef Rekik et Abderazak Tounsi | 37 506 | BIAT | 27 022 | STB | 3 805 | BIAT |
| 58 | Faouzi M… | 37 486 | BS | 17 969 | AB | 11 084 | BS |
| 59 | Khaled K....... | 37 251 | UIB | 8 605 | BS | 9 646 | UIB |
| 60 | Mohsen ……el | 38 587 | STB | 6 841 | BNA | 6 396 | STB |
| 61 | Bechir Ben Jemâa | 38 334 | BS | 26 898 | AB | 9 081 | BS |
| 62 | Total-Fina | 34 546 | UBCI | 23 331 | BIAT | 3 226 | UBCI |
Slim Chiboub en résidence surveillée
Je venais d'apprendre de source digne de foi que Mr. Slim Chiboub le gendre de
du Général Ben Ali Gravement atteint d'un Cancer de la prostate est en résidence
surveillée par plusieurs policiers.
La famille de LEILA Trabelsi, la femme du General ZABA a des sérieux problèmes
avec Slim Chiboub et cela suite aux différents conflits pour la succession a la
future présidence de la république.
La Tunisie devra rester victime d'une dizaine de Mafieux Trabelsi sans niveau,
sans culture enfin des arriviste qui sont entrain de détruire une nation La
TUNISIE.
La situation actuelle en Tunisie et alarmante, le Peuple Tunisien étouffe mais
attention aux conséquences de l'explosion.
Malek
©
Tunisie Réveille toi !
Mardi 15 juillet 2003
Rectificatif
16 juillet 2003
Il s'agit d'un cancer des vésicules séminales et non de la prostate( des glandes
qui sont accolées à la prostate) de pronostic très sombre, la durée moyenne de
survie avec traitement est de 6 mois à un an en présence de métastase.
Mohamed Elafif Chiboub échoue aux élections du RCD
Mohamed Elafif Chiboub n'a pas été élu dans la liste régionale des candidats au
Comité Central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD, au/du
pouvoir). Mohamed Elafif se présentait dans son fief du Bardo, chef-lieu de
l'une des cinq "comités de coordination du parti" dans la capitale Tunis. Il est
toujours que le président du RCD et de la République, qui n'est autre que le
beau-père de son frère, peut le bombarder dans la liste nationale. Il a peu de
chances, mais c'est une possibilité théorique que le Bunker de Carthage peut
envisager, pour mieux gérer les "équilibres" à quelques jours du "congrès de
l'Ambition"!!!
Frère de Slim, gendre de Zine El Abidine Ben Ali, et Premier Vice Président de
la Chambre des Députés, il est le représentant le mieux placé du clan Chiboub
dans les rouages de l'État. Cette position lui a valu l'animosité de Leila
Trabelsi, épouse Zine El ABidine Ben Ali, Première-Drame de la Tunisie
(expression empruntée au journal L'Audace).
C'est le très informé Al-Chourouq qui en a fait l'écho (l'info de l'article m'a
été rapportée par Me Ben Amor, Al-Chourouq n'étant pas sur Internet, nos amiEs
de Tunis peuvent faire l'effort de scanner l'info). Ce qui veut dire que
l'information de son "échec" est programmée dans une stratégie de descente aux
enfers. D'ailleurs, Mohamed Elafif ne préside plus les séances de la Chambre des
Députés lorsque son président Fouad Mbazzâa s'absente. C'est Madame Boukhchina,
Deuxième Vice-présidente, qui prend les destinés du perchoir. Et la presse aux
ordres la nomme tout simplement: Vice-présidente de la Chambre des Députés.
Histoire de dire que Mohamed Elafif est fini...
La guerre de clans, sur fond de succession, fait des émules...
Quant audit congrès et à la démocratie à la Ben Ali, j'y reviendrais...
Affaire à suivre...
Paris, le 26 juillet 2003
Abdel Wahab Hani
Imed trabelsi
Si
Belhassen Trabelsi est surtout présent dans la grande distribution (Batam), les
services (CGEA-Onyx), l'hôtellerie (groupe Carthago) et l'agroalimentaire, "Imed",
l'autre frère de la première dame Leila Ben Ali, née Trabelsi, s'est surtout
investi dans l'audiovisuel.
Sa société de production, Univers, assure désormais de nombreux
programmes de la chaîne de télévision officielle, Canal 7.
La plus prisée de ses émissions est calquée sur celle de Jean-Pierre Foucault :
Qui veut gagner des millions ? En dinars, c'est encore beaucoup.
Univers a également obtenu - en exclusivité - la production du spectacle du
réveillon !
Les "petites lucarnes" télévisuelles de l'année 2004 ont toutes les chances de
continuer à sourire à Imed Trabelsi.
©
L’autre Tunisie
Mercredi 31 décembre 2003
- Surnommé aussi El Omda, Imed Bonaparte !?
- Le titre du programme télé est "آخر قرار" ou
Dernière décision.
- Gérant de boîtes de nuit Odéon (Sousse, Gammarth) Bonaparte (Sousse) !?
- Représentant exclusif de Lacoste en Tunisie. La première boutique Lacoste est
aux Berges du Lac nord à Tunis.
- Dépôt à côté de la foire du Kram : Electro-ménager
- Ex Président de l'Étoile Olympique de la Goulette et du Kram (EOGK). Son frère
Houssem est l'actuel président.
Slim Chiboub a crée durant l'été 2003 United, une des plus importantes agences publicitaires du pays. United a recruté 25 parmi les meilleurs spécialistes en communication en Tunisie. Son premier client (2003) est Mohamed Meddeb (Danone, Virgin...)
African Infrastructure Fund - Agromed Mami Nova
Le texte et le contexte
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| Lotfi Abdennadher |
L’équipe de la société Agromed, emmenée par son Président du conseil,
Monsieur Lotfi Abdennadher, s’est a réunie, autour d’un déjeuner, un parterre
d’hommes d’affaires tunisiens auxquels était présentée une délégation de l’African
Infrastructure Fund, un fonds d’investissement piloté par l’AIL, American
International Group, l’un des leaders du secteur des assurances aux États-unis.
Ce fonds d’origine américaine est depuis octobre 2003, partenaire du groupe
Abdennadher à travers sa participation dans le capital de la société Agromed,
l’une des principales entreprises agro-alimentaires du pays, qui fabrique et
distribue le lait et produits dérivés, avec une large gamme de yaourts et de
desserts, du jus lactés et de fromage frais sous la marque française Mami Nova.
L’AIG, African Infrastructure Fund président d’Agromed a été créé en avril 2000
par plusieurs investisseurs d’origine américaine et saoudienne, dans le but
d’aider, par leur engagements financiers, au développement de l’industrie locale
dans les pays d’Afrique où les réformes politiques et économiques laissent
apparaître d’importantes opportunités d’affaires.
La Tunisie, grâce à l’action soutenue de son Président Monsieur Zine El Abidine
Ben Ali et aux réformes engagées depuis 1987, répond pleinement à ce contexte
économique et social défini par l’AIG.
Le fonds a alloué à ces investissements aux environs de 405 millions de dollars.
En un peu moins de quatre ans, il a ainsi investi plusieurs centaines de
millions de dollars sur le continent africain, dans des secteurs aussi
diversifiés que les télécommunications, les services, les ressources naturelles,
le transport ou encore, comme c’est le cas en Tunisie avec Agromed, dans
l’industrie agro-alimentaire.
Fort de cette première expérience sur le sol tunisien, AIG, African
Infrastructure Fund est aujourd’hui attentif à toutes nouvelles opportunités
d’investissements dans notre pays.
C’est la raison pour laquelle Lotfi Ahdennadher, qui a trouvé en l’AIG, African
Infrastructure Fund un partenaire efficient et enrichissant, a souhaité
témoigner, auprès des industriels et banquiers de la place de son expérience,
oeuvrant en cela à un rapprochement de ses partenaires avec d’autres entreprises
tunisiennes.
Le Temps
5 avril 2004
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Tourisme : le groupe français "Accor" annonce un vaste plan d'investissement en Tunisie
M. Pellisson, dont le groupe gère pas moins de 4.000 hôtels dans le monde, a fait état de ce plan au terme d'une visite de travail au cours de laquelle il a été reçu par le premier tunisien, Mohamed Ghannouchi, et le ministre du tourisme, Abderrahim Zouari.
Premier maillon du programme, le lancement d'une unité
hôtelière de standing quatre étoiles, d'une capacité de 540 lits, dont la
construction sera entamée en avril prochain. Il s'agit du premier Novotel qui
sera implanté à
Sa particularité est qu'à côté de la partie hôtellerie, ce projet renfermera une académie destinée à la formation de cadres pour améliorer la qualité des services offerts à la clientèle Accor. Son but: renforcer la compétitivité de son groupe grâce à un plus grand professionnalisme, dans un secteur où la concurrence devient de plus en plus forte avec 800 destinations sur le marché contre 60 il n'y a pas très longtemps, note-t-il.
"La formation est la clé de la réussite dans notre profession", considère en effet M. Pellisson. Il s'est félicité au passage de l'option prise par le gouvernement tunisien de développer un tourisme par la rénovation de vieilles unités hôtelières, la lutte contre la concurrence déloyale et l'adaptation du secteur aux normes internationales en vigueur.
Accor, qui gère déjà en Tunisie sept hôtels, prévoit, en
outre, d'y renforcer son implantation par la construction de huit nouvelles
unités hôtelières, dont une exclusivement thalasso dans l'île de Djerba, ainsi
que la rénovation de l'hôtel "
Le marché français est le premier émetteur de touristes en Tunisie où les prévisions tablent sur plus d'un million de visiteurs pour l'année 2004, contre un peu plus de 800.000 l'an dernier.
Tunisnews
19 Octobre 2004
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Un régime infecte et une famille hors-la-loi
Le Congrès du RCD, Congrès de l'ambition, nous a-t-on dit- a encore une fois
tenu ses promesses. Il a concrétisé ce dont nous n'avons jamais douté depuis des
années, à savoir qu'au grès des humeurs et des rapports de forces, c'est l'un ou
l'autre des clans composant la famille régnante qui mène la barque.
Il y a cinq ans, c'était Afit Chiboub, vice-président de l'Assemblée nationale
qui nommait les nervis du Comité central du RCD, aujourd'hui c'est Leila
Trabelsi et sa mère Hajja Nana.
Hajja Nana nomme et dégomme avec la caution d'un Ben Ali inerte. Le spectacle
q'offre la Tunisie de ce petit Timonier" qui a imposé à son pays le silence et
l'obéissance est de l'avis de tous les observateurs tout simplement affligeant.
Ce n'est pas seulement affligeant. C'est gravissime. Et voici pourquoi : voilà
un président qui ne préside presque plus, devenu otage d'un de ses clans.
Tout se décide au niveau de ses conseillers qui n'ont d'autre choix que de ne
pas le conseiller pour rester en cour et continuer à tirer les ficelles de la
dictature.
M. Ben Ali n'est plus responsable. Et d'ailleurs, il l'a rarement été. Ce n'est
pas parce que, conscient de sa maladie, il veut assurer l'avenir de ses cinq
filles qu'il jette le pouvoir dans une poubelle, là où il l'a ramassé en 1987.
L'économie du pays est en ruine. La mafia sévit Et tout se passe comme s'il n'y
avait pas dans notre pays de personnel politique qui puisse assurer la relève.
Après avoir laminé l'opposition, et même les libéraux destouriens, voilà qu'il
s'extasie pour dire "Après moi, le déluge".
Quant à ceux qui seraient malhonnêtement tentés de présenter "L'Audace" comme
étant un organe qui s'acharne contre "le pauvre" président et son entourage
directe, voici quelques extraits d'une lettre émanant d'un directeur financier
qui préfère rester anonyme, adressée de Tunis le 30 juillet 2003. Voici des
extraits de ce qu'il dit :
"La Tunisie de Ben Ali, aujourd'hui; c'est celle de Leila Trabelsi... Ben Ali
est devenu l'exécutant des ordres de sa femme Leila. C'est elle qui gouverne et
c'est elle qui révoque les ministres et les membres du Comité central du
Parti...
Concernant le Congrès de l'Ambition, elle en a nommé, devant mes propres yeux,
25% des membres. Imaginez vous que sa cousine du nom de Najet Trabelsi, simple
infirmière à l'hôpital du Kram, est devenue membre du Comité central de la cité
de La Marsa sur ordre de Leila. Je n'ai rien contre les infirmières mais cette
femme est à côté de la politique, elle n'y comprend rien..."
"Voulez-vous savoir, en outre, que le PDG de Tunis Air, dont vous avez
longuement parlé, est lui aussi devenu, curieusement, membre du Comité central
et qui plus est figurant sur la liste nationale. On récompense ainsi les efforts
qu'il effectue au profit de la compagnie privée Kartagho du frère de Leila..."
"Maintenant, je souhaiterai que vous vous intéressiez au cas de Madame Samira
Belhadj, amie intime de Leila Ben Ali. Vous avez son nom, effectuez vous-même
vos investigations"...
Je voudrais dire à cet ami lecteur : c'est fait, l'enquête est en cours et merci
de ces précisions. Puissent de nombreux destouriens être à la hauteur de votre
courage et de votre patriotisme.
Slim Bagga
©
L'Audace
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||||
| Hedi Jilani | Abdelwahaeb Ben Ayed | Neji Mhiri | Mohamed Meddeb | Ali Debaya |
COLLECTIF DE LA COMMUNAUTÉ TUNISIENNE EN EUROPE
1, rue Cassini, 75014 Paris ; Tél. : 01 43 29 68 98 ;
e-mail
Communiqué :
Solidarité avec les victimes algériennes du pouvoir policier de Ben Ali !
Boycottons la maffia tunisienne !
Le CCTE, - qui a suivi de près les événements tragiques de Sfax du 8 février
2004 où plusieurs de nos frères algériens sont morts et des milliers d’autres
ont été victimes d’une opération punitive collective, spécialité du régime du
policier de Ben Ali, - le CCTE se félicite de la création du Comité national
pour la vérité sur les évènements de Sfax et souhaiterait y apporter son soutien
moral et matériel.
Nous voudrions à cette occasion présenter nos condoléances les plus émues aux
familles des victimes décédées, ainsi que notre vive sympathie aux milliers des
victimes de la sauvagerie de la police tunisienne opérant sous les ordres du
Premier flic de la Tunisie et de la maffia qui l’entoure.
Nous rappelons à nos frères Algériens qu’en cette même journée noire du 8
février mourrait le jeune opposant tunisien Badreddine Regui’i sous les coups
des tortionnaires de Ben Ali au centre national de la torture de Bouchoucha à
Tunis.
C’est dire que l’agression ciblée des bandes fascistes de Ben Ali contre nos
frères algériens est aussi une agression contre les dix millions de Tunisiens,
hommes femmes et enfants.
Nous appelons à cette occasion le peuple algérien à manifester sa solidarité
avec le peuple tunisien opprimé en boycottant la maffia criminelle tunisienne
qui a fait main basse sur le pays en s’attaquant à tous ses intérêts
économiques, en commençant par boycotter toutes les manifestations sportives.
Aucun sportif algérien ne devra participer à une manifestation sportive en
Tunisie et aucun sportif tunisien ne devra faire pareil en Algérie. C’est le
minimum que l’on pourrait faire ensemble aujourd’hui pour honorer la mémoire des
martyres et victimes de Sfax, et exprimer par cette action symbolique et
militante notre refus de cautionner un sport qui tue parce qu’il est organisé
par une maffia de tueurs.
Vive la fraternité entre les peuples algérien et tunisien !
A bas le sport des tueurs !
A bas la maffia fasciste de Ben Ali ! Boycottons-là !
Paris, le 1er mars 2004
Khemais Bouhouch
Mondher Sfar
Khaled Jilani
Hedi Jilani, le patron de l'UTICA, l'organisation patronale tunisienne, a placé
son fils, Khaled, dans la galaxie Trabelsi/Ben Ali. Après ses deux filles Zohra
et Sofiane?, mariées respectivement avec Belhassen Trabelsi et Moncef Ben Ali,
Khaled Jilani s'est fiancé avec la pâtissière du Palais de Carthage.
Les filles "interdites" de palais de carthage ?
Influentes auprès de leur père, les trois filles du premier mariage du président
Ben Ali, Mmes Chiboub, Mabrouk et Zarrouk, ne pourraient plus accéder librement
au bureau de "Papa" chef de l'État... Au Palais de Carthage, elles doivent
désormais s'adresser au protocole pour un RDV. Bien évidemment, les proches des
filles affirment qu'il s'agit d'un coup de la première dame "Leila", née
Trabelsi.
Le nouveau ministre du tourisme ne fait pas l'unanimité
La nomination du d'Abderrahim Zouari, ministre des sports, au poste de ministre
du tourisme dans le cadre du remaniement gouvernemental la semaine dernière, a
été fraîchement accueillie par les groupes tunisiens actifs dans le tourisme. Le
beau-père de Zouari est en effet Abdelhamid Khechine, le patron du groupe Les
Orangers. Des jaloux !
©
Maghreb Confidentiel N° 633
22 janvier 2004
Fiançailles samedi 26 janvier 2002 de Sofiane Ben Ali, fils de Habib (dit Moncef), avec la 3ème fille de Hedi Jilani.
Déclaration Budget 2004
C’est avec une rapidité fulgurante et une évidente légèreté que la chambre des
députés a bâclé la discussion et l’adoption du budget 2004 . L’événement est
pourtant particulièrement important vu la situation particulièrement délicate
que traverse le pays.
En effet, alors que la construction de la zone de libre échange est à une étape
décisive, la Tunisie doit se préparer dans le même temps à faire face aux défis
que représentent l’entrée prochaine des pays de l’Est dans l’Union Européenne et
le démantèlement de l’accord multi-fibres, soumettant le secteur du textile à
une compétition accrue du fait de l’entrée de la Chine au sein de l’Organisation
Mondiale du Commerce. Ces challenges imposent la participation de tous pour
trouver des solutions adéquates et mettre en œuvre un plan de développement
véritable qui rompe avec la routine, l’optimisme excessif et
l’instrumentalisation des chiffres aux fins d’une propagande ivre
d’autosatisfaction.
La lecture de la loi des finances et du budget économique, qui ont été si
facilement adoptés, met en évidence l’énorme décalage entre une réalité
difficile, que les chiffres officiels confirment, et des prévisions
particulièrement optimistes sans aucun fondement objectif. Comment, par exemple,
concilier un taux de croissance de 5,5% avec la dégradation des investissements,
particulièrement notable au cours des quatre derniers mois de 2003, dans les
secteurs de la production industrielle, des échanges extérieurs, du tourisme, et
de l’érosion des économies sur salaires transférées par les tunisiens résidant à
l’étranger. La situation apparaît plus difficile encore si l’on tient compte de
la dévaluation du dinar par rapport à l’euro ( 7% en 2002 et 9% en 2003 ) qui
fait grimper les prix et majore le service de la dette. Le même optimisme est
affiché à propos de l’inflation dont le niveau dépassera certainement les 2,5%
prévus, difficilement conciliables avec l’augmentation de 16,6% du budget de
l’État.
La croissance est tributaire de l’investissement ; comment peut-elle se réaliser
alors que l’investissement est freiné : l’investissement public souffre du poids
de l’endettement et du recours excessif à l’emprunt; l’investissement privé
stagne, quand il ne régresse pas, en dépit des multiples mesures
d’encouragement, reflétant la profondeur de la crise de confiance qui secoue le
monde des affaires, en raison de l’absence de transparence dans la gestion et du
manque de neutralité dans l’exercice de l’administration et des institutions qui
sont en rapport avec les hommes d’affaires ( banques, douanes, fisc..) A cela
s’ajoutent les appréhensions objectives liées à la libéralisation accélérée du
marché intérieur.
Commentant le budget 2001, nous avions déjà attiré l’attention sur la gravité de
la crise et la nécessaire révision des choix et des orientations économiques et
sociales. Et voilà que le gouvernement se trouve obligé d’admettre que « le
ralentissement de l’investissement, qui touche la majorité des secteurs
productifs, ne s’explique pas seulement par des raisons conjoncturelles mais par
des causes structurelles et des changements fondamentaux dont il faudra tenir
compte .. » Cet éclair de sagesse ne l’a pas poussé à réviser sa politique ;
bien au contraire, le dérapage continue avec les mêmes méthodes routinières qui
ont prouvé par le passé leur inefficacité.
Parmi les effets du ralentissement de l’investissement, qu’il soit public, privé
ou extérieur, le plus grave est la décélération dans la création d’emplois,
malgré la diversification des programmes et la multiplicité des intervenants.
Sont en cause, d’une part, l’encouragement de l’investissement vers des projets
immédiatement rentables type l’immobilier… , et, d’autre part, l’absence de
coordination entre les intervenants , et de complémentarité entre les mécanismes
du marché de l’emploi. La dégradation des relations entre partenaires sociaux et
le développement anarchique des sociétés de sous-traitance de la main d’œuvre,
contribue aussi à rendre malsain le climat social.
En fait, la crise touche en premier lieu les citoyens. Chômage, précarité de
l’emploi, dégradation du pouvoir d’achat, participation accrue des ménages à des
dépenses antérieurement couvertes par l’État. Celui-ci préfère augmenter les
budgets des ministères de l’intérieur (6,1%) et de la défense (6,2%) et limiter
celui de la santé à un accroissement de 1,8%, en dépit des besoins amplifiés du
secteur.
Le FDTL, comme il l’a fait dans le passé, attire l’attention sur la crise dont
le degré de gravité atteint est tel qu’il rend toute tergiversation
insupportable.
Il réaffirme que cette situation est due à une politique qui ignore les besoins
essentiels du citoyen et n’assure pas le développement durable dans le sens
global du terme. Il s’agit de revoir notre modèle de développement et de
préciser le rôle de l’État qui s’est délesté de sa fonction régulatrice. L’État
doit veiller à préserver les équilibres fondamentaux entre les secteurs ; il
doit définir les priorités, réhabiliter les forces de production, remédier à la
déstructuration du tissu économique, limiter notre dépendance, explorer de
nouveaux créneaux à forte valeur ajoutée, encourager les projets productifs et
les activités fondées sur l’intelligence, l’expertise et la compétence de haut
niveau. Cela est impératif au vu du degré de saturation atteint par le secteur
industriel traditionnel et de la très forte compétition que nous allons devoir
affronter. Ces mesures, faut-il le rappeler, resteront, malgré leur importance,
d’un effet limité, si elles ne sont pas accompagnées de la révision nécessaire
de la relation État-Société avec les effets escomptés sur l’évolution des
relations salariales, l’amélioration du climat des affaires, et, finalement le
regain de la confiance perdue.
Le FDTL est convaincu que le succès de tout plan de développement reste
tributaire de l’État de droit et de la mise en place des mécanismes de la
démocratie. Cela implique la participation des forces vives du pays, à travers
leurs institutions représentatives, à la gestion des affaires. Cela implique
l’existence de mécanismes de contrôle capables d’imposer la gestion transparente
des deniers publics comme de lutter contre la corruption.
Aucun projet de développement ne réussira tant que persistera le verrouillage de
la vie politique, l’autosatisfaction démesurée et le secret imposé sur les
données nécessaires à la compréhension de la situation. La démocratie, la
transparence et le dire vrai conditionnent le retour de la confiance, élément
indispensable à la reprise de l’investissement, à la mobilisation de toutes les
énergies, sans exception, au service du pays.
L’importance des défis à venir impose que l’on accélère la réforme de nos
institutions politiques ; elle impose aussi que nous soyons définitivement
convaincus de la nécessité impérieuse de participer à la construction du Maghreb
uni. De la réalisation de ces deux objectifs dépendra notre capacité d’assurer
le développement durable de nos pays, de donner à notre espace maghrébin le
poids qui lui revient en Méditerranée et de garantir ainsi des rapports
équilibrés et fructueux avec nos partenaires.
Mustapha Ben Jâafar
Secrétaire général du FTDL
10 janvier 2004
Un parti d'opposition s'alarme des perspectives économiques
Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, opposition légale)
s'alarme de la gravité d'une crise économique en Tunisie et critique la gestion
du gouvernement, dans un communiqué rendu public lundi à Tunis.
Le FDTL, qui ne siège pas au parlement, dénonce la rapidité avec laquelle les
députés ont "bâclé la discussion et l'adoption du budget 2004", estimant que ce
budget met en évidence "l'énorme décalage entre une réalité difficile et des
prévisions particulièrement optimistes".
Le FDTL rappelle les grands défis auxquels est confrontée la Tunisie: étape
décisive dans son association de libre échange avec l'UE au moment de l'entrée
des pays de l'Est et démantèlement de l'accord multi-fibres soumettant le
textile à une compétition accrue du fait de l'entrée de la Chine au sein de
l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
"Comment concilier un taux de croissance de 5,5% avec la dégradation des
investissements?", interroge le FDTL, qui affirme que "la dévaluation du dinar
par rapport à l'Euro (7% en 2002 et 9% en 2003) a fait grimper les prix et
majoré le service de la dette". Il note une "décélération dans la création
d'emplois.
Dans le communiqué signé de son secrétaire général, Mustapha Ben Jâafar, cette
formation dénonce "une politique qui ignore les besoins essentiels du citoyen"
et demande une "révision nécessaire de la relation État-Société" avec des effets
sur l'évolution des salaires, l'amélioration du climat des affaires et "le
regain de la confiance perdue.
Ce parti réclame la mise en place de mécanismes de contrôle propres à assurer
une "gestion transparente des deniers publics comme de lutter contre la
corruption".
Le FDTL se déclare "convaincu que le succès de tout plan de développement reste
tributaire de l'État de droit et de la mise en place des mécanismes de la
démocratie", affirmant qu'"aucun projet de développement ne réussira tant que
persistera le verrouillage de la vie politique, l'autosatisfaction démesurée et
le secret imposé sur les données nécessaires à la compréhension de la
situation".
Le FDTL, fondé en 1994, a été légalisé fin 2002, devenant ainsi le 7ème parti
d'opposition en plus du Rassemblement Constitutionnel Démocratique parti au
pouvoir).
Écarté d'office des élections présidentielles d'octobre prochain, le FDTL
pourrait légalement participer aux législatives qui se dérouleront dans le même
temps en Tunisie.
© AFP
Tunis, le 12 jan 2004
Samira Khayache
L'actuelle secrétaire d'État chargée de l'habitat Samira Khayache, une amie de
la première dame Leila Ben Ali, a le vent en poupe?
Adjointe au maire de Tunis et membre du comité central du RCD (parti au pouvoir,
depuis 1993), elle se positionne pour le poste de ministre de l'équipement, de
l'urbanisme et de l'aménagement du territoire.
Déjà, elle agit comme un super ministre...
©
Maghreb Confidentiel N° 619
9 octobre 2003
Mezri Haddad récompensé
Dans sa grande générosité et son immense reconnaissance envers ses panégyriques,
le Général Ben Ali vient d’ordonner l’attribution, à un prix dérisoire, d’un
terrain appartenant aux Domaines de l’État à Mezri Haddad, sur les hauteurs de
Gammarth.
Ce terrain serait d’une valeur de 500 000 DT. Étant entendu que tout flatteur
vit aux dépens de celui qui l’écoute, félicitons Mezri Haddad pour cette
acquisition.
Ce dernier a été l’auteur, à l’automne dernier, d’un ouvrage “Non delenda
Carthago - Autopsie de la cabale anti-tunisienne” paru aux Éditions du Rocher,
dans lequel il a pris pour cible l’opposition démocratique et islamiste
tunisienne et drapé d’auréoles le grand démocrate, son bienfaiteur Ben Ali.
Jeudi 2 juillet, “L’Audace” a appelé Mezri Haddad à son retour de Tunis pour lui
faire part de ces sérieuses informations reçues à son sujet. Nous lui avons même
proposé de démentir nos informations (qui sont absolument vraies).
Pour toute réponse, Mezri Haddad s’engagea dans des insultes et des menaces de
régler le compte de notre journal si l’on publiait cette information.
Pour l’histoire, nous savons que cette information circule dans tous les milieux
à Tunis et notamment parmi les proches du professeur Temimi, fondateur-directeur
du Centre d’Études historiques installé à Zaghouan.
Nous saisissons cette occasion pour lui rendre hommage pour avoir créé ce Centre
qui organise des séminaires de hautes qualité sur l’histoire contemporaine de la
Tunisie au cours desquels sont invités d’anciens ministres et hauts responsables
politiques ainsi que des universitaires renommés et publie des documents
diffusés en Tunisie et à l’étranger.
Cette initiative de M. Temimi est la première de la sorte, depuis l’indépendance
de la Tunisie.
Quant aux menaces de Mezri, elles feront “Pschitt” comme dirait le président de
la République française.
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L'Audace N° 101
Juillet-Août-2003
26-26: l'Immaculée Conception
En Suisse, à Monaco, au Luxembourg et dans plein d'autres pays catholiques, on
fête aujourd'hui 8 décembre « l'immaculée conception », fête religieuse de la
Chrétienté. Pourquoi la Tunisie n'en fait pas aussi un jour férié, pour son
26-26 conçu le 8 décembre. Le 26 est le chiffre attribué au diable, l'ange déchu
en angiologie, science qui traite des anges, faisant partie de la culture
catholique...
Moi, Mohamed Tamarzist, je me permets de verser au dossier du citoyen anonyme,
au sujet du Fonds 26-26:
En ma qualité d'homme d'affaires spolié, je précise que toutes les entreprises
de Tunisie prélèvent obligatoirement 2 Dinars Tunisiens (DT) par mois et par
employé sur tous les salariés. Ces prélèvements sont versés au Fonds 26-26 en
même temps que la déclaration de la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale)
qui émet grâce à son fichier informatique le Talon de Paiement.
Par ailleurs, le PDG de la BNP (Banque Nationale de Paris, devenu le Groupe
BNP-Paribas) Mr Pébereau a remis un Chèque de 800 000 DT (550 000 Euros) de sa
filiale tunisienne l'UBCI (Union Bancaire pour le Commerce et l'Industrie), et
ce, sans l'avis et l'accord des actionnaires Tunisiens, qui détiennent 49% du
capital, dont les familles Tamarzist et Ben Sedrine. Et ce, pour faire sortir de
prison le fils de Abdessalem Ben Ayed, ex-Ambassadeur de Tunisie en France (dans
les années 70, à l'époque de feu Hedi Nouira ancien Premier Ministre), alors PDG
de l'UBCI. Ben Ayed fils était alors impliqué, avec Haythem Abid, le joueur de
L'EST (Espérance Sportive Tunisienne, vieux club de la capitale dirigé par Slim
Chiboub, le propre gendre de Ben Ali), 139 autres prévenus et le propre frère de
Leila Trabelsi, dans la deuxième "Couscous Connexion", le fameux trafic de
drogue en provenance de Colombie. Ben Ayed fils écopa de 2 ans de prison ferme
au lieu de 20 ans, grâce au Chèque des actionnaires remis à leur insu.
Bien sur, tout le monde des affaires et du commerce sait qu'il est préférable de
payer des Dons au 26-26, plutôt que les Impôts, c'est un passeport diplomatique
d'immunité pour tout contrôle fiscale.
Nice, le 8 décembre 2003
Tamarzist Mohamed, Homme d'Affaires spolié
Tunisie : comment s'enrichit le clan Ben Ali ?
Divulgation à Tunis d'un premier état de la fortune conjointe de Leila Ben Ali,
de son frère Belhassen et de son gendre Jilani
Ça y est ! Abdelqahhar, pseudonyme sous lequel, comme on le sait, un groupe de
personnalités de l'intérieur du régime tunisien a décidé d'alerter l'opinion
tunisienne et internationale (Le Matin du 18 novembre) sur « L'état de
déliquescence du régime tunisien » et à qui on doit déjà la divulgation (la même
édition du Matin) du plan de l'épouse du Président tunisien pour mettre son mari
en otage, vient de révéler ce qu'il qualifie de « premier état de la fortune
conjointe de Leila Ben Ali, de son frère Belhassen et de son gendre Hedi Jilani
». On sait aussi que ce dernier a été victime d'une expédition punitive qui
porte, selon les journaux on line tunisiens, la signature caractéristique de Ben
Ali lui-même (Le Matin du 6 janvier). Hedi Jilani, patron des patrons tunisiens,
étant dans le plan de Leila Ben Ali le remplaçant potentiel de son mari.
Comme d'habitude, Abdelqahhar utilise d'abord le mensuel du mouvement
démocratique tunisien L'Audace pour lâcher ses bombes.
Les photocopieuses accomplissant ensuite leur efficace mission de relais de
sorte qu'en très peu de temps, l'opinion publique tunisienne est dûment
informée. Et c'est exactement le même procédé qui porte à la connaissance du
public tunisien les articles du Matin désormais très attendus à Tunis parce que
jugés « sérieux et crédibles ».
Ce «premier état de la fortune conjointe» des trois personnages révèle,
clarifie, synthétise et complète ce que les Tunisiens savaient par bribes ou par
ouï-dire. En voici la fidèle reproduction.
Commerce international
Exportation en dehors de toute contrainte ou obligation douanière de camions (de
marque internationale) et de véhicules lourds en direction de la Libye et de
l'Irak en association avec Hamadi Touil.
Transport aérien
Compagnie d'aviation privée (Karthago Airlines) dotée d'une flotte de deux
avions et de quatre autres déjà commandés et achetés en leasing. La compagnie
nationale Tunis Air a déjà cédé à cette compagnie l'essentiel de ses activités
charter qui sont, elles, rentables.
Agroalimentaire
La plus importante industrie de produits laitiers (Inesfood, Candia, Laino) en
association avec l'ancien garde du corps de Ben Ali, Larbi Aïssa et son fils.
Une société qui s'est distinguée jusqu'à ce jour par des pratiques mafieuses de
la pire espèce : des centaines de fournisseurs de lait ont fait faillite faute
d'avoir été payés dans des délais raisonnables.
Tourisme
Chaîne d'hôtels Karthago à Jerba, Sousse, Hammamet et Sidi Bou Saïd. L'État
vient de leur céder en outre les parts qu'il détient dans la plus grande chaîne
hôtelière du pays, Abounawas, et qui pèse à elle seule plusieurs centaines de
milliards.
Immobilier
Lotissements à Gammarth et à Monastir en plus d'un grand immeuble à la rue
Alain-Savary.
Agriculture
Cession par l'État à presque tous les membres de la famille des fermes allant de
1 200 à 2 500 ha dans le cadre des sociétés de mise en valeur et de
développement agricole.
Finances
Création d'une compagnie de leasing et de prise de participation au sein de la
BIAT (Banque internationale arabe de Tunisie), la plus importante banque privée
du pays au nom de Hedi Jilani et Belhassen Trabelsi.
Marchés publics
Le plus récent des marchés publics qu'ils se sont d'autorité octroyés est
celui accordé au deuxième opérateur GSM avec un gain net estimé à 13 millions
d'euros de commission pour Leila Ben Ali.
Grande distribution
La société Batam et sa filiale Bon Prix. Hedi Jilani ayant été l'architecte des
multiples opérations boursières qui, par un simple jeu d'écriture, ont surévalué
les valeurs nominales de ladite société lui permettant, entre autres,
d'engranger des sommes considérables avant que les lois du marché ne se
referment sur la société et la conduisent à la préfaillite.
Heureusement que Abdelqahhar a pris soin de préciser que ce n'était là qu'un «
premier état ». Ce qui laisse entendre qu'il y en aura d'autres. Les
commentaires recueillis jusqu'ici auprès de ceux « qui savent » estiment à
l'unisson que ce premier état « n'est qu'un fragment d'un tout encore plus
ahurissant, en ce qu'il ne fait pas état de l'immense fortune qu'ils ont mise à
l'abri à l'étranger soit sous la forme de biens immobiliers, soit dans des
comptes secrets dans les banques suisses principalement ». Heureusement aussi
que Abdelqahhar a annoncé « la préparation active » d'un autre état, concernant
cette fois la fortune du clan d'en face, celui de Ben Ali, de ses frères et
sœurs, sinon il aurait été soupçonné d'être le sous-marin d'un clan contre
l'autre.
Une mafia et un parrain : Ben Ali
Quoi qu'il en soit, pas une seule voix ne s'est élevée pour contester la
véracité des données et des informations contenues dans ce premier état, lequel
constitue déjà le principal sujet de « débat » aussi bien dans les salons de
l'élite que parmi le large public. Nous vous faisons grâce des commentaires
typiquement tunisiens que la lecture méticuleuse et répétée de ce texte a fait
fleurir : un mélange de railleries, d´autodérision, de fatalisme et de sourde
révolte.
Le mot qui vient fréquemment dans la bouche de l'écrasante majorité des
personnes avec qui nous avons pu évoquer « le sujet de l'heure » étant celui de
« mafia ». Un concept qui ne met pas hors d'atteinte Ben Ali lui-même. Au
contraire. Les journaux on line tunisiens (Tunisnews, Tunizine et Tunisie 2000)
ainsi que des leaders de mouvements d'opposition comme Marzouki et Hammami
désignent comme unique et omnipotent « parrain de cette mafia » Ben Ali
lui-même.
L'analyse de ce premier état montre, par ailleurs, que cette «mafia» -pour
reprendre la terminologie tunisienne- a investi les plus juteux des juteux
secteurs de l'économie tunisienne. La substantifique moelle ! Il révèle, en
filigrane, le dessin d'un plan de contrôle de la veine jugulaire même du corps
économique du pays.
Commençons par le secteur bancaire. Les trois « partenaires » ont mis leur
grappin sur la plus prospère et la plus performante banque privée du pays : la
BIAT (Banque internationale arabe de Tunisie). Ils ne s'y sont pas pris par
quatre chemins.
Première étape : une sournoise campagne d'intimidation contre les
promoteurs et dirigeants sfaxiens de ladite banque qui a fini par la mise à
l'écart de son fondateur et mentor, un des hommes les plus crédibles et les plus
respectés du pays, l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de Bourguiba
: Mansour Moalla.
Deuxième étape : le duo Jilani-Belhassen, sous l'impulsion et la
protection de Leila, demande tout de go à l'un des principaux actionnaires de la
banque, et qui est en même temps un des plus puissants hôteliers du pays, Aziz
Miled, de lui céder ses parts dans le capital de la banque. Se croyant autant
puissant que ce duo - n'est-il pas le généreux bailleur de fonds du RCD, parti
au pouvoir, et des campagnes présidentielles ? , il refusa net. Mal lui en prit.
Il recevra quelque temps plus tard une convocation de la police pour répondre de
l'accusation de «financement des activités islamistes». En fait, Miled n'avait
fait que contribuer à un fonds de construction d'une mosquée, projet piloté par
les autorités locales de la ville dont il est originaire : Kairouan. Cuisiné
pendant plusieurs heures comme un vulgaire malfrat, il garde jusqu'à ce jour les
séquelles psychiques de cet inattendu traumatisme. Il a de toute façon compris
le message. Il cédera, immédiatement après son interrogatoire, ses parts au
satanique duo et à leur valeur nominale, de surcroît ! Le duo pourra ainsi poser
pied dans le conseil d'administration de la banque et imposer rapidement le beau
frère par alliance de Jilani, le banquier Chakib Nouira, comme président de la
banque. La BIAT est maintenant sous leur coupe. Ils en font ce qu'ils veulent !
Prenons ensuite le secteur du transport aérien. Le frère de Leila, Belhassen,
fonde une compagnie d'aviation privée (Karthago Airlines) dotée pour démarrer de
deux avions Boeing. Commencera dès lors un implacable processus de délestage de
la compagnie nationale de transport aérien Tunisair de ses rentables activités
au profit de Karthago. Ainsi l'activité fret, l'activité charter et le
département catering sont cédés à des sociétés privées contrôlées par la famille
régnante et qui confluent toutes vers la compagnie privée de Belhassen Trabelsi
(l'activité fret est cédée à Slim Zarrouk, gendre de Ben Ali). Résultat : le
quotidien progouvernemental Essabah - nous disons bien progouvernemental -
révèle dans son édition du 17 janvier que Tunisair, déficitaire du montant
astronomique de 120 millions d'euros, est menacée de disparition. Ce serait en
tout cas inévitable si la guerre contre l'Irak avait lieu. Personne, à Tunis, ne
doute que tel est l'objectif des Trabelsi : provoquer, sans état d'âme, la
faillite de la compagnie nationale pour que Karthago puisse monopoliser, de
fait, la transport aérien à partir et en direction de la Tunisie. Rappelons que
le pays reçoit en moyenne près de cinq millions de touristes. Faites le compte !
Chantage et intimidation
Pour les Tunisiens, cette fortune est «d'origine criminelle» parce que fille du
«haram». «Elle n'est que le fruit d'un banditisme d'État. Racket organisé,
transgression des lois du pays et celles du marché, extorsion, trafic
d'influence, telle est la panoplie des outils d'acquisition de cette fortune.»
Aucun scrupule ne semble les avoir dissuadés, en plus, de recourir comme on l'a
vu à l'intimidation et au chantage contre tous ceux qui s'aventurent à se mettre
au travers de leur insatiable rapacité.
«L'État, ses rouages et ses institutions sont ouvertement et cyniquement
instrumentalisés pour mettre les richesses du pays en coupe réglée», commente un
professeur d'économie. Quel banquier oserait en effet leur refuser un crédit, au
montant toujours faramineux, sur simple présentation d'une carte de visite ?
Quel ministre ou chef d'administration se hasarderait à leur rejeter une demande
de quelque autorisation ou de quelque permis que ce soit ? Et quel maire ou
conseil municipal commettrait l'imprudence de s'opposer à leur céder, pour des
prix symboliques, un terrain - toujours rare - sur lequel ils auraient jeté leur
dévolu ? Hamouda Belkhoja, maire de la cité bourgeoise de La Marsa, fut en 24
heures destitué de son mandat par un conseil municipal réuni en urgence pour
avoir fait acte de respect de la loi au détriment d'un caprice de Leila qui
voulait s'octroyer un espace interdit à la vente. Tandis que Mohammed Bouaja,
PDG de la banque UIB, connut le même sort, toujours en un tour de main, pour
s'être avisé de réclamer le remboursement d'un prêt à l'un des Trabelsi. Ces
pratiques et ces faits nous ont été authentifiés, en catimini bien sûr, par tous
ceux qui gravitent autour des proches cercles du Pouvoir, même s'il leur est
pratiquement impossible d'en fournir des preuves concrètes.
Les techniques de dissimulation et les artifices illicites auxquels a recours
une catégorie du monde du business (société-écran, blanchiment, prête-nom) font
que les fauteurs réussissent en général à ne laisser aucune trace susceptible de
les incriminer.
Il reste néanmoins du domaine du tangible et du visible que les Trabelsi
étaient, avant que Leila ne devienne la maîtresse puis l'épouse de Ben Ali, des
gens de très petite condition sociale. Les voici propriétaires, quelques années
seulement après l'accession de Ben Ali à la présidence, d'hôtels, de banques et
d'avions.
Quant à Hedi Jilani, il est certes fils d'un prospère commerçant de textile,
mais les biens qu'il a hérités, raisonnables, sont sans aucune commune mesure
avec l'immense fortune qu'il s'est constituée à coups de faramineux crédits sans
garantie que lui ont consentis les banques d'État (l'affaire de Lee Cooper) ou
de simples opérations boursières artificielles qui lui ont permis d'engranger
des milliards par un simple jeu d'écritures (l'affaire Batam). En 1994, les
agios de ses crédits bancaires lui furent effacés pour avoir contribué au
financement de la campagne présidentielle de Ben Ali.
Tous ces faits ainsi que l'essentiel de ces commentaires se trouvent en
abondance dans les journaux on line tunisiens.
Laissons le mot de la fin à une éminente personnalité du monde des finances,
apolitique, aujourd´hui à la retraite, mais qui reste une référence de
compétence et de moralité : «Voilà où en est arrivé notre pays ! A être la
chasse gardée d'une bande d'affamés qui se déchaîne sans pitié à le sangsuer.
Sur le compte du dur labeur des millions de Tunisiens et au mépris des
sacrifices de plusieurs générations qui ont fait de la Tunisie, jusqu'à
l'avènement de ce régime pourri, un pays, à plus d´un égard, proche de
l'exemplarité. Nous assistons maintenant impuissants à la décomposition de ce
qui a été patiemment composé. Que Dieu les maudisse !».
De notre correspondant à Tunis
Nouri Hendaoui
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Le Matin d'Alger
Lundi 10 février 2003
Doléances américaines sur le business en Tunisie
Les Américains n'ont toujours pas digéré l'accord donné par Tunis pour
l'ouverture du premier hypermarché Carrefour en 2001, deux ans après la
fermeture du restaurant Pizza Hut sur décision des autorités...
Dans une note récente, le Département d'État "rappelle" que le "marché tunisien
demeure fermé aux opération de franchises classiques [le deal Carrefour a été
présenté comme une "joint-venture"] à moins que celles-ci ne comptent
commercialiser un pourcentage important de produits locaux"...
L'administration américaine note encore que "plusieurs groupes tunisiens sont
détenus ou contrôlés par des familles" - le partenaire local de Carrefour est
Taoufik Chaieb, l'oncle de Slim Chiboub, qui est le gendre du président Ben Ali
-, et encourage les investisseurs américains à s'adresser au "International
Company Profile Service" (enquête sur la santé des entreprises) de l'ambassade
avant de signer un contrat...
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Maghreb Confidentiel N° 606
3 juillet 2003
Fonctions gouvernementales
La vie de ministre à une fin. Une fois sorti du gouvernement, celui-ci peut être
nommé ambassadeur, P-DG, à la tête d’une organisation ou se retrouver à la
retraite. Enquête sur les multiples façons de « recycler » un ex-ministre.
Habib Ammar est de retour. Sans affectation depuis vingt et un mois, le premier
ministre de l’Intérieur tunisien de l’après-Bourguiba vient d’être désigné par
le président Zine el-Abidine ben Ali à la tête du comité d’organisation du
Sommet mondial sur l’information, dont la première phase se tient en décembre
2003 à Genève et la seconde en 2005 en Tunisie.
Son parcours montre les contorsions que peut connaître la carrière d’un
ministre, après son départ du gouvernement. Ministre de l’Intérieur en novembre
1987, il quitte ce département en novembre 1988 pour le palais de Carthage où il
sera ministre d’État conseiller spécial auprès du président de la République,
avant d’être nommé ambassadeur à Vienne, pendant près de quatre ans. En 1995,
retour au pays pour occuper la fonction de ministre de la Communication, pendant
deux ans. Ce sera son dernier poste gouvernemental. Les Jeux méditerranéens, que
la Tunisie organise en 2001, lui permettent d’effectuer un retour en tant que
président du comité d’organisation. Une fois les lampions des Jeux éteints, il
rentre dans l’ombre pour en ressortir à la fin de mai 2003.
Autre recyclage : le secteur privé. C’est une voie empruntée par les ministres
ayant eu un départ mouvementé du gouvernement, comme cela se passe souvent.
Toutefois, ce choix semble garantir leur indépendance matérielle et politique.
Grand argentier, Mansour Moalla dirigea cinq ministères (Industrie et Commerce,
PTT, Plan et Finances), avant de quitter le gouvernement en 1983, à la suite
d’un différend avec le Premier ministre de l’époque, Mohamed Mzali. Reconverti
dans les affaires, il décide dans les années soixante-dix de monter la Banque
internationale arabe de Tunisie (BIAT), avec des investisseurs du Golfe.
Aujourd’hui, il a des intérêts dans diverses entreprises et est l’un des
principaux actionnaires de la BIAT à hauteur de 5,5 millions de dinars (1 DTU =
O,771 $US). Il a vendu une partie de ses actions à Hedi Jilani, président de
l’UTICA (patronat tunisien), ce qui a permis à ce dernier d’entrer au conseil
d’administration.
Autre exemple : parti du gouvernement au bout de huit mois seulement, Kamel
Mustapha Nabli, ministre du Développement économique dans les années
quatre-vingt-dix, choisit de réintégrer la Banque mondiale où il est
actuellement économiste en chef du Département Afrique du Nord et Moyen-Orient.
Le secteur bancaire, autre secteur d’accueil pour les anciens ministres, parfois
en raison de leur savoir-faire, souvent pour leur carnet d’adresses. À titre
d’exemple, le groupe Amen Bank compte aujourd’hui deux anciens dans ses rangs :
Ismail Khelil, diplomate de carrière, ministre du Plan sous Bourguiba,
gouverneur de la Banque centrale, puis patron de la diplomatie, après 1987 ; et
Salah Jebali, ancien secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie chargé
des Mines et de l’Énergie (novembre 1987-juillet 1988) et ministre de
l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. Chacun d’eux dirige une
filiale du groupe.
Slaheddine Bouguerra est aujourd’hui patron de l’Union bancaire pour le commerce
et l’industrie (UBCI), filiale du groupe BNP, après avoir été directeur d’HEC,
conseiller auprès du président Ben Ali, secrétaire d’État auprès du ministre de
l’Économie, puis ministre de l’Industrie. Centralien, ancien P-DG de Tunisair et
ministre du Transport, Faouzi Belkahia dirige une banque privée, la Banque de
Tunisie, dont la Société générale était actionnaire jusqu’en 2002.
Avant d’être en 2003 à la tête de la filiale tunisienne d’Orascom, en
tant que président du conseil d’administration, Fethi Houidi, dernier titulaire,
quelques mois, du portefeuille des Droits de l’homme, de la Communication et des
Relations avec la Chambre des députés, a été secrétaire d’État chargé de
l’Information auprès du Premier ministre, président de l’Établissement de la
radio-télévision tunisienne (ERTT) et ambassadeur au Liban pendant deux ans
(2000-2002).
Mais le recrutement peut se faire sur recommandation gouvernementale. C’est le
cas de Tijani Chelli. Il est d’abord ministre de Bourguiba (Travaux publics et
des Télécommunications, et Économie nationale) pendant près de quatre ans
(1969-1973). Sorti du gouvernement en janvier 1973, il est nommé, en quelques
mois, à la tête de l’Agence de promotion de l’industrie (aujourd’hui Agence de
promotion de l’investissement) puis de l’Agence foncière industrielle – son
dernier poste officiel avant de lancer une entreprise privée de travaux publics
(c’est le premier à s’être mis à son compte). Rappelé en 1987 pour diriger le
ministère de l’Éducation nationale, il quitte de nouveau le gouvernement –
définitivement – en avril 1988 et revient à ses affaires.
Similaire à celui de Tijani Chelli, le parcours de Moncef Belaïd débute dans la
fonction publique et se termine dans le privé. Centralien, il est successivement
P-DG de trois entreprises publiques, puis d’une société semi-publique – la
Société de commerce international de Tunisie (SCIT) – et ministre de l’Économie
(1988-1990). Enfin, il reprend les rênes de ses entreprises, qui constituent
aujourd’hui un groupe actif principalement dans l’industrie (chimie, équipements
électriques).
Ministre pendant quinze ans (1969-1984), successivement chargé de quatre
ministères (Affaires sociales, Habitat, Transport et Communications, et
Équipement), Sadok ben Jemaa quitte une première fois le gouvernement, en 1972,
pour réintégrer un poste de fonctionnaire au ministère de l’Équipement. Lassé de
l’inactivité, il lache la fonction publique, pour créer un bureau d’études.
Rappelé quelques années plus tard par Bourguiba, il claque de nouveau la porte
du gouvernement en 1984. Trois ans plus tard, on le retrouve dans le premier
gouvernement post-Bourguiba, comme ministre de l’Équipement. Remercié huit mois
plus tard, l’aîné des Ben Jemâa réintègre tout naturellement le groupe familial,
fort d’une demi-douzaine de sociétés, dont l’une est concessionnaire de la firme
BMW.
Le secteur public semble lui aussi attractif, quand on se retrouve à la tête
d’organisations ou d’organismes nationaux, dans des organisations régionales ou
internationales, etc. La filière diplomatique semble être la plus utilisée. Bon
nombre de ministres de Bourguiba ont, au moins une fois dans leur carrière,
effectué une intrusion dans le monde de la diplomatie. Comme plusieurs ministres
de Ben Ali, parmi lesquels Mohamed Jegham (Rome), Faiza Kéfi (Paris), Fethi
Mardassi (Berlin), Slaheddine Maaoui (Jeddah), Salah Baccari (Rabat) et Tahar
Sioud (Bruxelles).
D’autres coiffent la casquette de chef d’entreprise dans le secteur public, à un
moment donné de leur carrière. Originaire de Sousse, gouverneur de Bizerte,
ambassadeur à Mascate puis P-DG de la Radiodiffusion et Télévision tunisienne
sous Bourguiba, Abdelmelak Lâarif entre au bureau politique du parti au pouvoir
et au gouvernement après le changement du 7-Novembre 1987. Ministre de la
Culture puis de l’Information pendant une année (avril 1988-avril 1989), il
termine sa carrière comme P-DG de quatre entreprises publiques – successivement
: Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), Société tunisienne d’aconage
et de manutention (STAM), la Régie de tabac, Tunisair – et d’une compagnie
pétrolière mixte, la Société d’études et de recherches pétrolières de Tunisie (SEREPT).
Bénéficiant du poids et de l’influence de la Tunisie sur le plan régional et
international, certains ministres ont pu depuis les années soixante-dix accéder
à la direction d’organisations régionales ou internationales. Comme Chadli Ayari
et le défunt Habib Chatti, respectivement ministre de l’Économie et ministre des
Affaires étrangères sous Bourguiba. Le premier, aujourd’hui enseignant à
l’université et conférencier très sollicité, y compris à l’étranger, a dirigé la
Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) dans les années
soixante-dix. Le second a été secrétaire général de l’Organisation de la
conférence islamique (OCI).
Ministre de la Culture, avant 1987, ambassadeur au Caire à partir de 1988, puis
ministre de la Culture et de l’Information, conseiller spécial des Affaires
étrangères, de la Défense et président de la Chambre des députés, Habib Boularès
est secrétaire général de l’Union du maghreb arabe (UMA). Il succède à Mohamed
Amamaou, à ce poste pendant douze ans (après avoir été secrétaire d’État auprès
du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines, puis
conseiller auprès du Président).
Mongi Bousnina, qui a fait partie du gouvernement pendant cinq ans (secrétaire
d’État auprès du ministre de l’Éducation et des Sciences, puis ministre de la
Culture) et qui a porté la casquette diplomatique (Rabat et Paris), est depuis
deux ans directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture
et les sciences. Enfin, Noureddine Hached, ministre avant 1987, est, depuis
quelques mois, secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes.
L’organisation panarabe a même eu un patron tunisien, après son transfert à
Tunis en 1979 : Chadli Klibi, successivement ministre de l’Information, de la
Culture et directeur du Cabinet présidentiel entre 1961 et 1979.
Les organisations nationales sont souvent confiées à des ministres ayant quitté
leur fonction. Ancien secrétaire général du gouvernement, puis ministre de
l’Intérieur, Abdallah Kaabi est président du Conseil économique et social. Il a
succédé à Chadli Neffati, actuel ministre des Affaires sociales. Ministre de
l’Éducation (1994-1997), Hatem ben Othman accède, en 2001, à la présidence de
l’Organisation tunisienne de l’Éducation et de la Famille.
Enfin, un ministre peut partir en retraite. Tel est le cas de Mahmoud Mestiri.
Secrétaire d’État, puis ambassadeur représentant de la Tunisie auprès des
Nations unies à New York, avant 1987, il devient ministre des Affaires
étrangères de novembre 1987 à juillet 1988. Nommé ambassadeur à Paris, il prend
ensuite sa retraite avant d’être sollicité en 1994 par le secrétaire général des
Nations unies, qui en fait son représentant en Afghanistan pendant deux ans.
Certains membres de l’actuel gouvernement ont effectué le va-et-vient au moins
une fois dans leur carrière. Le recordman en la matière est Abderrahim Zouari,
actuel ministre du Sport. Il est secrétaire d’État auprès du ministre de la
Production agricole et de l’Agroalimentaire, le 7 novembre 1987. En juillet
1988, il quitte le gouvernement, après avoir été nommé secrétaire général du RCD
(parti au pouvoir), et est réintégré au gouvernement en février 1991 comme
ministre de la Justice. En août 1992, il perd sa casquette ministérielle pour un
poste d’ambassadeur au Maroc, où il ne reste que dix mois, puis effectue un
deuxième retour. Après avoir dirigé trois ministères en six ans (la Jeunesse et
l’Enfance, Affaires étrangères et Éducation), il reprend en main le parti au
pouvoir en novembre 1999, et fait un troisième retour en décembre 2000, en tant
que ministre de la Jeunesse, de l’Enfance et des Sports.
Sortir du gouvernement n’est donc pas toujours synonyme de disgrâce. Après avoir
passé le témoin à Mohamed Ghannouchi, Hamed Karoui est nommé vice-président d