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Les Archives du "Changement du 7 Novembre" ou Les tentacules de la pieuvre tunisienne.

Les faits et les acteurs du clan au pouvoir : magouilles, combines, corruption et intimidation.


Who's who
Les tentacules de la pieuvre tunisienne

- Zine El Abidine a eu trois filles de sa première femme Naïma Kefi (Cyrine...) et deux filles de Leila Trabelsi (Halima...)
- Les parents de Leila Trabelsi ont eu 11 enfants elle est la cinquième et Moncef est le cadet. Quelques noms : Belhassen, Samira, Imed, Houssem, Mourad, Jelila, Adel...
- Chiboub, Mabrouk, Zarrouk et Jilani sont gendres des Ben Ali
- Bdiri, Meherzi, Jilani... sont gendres des Trabelsi
- Samira Maherzi est la soeur de Leila Trabelsi
- Slim Chiboub (Président de l'Espérance Sportive de Tunis, membre du comité exécutif de la FIFA, premier vice-président du CNOT, United...) est le gendre de Zine El Abidine Ben Ali
- Slim Zarrouk (Sotetel, La Ceramic...) est le gendre de Zine El Abidine Ben Ali
- Mohamed Marouene Ben Mohamed Ali Mabrouk (Mabrouk, Planet, Divona...) est l'époux de Cyrine Ben Zine El Abidine Ben Ali
- Belhassen Trabelsi (Karthago, Batam...) est le gendre de Hedi Jilani
- Sofiane Ben Moncef Ben Ali est le mari de Zohra Ben Hedi Jilani
- Kaïs Ben Ali est le neveu de Zine El Abidine Ben Ali
- Moez Ben Moncef Trabelsi est le neveu de Leila Trabelsi
- Taoufik Chaïeb (Carrefour) est l'oncle maternel de Slim Chiboub
- Mohamed Bouchiha (PUP) est un cousin de Leila Trabelsi
- Hachemi Jilani (Hannibal leasing) est le fils de Hedi Jilani (Président de l'UTICA...).
- Mohamed Mehdi Mlika, président du comité national de propreté et d'esthétique de l'environnement, est cousin de Zine El Abidine Ben Ali
- Afif Chiboub est le frère de Slim Chiboub
- Les Mzabi sont les gendres de Taïeb Zahar (Réalités)
- Razi (Dimanche sportif) est le fils de Mohamed Ali Ganzoui (Ambassadeur à Damas)
- Samira Belhaj Khayache (membre du Comité central du RCD, Secrétaire d'État auprès du ministre de l'Équipement et de l'aménagement du territoire, chargé de l'Habitat et maire du Bardo) est une amie personnelle de Leila Trabelsi
- Abderrahim Zouari (Ministre du tourisme) est le gendre d'Abdelhamid Khechine (Hôtels Les orangers)
- Les Eltaïef sont des cousins de Zine El Abidine Ben Ali, Youssef Eltaïef (mort) et Rekaya Becheur (morte) ont eu 6 enfants : Mohamed Ayed marié à Karola Fuling, Slaheddine marié à Saïda Bouhejba, Raouf marié à Aida Ben Youssef, Kamel marié à Nadia Nabli, Rafika épouse Zaddam et Jalila épouse Amara.
- Abdelkader Hamrouni est gendre des Mzabi
- Karim, Elyes et Anis sont les fils de Said et Marie Thérèse (née Wafler) Neji.
- Abdelwaheb Abdallah, ministre conseiller auprès du Président de la République.
- Abdelhamid Slama, conseiller principal auprès du Président de la République et président du CNOT.
- Mohsen El Aroui, conseiller principal auprès du Président de la République et ex-PDG du Magasin général.
- Dr Mohamed Gueddiche, membre du Comité central du RCD, général de division, maire de Hammamet, président de l'Association Sportive de Hammamet (ASH) et ministre conseiller auprès du président de la République.
- Dr Mokhtar Zbiba, directeur des services de santé du ministère de l'intérieur.
- Dr Ahmed Ghattas, directeur de l'hôpital FSI de la Marsa.
- Sadok El Ouni conseiller auprès du président de la République.
- Abdelkerim Azaïz, conseiller auprès du président de la République chargé des combattants.
- Mehdi Hattab, conseiller auprès du Président de la République.
- Dr Mokhtar Zbiba, directeur des services de santé du ministère de l'intérieur.
- Dr Ahmed Ghattas, directeur de l'hôpital FSI de la Marsa.
- Omar Ben Mahmoud, coordinateur du 26-26
- Lamjed Hamdani, attaché auprès de la Présidence de la République.
- Zouhair Mdhaffar, membre du Comité central du RCD et directeur général de l'Institut Tunisien des Études Stratégiques (ITES).
- Abbes Mohsen, membre du Comité central du RCD et maire de Tunis.
- Nejib Berriche, maire de la Marsa.
- Mohamed Haj Taïeb, maire de Sfax.
- Fethi Houidi, président du conseil d'administration d'Orascom Tunisie.
- Younes Chettali, président de la fédération tunisienne d'athlétisme et 2ème vice-président du CNOT.
- Alya Abdallah, épouse de Abdelwahab Abdallah, directrice générale adjointe de la STB et présidente du conseil d'administration de l'UIB.
- Tarak Bennour, haut inspecteur des forces de sécurité intérieure et de la douane.
- Leila Khayat, présidente de la chambre nationale des femmes chefs d'entreprises.
- Mehrez Becheikh, PDG de l’Office de l’Aviation Civile et des Aéroports (OACA).
- Kamel Ayadi, président de l'Instance Nationale des Télécommunications (INC).
- Nabil Sahli, Directeur Général de l’unité de sécurité informatique au sein du ministère des Technologies de la Communication et du Transport.
- Fathi Abdennadher, président du conseil constitutionnel.
- Ali Chebbi, président du conseil supérieur islamique.
- Mohamed Triki, commandant général des scouts tunisiens.
- Noureddine Ben Farhat, directeur du centre de l'information et de documentation des associations.
- Abdelaziz Mabrouk, PDG de la SONEDE.
- Othman Ben Arfa, PDG de la STEG.
- Abdelaziz Châabane, PDG de la SNCFT.
- Habib Daldoul, PDG de la CTN.
- Khelil Belhouane, PDG de la CNSS.
- Mohamed El Louati, PDG de la STS.
- Bechir Bethabet, PDG de la SPROLS.
- Aïssa Hidoussi, PDG de la BEST.
- Mohamed Ben Ezzeddine, PDG de la TAP.
- Ghazi Jeribi, président du Conseil de la concurrence.
- Wahid Braham, DG de l'ONTT.
- Mounir Ben Miled, président de la FTH.
- Fraj Daoues, membre du conseil d'administration de la FTH.
- Adel Boussarsar (Tunisie-voyages, administrateur GAT), président de la FTAV, son père feu Ahmed, sa mère : feue Hamida Ghariani, ses frères : Mohamed, Ali, Abdelaziz, Ahmed (médecin vétérinaire), Ridha, Rachid et Hedi, ses soeurs : Wassila, Rafika et Faïza.
- Neji Mhiri, industriel, hôtelier, promoteur immobilier, membre du bureau exécutif de l'UTICA et membre du conseil d'administration de la BCT.
– Abdelhakim Khaldi, président-directeur général de l’Office des terres domaniales.
– Mohamed Chokri Ayachi, président-directeur général de l’Office des céréales.
– Saïd Khalij, directeur général de l’Office de l’élevage et des pâturages.
- Ahmed Naïja, président-directeur de la BTS.
- Feriel Beji, PDG de l'ATI.
- Ahmed Mahjoub, PDG de Tunisie Télécom.
- Mohamed Ben Salah, Président de l'Association des journalistes tunisiens.
- Abdessalem Jrad, Sécretaire Général de l'UGTT.

Liste initiée par :
ettounsi de tunezine


 

Constitution d'une SARTIDFAPR
Dénomination : Compagnie des Sans Millimes - CSM
Forme juridique : SARTIDFAPR - Société d'anonymes à responsabilité totale et d'investissement durable faisant appel public à la raison.
Capital social : 10.000.000 d'anonymes totalement libérés au moment de la souscription.
Siége social : Les Berges du Net Sud.

Déclaration de Principes

Dans un pays au bord de la banqueroute, il est du devoir de tout tunisien de :
- Lutter contre la mauvaise gouvernance.
- Contribuer à la propagation de toute information crédible et fiable.
- Dénoncer le népotisme, le clientélisme, le favoritisme et la corruption.
- Boycotter les bailleurs de fonds de la dictature.
- Contribuer à établir la liste exhaustive des biens des familles présidentielles et des familles parentes et alliées.
- Démasquer les barons du marché parallèle.
- Expliquer les dessous de l'opacité bancaire, des magouilles financières et des ententes concernant l'offre et les prix.
- Élargir la contestation populaire au domaine économique en favorisant l'émergence d'une culture de consommation responsable et revendicatrice.
- Dresser un annuaire des entreprises et des clans impliqués dans le financement direct ou indirect de la dictature : Les pages kraft.
- Comprendre et analyser le marasme économique tunisien par des études sérieuses et argumentées.
- Protéger l'épargne nationale et éclairer les petits porteurs de titres financiers.
- Constituer des dossiers à charge des profiteurs et des instigateurs du pillage des biens publics et des responsables de la stagnation économique.
- Emmerder d'avantage les sangsues et les mercenaires.


Les pages kraft

Premier Ministère - Direction générale de la privatisation - 4, rue Ibn Nadim Mont Plaisir 1073 Tunis - Tél. 71282467 - Fax 71281675.
Cepex : Centre de promotion des exportations - Centre urbain nord 1080 Tunis - Tél. 71234200 Fax 71237325 - 71237114 - e-mail - site web
Famex : Fonds d'accès aux marchés extérieurs - Centre urbain nord 1080 Tunis - Tél. 71231031 Fax 71231951 - e-mail - site web
Société des Services Nationaux et des Résidences : (ex Montazah Gammarth) SA 19.291.180 DT - Immeuble Jrad - Les Berges du Lac Tunis
Planet Tunisie
: 41, avenue Kheireddine Pacha 1002 Tunis Belvédère site web
Divona Télécom : 41, Avenue Kheireddine Pacha, 1002, Tunis Belvédère
Tunisiana
: 11 rue 8607 Z.I. Charguia I 2035 Tunis Carthage site web
Karthago Group
: 8 bis rue Mustapha Sfar 1002 Tunis Belvédère - Tél. : 71798007 - Fax : 71789664 site web
GIPA
: Route de Sousse km25 Foundouk Jedid 8012 Tunisie
Somocer
: Route de Sfax Menzel El Hayett 5033 Monastir - Tél. : 73410416/417/469 Fax : 73410401/100 e-mail
Centre commercial Carrefour
: Route de la Marsa, Tunis - Tél. 71765000
Boutique Lacoste : Centre "Lac Palace" - Passage du lac Volta
Tahar Atrous : Société Afrique Auto - Industries Mécaniques Maghrébines (Kairouan) - Isuzu, General Motors et Opel - Zone industrielle Tunis Carthage - BP 189 - Tél. 71940514 - 71941411 - Fax 71941411 - E-mail : e-mail
Alpha Ford : Concessionnaire agrée Ford - Autoroute A1. Sortie Hammam-Lif - Tél. 74460640 - Fax 74460641
Stafim Peugeot : Rue du Lac Léman Les Berges du Lac 1053 Tunis - Tél. 71860444 - Fax 71862303 site web
Ennakl : Concessionnaire Renault, Wolkswagen, Audi - SA 12.200.000 dinars Zone industrielle La Charguia II 1080 Tunis cedex - B.P. 129
Le Moteur : SA représentant général de Fiat - Zone industrielle La Charguia 2035 Tunis - Tél. 71205502 - Fax 7120522 - 71205333
Groupe Zouari (Moez et Maher Zouari): 42 magasins franchisés Franprix (enseigne de Casino) à Paris (actionnaire en moyenne autour de 65 % et employant 750 personnes dont 280 Tunisiens), un magasin Bricorama et les deux enseignes Orchestra et Sinequanon. Gérant de Bonprix (43 points de vente et 13.000 articles).
Groupe Hachicha (Fethi Hachicha): LG, Ripolin, Nekstweb, OpenNet, l’Affiche Tunisienne, Electrostar...
Groupe ABS (Atef Ben Slimane): Samsung, Zanussi, Arthur Martin, Electrolux... Zâarour Menzel Bourguiba - Tél. 72464066 - Fax 72464400 e-mail
S.A.V. Samsung - Zone industrielle Charguia I - Tél. 71808912 - 72464066 Fax 71807031 - 72464400 e-mail
Chimicouleurs emballages : Route de Mornag km 9 Ben Arous 2013 - Tél. 71398300
IDEAL SANITAIRE : Usine et Siège: B.P 142 - 1135 Nâassen Tunisie - Tél. 71 398 114 - Fax 71 398285 e-mail
SIAME :  Z.I. Grombalia 8030 - Tél. 72 255 700 - 72255065 Fax 72 255 811 e-mail - site web
Ets Hedi Ben Ayed : Tunis 1 Tél. 71257429 - 34, Rue Ibn Khaldoun Tél. 71256126 - Palmarium Tél. 71353667 - El Ouardia Tél. 71393222 - Rte de Mégrine Z4 Tél. 71425481 Le Kram Tél. 71734145 - La Marsa Tél. 71749466 - Ben Arous Tél. 71382959 - Nlle Z.I. Ben Arous Tél. 71387056 - Zaghouan Tél. 7267656x Hammamet 1 Tél. 72283103 - Hammamet 2 Tél. 72282775 - Nabeul Tél. 72271785 - Jerba Tél. 75621762
BIAT : SA 100.000.000 DT - 70-72 avenue Habib Bourguiba 1000 Tunis
STB : SA 124.300.000 DT - Rue Hedi Nouira 1001 Tunis - Tél. 71340477 Fax 71340009 - e-mail - site web
S.G.E. Whirpool (Tarek Cherif): Z.I. Ben Arous - B.P. 295 - Tél. 71380134 Fax 71385577 - site web
Lee Cooper - Boulevard de l'environnement 7070 Ras Jebel
Bank of Valetta : 1 Le Capitole du Lac, Berges du Lac 2045 Tunis - Tél. 71962228 - Fax : 71962291 e-mail
IntesaBCI : Blue Center - Rue du Lac Constance, Berges du Lac 2045 Tunis.
Restaurant Spoon-Carthage : Villa Didon - Tél. 71733433 Fax 717333488 e-mail site web
Pâtissier Traiteur Le Nôtre (Ben Yedder) : 37 avenue Ahmed Tlili El Menzah V Tunis - Tél. 71234261
Baguette & Baguette : Centre X, Avenue de Paris, Avenue de la liberté, Les Berges du Lac, La Marsa, Carrefour, El Mourouj, Charguia II, Lac Palace

Liste initiée par :
ettounsi de tunezine


Belhassen Trabelsi a fréquenté l'université Ben Aknoun en Algérie, pendant la période où Khaled Ben Said (Tortionnaire) et Hela Rokbi (Contorsionniste et animatrice télé) poursuivaient leurs études ! Flic ?
- Karthago airlines : 4 Bœing 737-300 d’une capacité de 148 sièges chacun et un staff technique et administratif de 140 personnes.
- Terrain agricole de 200 hectares irrigués limitrophes du Mejreda à Sidi Thabet entre autres.
- Radio Mosaïque : Dossier de crédit (500.000 dinars) déposé au nom de Belhassen Trabelsi et Lotfi Abdennadher chez la Banque de l'Habitat.
- Karthago Hôtels : 4 à Sousse, Sidi Bou Said, Jerba et Hammamet. Centres commerciaux, patinoire (Blue ice)...
- Karthago éditions touristiques : La revue Profession Tourisme, Images de Tunisie (Français et anglais)
- Agences de voyages : Easy tours...


 
 


Karthago Airlines en Bourse 
1,2 million d'actions en vente à partir du lundi 18 juillet

 

La compagnie aérienne du groupe Karthago entre en bourse en lançant une OPV portant sur 1,2 million d’actions (soit 12% du capital), cette introduction devrait permettre d'augmenter sa notoriété et lui donnera la possibilité de financer son développement grâce à des ressources levées sur le marché financier.
 

Karthago Airlines a annoncé jeudi 14 juillet avoir obtenu le visa du Conseil du marché financier pour son offre publique de vente (opv) et à l’admission de ses actions au premier marché de la Bourse. La filiale du groupe karthago a obtenu une «dérogation spéciale» pour ne diffuser dans le public que 12% (soit 1,2 million d’actions) au lieu de 20% de son capital.

 

L’OPV sera ouverte au public du lundi 18 au vendredi 29 juillet inclus. En fait, la cession portera sur 20% des actions, 12% seront proposés au public et 8% seront placés auprès d’investisseurs institutionnels et étrangers. Le prix de vente de l’action a été fixé à 4,8 dinars pour un nominal de 1 dinar. «C’est pour la première fois qu’une société fixe un nominal de 1 dinar comme l’a toujours souhaité la Bourse » pour favoriser l’adhésion du public, souligne M.Hamza Knani, président de la Bourse des Valeurs Mobilières de Tunis (BVMT).

D’après une note de MAC sa, l’intermédiaire qui pilote l’entrée de Karthago Airlines en bourse, «l’analyse des forces et des faiblesses de Karthago Airlines, des opportunités et des menaces de son environnement et de l’horizon des prévisions a fait ressortir un taux d’actualisation de 14,175%» équivalent à «un taux sans risque de 6% des emprunts de l’Etat BTA sur 5 ans, majoré d’une prime de risque de 8,175% » et correspondant «au rendement exigé par un actionnaire pour l’investissement dans la société en tenant compte des risques qui lui sont inhérents».

Certes, «Karthago Airlines n’a rien à gagner de cette introduction en bourse sur le plan fiscal puisque l’entreprise est totalement exportatrice», souligne M. Belhassen Trabelsi, président directeur général de la compagnie aérienne et du groupe de même nom. Toutefois, si karthago Airlines s’est imposé ce «défi » c’est pour «accroître sa notoriété, et accéder à des sources de financement pour financer son développement et participer à la dynamisation de la Bourse », note M. Belhassen Trabelsi.

Créée en août 2001 et devenue opérationnelle en mars 2002, Karthago Airlines détient 10,19% du marché du charter (en nombre de vols, et 9,41% en nombre de passagers) en 4ème position derrière Tunisair (35%), les compagnies étrangères (34%), Nouvelair (19%) et loin devant Tuninter (2%).

Après avoir doublé en 2003, par rapport à la première année d’activité (passant de 27,7 millions à 54,2 millions de dinars), le chiffre d’affaires a progressé de 47% pour atteindre 79,5 millions de dinars, en 2004 –avec un résultat net de 3,1 millions de dinars. «Nous avons gagné de l’argent dès la première année », rappelle le pdg de karthago Airlines.

Et pour bien démontrer que l’entreprise est performante, son directeur général, M. Mehdi Gharbi met en avant deux paramètres : le nombre de vols par avion et par an –il est de 2700 pour Karthago Airlines, là où on considère qu’une « entreprise est performante à partir de 2300 heures de vol »-, et le nombre de salariés par avion –de 67, alors que la norme se situe dans la fourchette 70-90.

Compte tenu des «perspectives prometteuses» de l’évolution du trafic aérien international, karthago Airlines a arrêté une stratégie visant «à consolider sa position sur le marché», à porter sa flotte à 7 avions en 2007 et à diversifier ses marchés.

 

Moncef MAHROUG

  18-07-2005-  ©webmanagercenter ________________________________________________________________________________________________________________________

Décollage ou délestage :  Tunis Air  Versus  Karthago Airlines


Faits et actes : 

A
cte 1 :   Le frère de Leila, Belhassen Trabelsi, Pdg de la compagnie d'aviation privée Karthago Airlines -qu'il a créé avec 2 avions Boeing, - annonce le 14 juillet avoir obtenu le visa du conseil du marché financier pour une OPV  ( Offre publique de vente ) de 1.2 millions d'actions équivalent à 12% du capital.

La cession ouverte au public du 18 au 29 juillet porte en fait sur 20% du capital : 12% aux particuliers et 8% proposés aux investisseurs institutionnels et étrangers.
Le prix de vente de l'action est fixé à 4,800 DT ( 3 € environ )  pour un nominal de 1 dinar. ( soit un rapport de 1/5ème  environ ) .
La stratégie de Karthago Airlines vise à porter sa flotte à 7 avions en 2007. ( le chiffre 7 ) .
 
Acte 2 : Dans un avis de vente paru le 29 juin 2005, Tunis Air lance un appel d'offres international pour la vente de 4 avions B737-200 ainsi qu'un stock de pièces de rechange d'avions de type B737-200, B727-200 et A300 B4. La date limite de réception des offres est fixée au vendredi 22 juillet 2005 à 13 heures.

Cherchez l'erreur .

Questions subsidiaires :
1.       Pourquoi et comment  la compagnie karthago a pu obtenir cette  «dérogation spéciale» de l'autorité boursière ?
2.       Que gagne Karthago Airlines sur le plan fiscal ? Sachant que la compagnie est strictement exportatrice !
3.       Karthago detient plus de 10% du marché du charter en Tunisie. Il est à noter que le décret N°74-2567 du 20 mai 1974, interdit aux Tunisiens d'utiliser un charter au départ de la Tunisie. Comment Karthago détourne-t-elle cet empêchement ?
4.       Le nombre de salariés de Karthago par avion avoisine les 65 , est en dessous du minima constaté dans les autres compagnies dans le Monde ( entre 75 et 100 ) . Est-ce dû à un usage des infrastructures et personnel de Tunis Air – aux frais de la princesse – ou en utilisant des gains grâce aux tolérances au niveau de la sécurité ? Le message de l'aviation civile « éviter que la sécurité ne soit compromise par des considérations économiques » ne semble pas être respecté ?
5.       Avec un capital en dessous de 30 millions €, la viabilité économique d'une compagnie aérienne est plus que douteuse. Existe il des vases communicantes avec Tunis Air et des banques complices pour maintenir des comptes sociaux honorables ?
 
6.       Alors que Tunis Air perd plus de 120 millions d'euros en 2003, Karthago gagne quelques millions d'euros ( soit environ 10% de son CA ) .  Belle performance !
 
Tunisiens , Tunisiennes , que Leila vous bé-lha-nisse !

 
Le désenchanté  

Paris le 17.07.2005

TUNIS - Le gouverneur Daouas "saute" sur les créances douteuses
 
Le remaniement ministériel du 14 janvier et le limogeage du gouverneur de la Banque centrale, Mohamed Daouas - remplacé par le ministre des finances, Taoufik Baccar - semble lié à la divulgation de la liste des "127" plus gros débiteurs bancaires du pays.
Une fuite qui est intervenue au moment où le président Ben Ali avait accepté une véritable "impunité bancaire": dans la loi de finances 2004, les banques avaient été autorisées à déduire de leur assiette imposable l'ensemble des créances des "petits" débiteurs (comprenez les "127" de la nomenklatura locale).
Le nouveau ministre des finances est Mounir Jaïdane, précédemment au budget.

© Maghreb Confidentiel N° 632
15 janvier 2004

30/01/2004 - Lors d'une cérémonie organisée sous la présidence du Chef de l'État, M. Taoufik Baccar, nouveau gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (Bct), a prêté serment devant le Président de la République.

En fait, TUNISNEWS a reçu le 15 janvier la première partie de cette fameuse liste des 127 personnes (et groupes) les plus endettés en Tunisie. Cette liste circulait sous le manteau depuis plusieurs semaines dans le pays et il s’avère que le limogeage du gouverneur de la Banque Centrale Mohamed  Daouas annoncée le 14 janvier 2004 par les médias officiels est bien dû à sa divulgation.
Un ami citoyen a eu la l’amabilité et la gentillesse de recopier les 27 premiers noms figurants sur cette liste (à partir d’une photocopie de très mauvaise qualité faite à son tour à partir d’autres photocopies) et de l’envoyer à la rédaction de TUNISEWS. Il s’excuse des lettres manquantes (illisibles dans la copie en sa possession) de certains noms.

  Groupe Engagements bancaires
(en milliers de dinars)
1ere banque créditrice 2eme banque créditrice Banque à la tête
du pool bancaire
Banque Engagements Banque Engagements
1 Groupe Neji Mhiri 333 174 STB 63 033 BS 42  845 AB
2 Groupe Poulina 307 781 AB 62 745 BNA 41 088 BNA-BIAT
3 Tahar Atrous 229 737 UIB 89 178 BNA 86 978 STB
4 Groupe BATAM 197 714 STB 27 774 AB 26 008 UBCI
5 Moncef Mzoughi et Sadok Mzabi 186 095 BNA 33 239 BT 28 464 BS
6 Mohsen Hachicha (Electrostar) 180 878 BIAT 101 522 AB 20 790 BIAT
7 Lotfi Abdennadher 180 599 BIAT 34 937 UIB 27 677 BIAT
8 Taoufik Chaïeb 140 591 BIAT 31 626 ATB 29 684 ATB
9 Abdessalem Afass 130 845 UIB 23 835 AB 18 859 BIAT
10 Les héréditaires d'Ali Mhenni 117 816 UIB 68 044 STB 42 245 STB
11 Groupe Med Ali MABROUK 117 289 BT 54 568 STB 34 029 BT
12 Groupe Nouri Châabane 116 297 BT 20 386 BIAT 19 825 BIAT
13 Jalel ben Aissa 106 895 BS 49 978 STB 21 150 BS
14 Amor MESSI 104 772 UIB 35 326 BS 32 185 UIB
15 SFBT - Hammadi Bousbiâa 102 709 BT 40602 BNA 30 008 BNA
16 Groupe Mohamed Loukil 102 376 UIB 26277 BIAT 25 168 BIAT
17 CTKD 92 532 STB 28 433 BTKD 17 689 BIAT
18 Abdelkader Hamrouni 88 612 BT 21 454 ATB 17 375 ATB
19 Said Boujbel 84 424 STB 38 664 BS 27 937 BS
20 Youssef Ltaief 79 034 BS 17 241 STB 16 947 BH
21 Said charchari 77 524 BT 56 884 AB 8 043 BT
22 Mohamed Chabchoub et Jamel Arem 76 985 STB 20 039 BIAT 16 118 STB
23 Monji Loukil 76 500 STB 27 953 BT 25 510 AB
24 Tarak Cherif 75 076 BNA 19 212 STB 14 360 BNA
25 Groupe Mohamed Hedi ben .... 73 996 STB 15 881 BIAT 13 381 BIAT
26 G .Mohamed Dass ? 73 952 STB 32 470 BS 12 850 STB
27 Lazhar sta... 70 088 STB 31 829 BS 12 886 BS
28 Tahar Fourati 67 867 STB 26 797 BS 23 882 BS
29 Mourad Mhenni 67 141 STB 33 301 BS 14 301 BS
30 Jilani Atia 66 173 STB 41 789 BT 7 868 STB
31 Adel Bousarsar 65 363 BIAT 22 767 AB 10 144 BIAT
32 Fethi Mzabi 62 628 AB 21 164 UIB 12 451 UBCI
33 Bechir Khalfallah 62 402 STB 40 431 BT 14 002 STB
34 Mohamed Meddeb 61 422 BS 24 267 AB 17 437 BS
35 Aziz Miled 57 823 BIAT 41 099 UIB 12 040 BIAT
36 Hassine Doghri (carte) 56 593 BS 23 522 BNA 14 222 BS
37 L'Arabolybienne d’investissement 55 230 STB 54 858     STB
38 Med et abdelaziz Bouzguenda 51 617 BIAT 36 410 BNA 11 914 BIAT
39 Abdelmajid Bouchammaoui 49 901 ATB 15 842 UIB 15 747 ATB
40 Zine El Abidine Ben Mahmoud 48 909 BH 34 118 STB 6 869 BH
41 Farid Abbes 48 700 AB 14 675 UIB 14 756 BNA
42 Chedli Mhirsi 48 162 UIB 20 773 AFC 9 063 UIB
43 Raouf Kateb 47 707 BT 19 083 BNA 11 632 BIAT
44 Mustapha Souid 46 852 STB 23 870 BNA 10 760 BFT
45 Doureid Ammar 43 500 AB 19 799 BIAT 7 608 AB
46 Moncef Sellami 41 481 BIAT 10 529 BT 5 767 BIAT
47 Khaled Chahed 41 332 BIAT 12 331 AB 10 005 BIAT
48 Hedi Ben Ayed 41 165 BS 23 723 BIAT 5 044 BS
49 Nacer Ben Ghorbel 40 878 BIAT 8 095 BS 6 643 BIAT
50 Groupe Mohamed Lamouni 39 468 BT 16 054 STB 14 738 BIAT
51 Groupe Atef ben Slimene 38 787 UIB 37 158 STB 1 256 UIB
52 Mohsen Allani  38 433 UBCI 6 932 BNA 6 354 UBCI
53 Mokhtar Zarrouk 38 252 BH 17 276 BS 11 683 BS
54 Youssef Bayahi 38 244 ATB 16 122 AB  6 371 ATB
55 Mourad B....ti 38 060 STB 13 044 BIAT 6 046 STB
56 Abdelhamid Bouricha 37 771 BIAT 16 999 STB 8 716 BIAT
57 Moncef Rekik et Abderazak Tounsi 37 506 BIAT 27 022 STB 3 805 BIAT
58 Faouzi M… 37 486 BS 17 969 AB 11 084 BS
59 Khaled K....... 37 251 UIB 8 605 BS 9 646 UIB
60 Mohsen ……el 38 587 STB 6 841 BNA 6 396 STB
61 Bechir Ben Jemâa 38 334 BS 26 898 AB 9 081 BS
62 Total-Fina 34 546 UBCI 23 331 BIAT 3 226 UBCI

Slim Chiboub en résidence surveillée

Je venais d'apprendre de source digne de foi que Mr. Slim Chiboub le gendre de du Général Ben Ali Gravement atteint d'un Cancer de la prostate est en résidence surveillée par plusieurs policiers.
La famille de LEILA Trabelsi, la femme du General ZABA a des sérieux problèmes avec Slim Chiboub et cela suite aux différents conflits pour la succession a la future présidence de la république.
La Tunisie devra rester victime d'une dizaine de Mafieux Trabelsi sans niveau, sans culture enfin des arriviste qui sont entrain de détruire une nation La TUNISIE.
La situation actuelle en Tunisie et alarmante, le Peuple Tunisien étouffe mais attention aux conséquences de l'explosion.

Malek
© Tunisie Réveille toi !
Mardi 15 juillet 2003

Rectificatif
16 juillet 2003
Il s'agit d'un cancer des vésicules séminales et non de la prostate( des glandes qui sont accolées à la prostate) de pronostic très sombre, la durée moyenne de survie avec traitement est de 6 mois à un an en présence de métastase.


Mohamed Elafif Chiboub échoue aux élections du RCD

Mohamed Elafif Chiboub n'a pas été élu dans la liste régionale des candidats au Comité Central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD, au/du pouvoir). Mohamed Elafif se présentait dans son fief du Bardo, chef-lieu de l'une des cinq "comités de coordination du parti" dans la capitale Tunis. Il est toujours que le président du RCD et de la République, qui n'est autre que le beau-père de son frère, peut le bombarder dans la liste nationale. Il a peu de chances, mais c'est une possibilité théorique que le Bunker de Carthage peut envisager, pour mieux gérer les "équilibres" à quelques jours du "congrès de l'Ambition"!!!
Frère de Slim, gendre de Zine El Abidine Ben Ali, et Premier Vice Président de la Chambre des Députés, il est le représentant le mieux placé du clan Chiboub dans les rouages de l'État. Cette position lui a valu l'animosité de Leila Trabelsi, épouse Zine El ABidine Ben Ali, Première-Drame de la Tunisie (expression empruntée au journal L'Audace).
C'est le très informé Al-Chourouq qui en a fait l'écho (l'info de l'article m'a été rapportée par Me Ben Amor, Al-Chourouq n'étant pas sur Internet, nos amiEs de Tunis peuvent faire l'effort de scanner l'info). Ce qui veut dire que l'information de son "échec" est programmée dans une stratégie de descente aux enfers. D'ailleurs, Mohamed Elafif ne préside plus les séances de la Chambre des Députés lorsque son président Fouad Mbazzâa s'absente. C'est Madame Boukhchina, Deuxième Vice-présidente, qui prend les destinés du perchoir. Et la presse aux ordres la nomme tout simplement: Vice-présidente de la Chambre des Députés. Histoire de dire que Mohamed Elafif est fini...
La guerre de clans, sur fond de succession, fait des émules...
Quant audit congrès et à la démocratie à la Ben Ali, j'y reviendrais...
Affaire à suivre...

Paris, le 26 juillet 2003
Abdel Wahab Hani


Imed trabelsi

Si Belhassen Trabelsi est surtout présent dans la grande distribution (Batam), les services (CGEA-Onyx), l'hôtellerie (groupe Carthago) et l'agroalimentaire, "Imed", l'autre frère de la première dame Leila Ben Ali, née Trabelsi, s'est surtout investi dans l'audiovisuel.
Sa société de production, Univers, assure désormais de nombreux programmes de la chaîne de télévision officielle, Canal 7.
La plus prisée de ses émissions est calquée sur celle de Jean-Pierre Foucault : Qui veut gagner des millions ? En dinars, c'est encore beaucoup.
Univers a également obtenu - en exclusivité - la production du spectacle du réveillon !
Les "petites lucarnes" télévisuelles de l'année 2004 ont toutes les chances de continuer à sourire à Imed Trabelsi.

© L’autre Tunisie
Mercredi 31 décembre 2003

- Surnommé aussi El Omda, Imed Bonaparte !?
- Le titre du programme télé est "آخر قرار" ou Dernière décision.
- Gérant de boîtes de nuit Odéon (Sousse, Gammarth) Bonaparte (Sousse) !?
- Représentant exclusif de Lacoste en Tunisie. La première boutique Lacoste est aux Berges du Lac nord à Tunis.
- Dépôt à côté de la foire du Kram : Electro-ménager
- Ex Président de l'Étoile Olympique de la Goulette et du Kram (EOGK). Son frère Houssem est l'actuel président.


Slim Chiboub a crée durant l'été 2003 United, une des plus importantes agences publicitaires du pays. United a recruté 25 parmi les meilleurs spécialistes en communication en Tunisie. Son premier client (2003) est Mohamed Meddeb (Danone, Virgin...)


African Infrastructure Fund - Agromed Mami Nova
Le texte et le contexte

Lotfi Abdennadher
Lotfi Abdennadher

L’équipe de la société Agromed, emmenée par son Président du conseil, Monsieur Lotfi Abdennadher, s’est a réunie, autour d’un déjeuner, un parterre d’hommes d’affaires tunisiens auxquels était présentée une délégation de l’African Infrastructure Fund, un fonds d’investissement piloté par l’AIL, American International Group, l’un des leaders du secteur des assurances aux États-unis.
Ce fonds d’origine américaine est depuis octobre 2003, partenaire du groupe Abdennadher à travers sa participation dans le capital de la société Agromed, l’une des principales entreprises agro-alimentaires du pays, qui fabrique et distribue le lait et produits dérivés, avec une large gamme de yaourts et de desserts, du jus lactés et de fromage frais sous la marque française Mami Nova.
L’AIG, African Infrastructure Fund président d’Agromed a été créé en avril 2000 par plusieurs investisseurs d’origine américaine et saoudienne, dans le but d’aider, par leur engagements financiers, au développement de l’industrie locale dans les pays d’Afrique où les réformes politiques et économiques laissent apparaître d’importantes opportunités d’affaires.
La Tunisie, grâce à l’action soutenue de son Président Monsieur Zine El Abidine Ben Ali et aux réformes engagées depuis 1987, répond pleinement à ce contexte économique et social défini par l’AIG.
Le fonds a alloué à ces investissements aux environs de 405 millions de dollars.
En un peu moins de quatre ans, il a ainsi investi plusieurs centaines de millions de dollars sur le continent africain, dans des secteurs aussi diversifiés que les télécommunications, les services, les ressources naturelles, le transport ou encore, comme c’est le cas en Tunisie avec Agromed, dans l’industrie agro-alimentaire.
Fort de cette première expérience sur le sol tunisien, AIG, African Infrastructure Fund est aujourd’hui attentif à toutes nouvelles opportunités d’investissements dans notre pays.
C’est la raison pour laquelle Lotfi Ahdennadher, qui a trouvé en l’AIG, African Infrastructure Fund un partenaire efficient et enrichissant, a souhaité témoigner, auprès des industriels et banquiers de la place de son expérience, oeuvrant en cela à un rapprochement de ses partenaires avec d’autres entreprises tunisiennes.

Le Temps
5 avril 2004

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Tourisme : le groupe français "Accor" annonce un vaste plan d'investissement en Tunisie

                     

Associated Press, le 18.10.2004 à 23h34

                      TUNIS (AP)-- Le président du groupe touristique français "Accor", Gérard Pellisson, a annoncé lundi un vaste plan d'investissement pour 2005 en Tunisie d'un montant global de près de 70 millions d'euros.

                      M. Pellisson, dont le groupe gère pas moins de 4.000 hôtels dans le monde, a fait état de ce plan au terme d'une visite de travail au cours de laquelle il a été reçu par le premier tunisien, Mohamed Ghannouchi, et le ministre du tourisme, Abderrahim Zouari.

                      Premier maillon du programme, le lancement d'une unité hôtelière de standing quatre étoiles, d'une capacité de 540 lits, dont la construction sera entamée en avril prochain. Il s'agit du premier Novotel qui sera implanté à Tunis pour un investissement de l'ordre de 22 millions d'euros.

                      Sa particularité est qu'à côté de la partie hôtellerie, ce projet renfermera une académie destinée à la formation de cadres pour améliorer la qualité des services offerts à la clientèle Accor. Son but: renforcer la compétitivité de son groupe grâce à un plus grand professionnalisme, dans un secteur où la concurrence devient de plus en plus forte avec 800 destinations sur le marché contre 60 il n'y a pas très longtemps, note-t-il.

                      "La formation est la clé de la réussite dans notre profession", considère en effet M. Pellisson. Il s'est félicité au passage de l'option prise par le gouvernement tunisien de développer un tourisme par la rénovation de vieilles unités hôtelières, la lutte contre la concurrence déloyale et l'adaptation du secteur aux normes internationales en vigueur.

                      Accor, qui gère déjà en Tunisie sept hôtels, prévoit, en outre, d'y renforcer son implantation par la construction de huit nouvelles unités hôtelières, dont une exclusivement thalasso dans l'île de Djerba, ainsi que la rénovation de l'hôtel "Sahara Palace" de Nefta, dans le sud tunisien.

                      Le marché français est le premier émetteur de touristes en Tunisie où les prévisions tablent sur plus d'un million de visiteurs pour l'année 2004, contre un peu plus de 800.000 l'an dernier.

 

 Tunisnews

19 Octobre 2004

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Un régime infecte et une famille hors-la-loi

Le Congrès du RCD, Congrès de l'ambition, nous a-t-on dit- a encore une fois tenu ses promesses. Il a concrétisé ce dont nous n'avons jamais douté depuis des années, à savoir qu'au grès des humeurs et des rapports de forces, c'est l'un ou l'autre des clans composant la famille régnante qui mène la barque.
Il y a cinq ans, c'était Afit Chiboub, vice-président de l'Assemblée nationale qui nommait les nervis du Comité central du RCD, aujourd'hui c'est Leila Trabelsi et sa mère Hajja Nana.
Hajja Nana nomme et dégomme avec la caution d'un Ben Ali inerte. Le spectacle q'offre la Tunisie de ce petit Timonier" qui a imposé à son pays le silence et l'obéissance est de l'avis de tous les observateurs tout simplement affligeant. Ce n'est pas seulement affligeant. C'est gravissime. Et voici pourquoi : voilà un président qui ne préside presque plus, devenu otage d'un de ses clans.
Tout se décide au niveau de ses conseillers qui n'ont d'autre choix que de ne pas le conseiller pour rester en cour et continuer à tirer les ficelles de la dictature.
M. Ben Ali n'est plus responsable. Et d'ailleurs, il l'a rarement été. Ce n'est pas parce que, conscient de sa maladie, il veut assurer l'avenir de ses cinq filles qu'il jette le pouvoir dans une poubelle, là où il l'a ramassé en 1987.
L'économie du pays est en ruine. La mafia sévit Et tout se passe comme s'il n'y avait pas dans notre pays de personnel politique qui puisse assurer la relève. Après avoir laminé l'opposition, et même les libéraux destouriens, voilà qu'il s'extasie pour dire "Après moi, le déluge".
Quant à ceux qui seraient malhonnêtement tentés de présenter "L'Audace" comme étant un organe qui s'acharne contre "le pauvre" président et son entourage directe, voici quelques extraits d'une lettre émanant d'un directeur financier qui préfère rester anonyme, adressée de Tunis le 30 juillet 2003. Voici des extraits de ce qu'il dit :
"La Tunisie de Ben Ali, aujourd'hui; c'est celle de Leila Trabelsi... Ben Ali est devenu l'exécutant des ordres de sa femme Leila. C'est elle qui gouverne et c'est elle qui révoque les ministres et les membres du Comité central du Parti...
Concernant le Congrès de l'Ambition, elle en a nommé, devant mes propres yeux, 25% des membres. Imaginez vous que sa cousine du nom de Najet Trabelsi, simple infirmière à l'hôpital du Kram, est devenue membre du Comité central de la cité de La Marsa sur ordre de Leila. Je n'ai rien contre les infirmières mais cette femme est à côté de la politique, elle n'y comprend rien..."
"Voulez-vous savoir, en outre, que le PDG de Tunis Air, dont vous avez longuement parlé, est lui aussi devenu, curieusement, membre du Comité central et qui plus est figurant sur la liste nationale. On récompense ainsi les efforts qu'il effectue au profit de la compagnie privée Kartagho du frère de Leila..."
"Maintenant, je souhaiterai que vous vous intéressiez au cas de Madame Samira Belhadj, amie intime de Leila Ben Ali. Vous avez son nom, effectuez vous-même vos investigations"...
Je voudrais dire à cet ami lecteur : c'est fait, l'enquête est en cours et merci de ces précisions. Puissent de nombreux destouriens être à la hauteur de votre courage et de votre patriotisme.

Slim Bagga
© L'Audace


Hedi Jilani Abdelwahaeb Ben Ayed Neji Mhiri Mohamed Meddeb Ali Debaya

COLLECTIF DE LA COMMUNAUTÉ TUNISIENNE EN EUROPE
1, rue Cassini, 75014 Paris ; Tél. : 01 43 29 68 98 ; e-mail

Communiqué :

Solidarité avec les victimes algériennes du pouvoir policier de Ben Ali !
Boycottons la maffia tunisienne !


Le CCTE, - qui a suivi de près les événements tragiques de Sfax du 8 février 2004 où plusieurs de nos frères algériens sont morts et des milliers d’autres ont été victimes d’une opération punitive collective, spécialité du régime du policier de Ben Ali, - le CCTE se félicite de la création du Comité national pour la vérité sur les évènements de Sfax et souhaiterait y apporter son soutien moral et matériel.
Nous voudrions à cette occasion présenter nos condoléances les plus émues aux familles des victimes décédées, ainsi que notre vive sympathie aux milliers des victimes de la sauvagerie de la police tunisienne opérant sous les ordres du Premier flic de la Tunisie et de la maffia qui l’entoure.
Nous rappelons à nos frères Algériens qu’en cette même journée noire du 8 février mourrait le jeune opposant tunisien Badreddine Regui’i sous les coups des tortionnaires de Ben Ali au centre national de la torture de Bouchoucha à Tunis.
C’est dire que l’agression ciblée des bandes fascistes de Ben Ali contre nos frères algériens est aussi une agression contre les dix millions de Tunisiens, hommes femmes et enfants.
Nous appelons à cette occasion le peuple algérien à manifester sa solidarité avec le peuple tunisien opprimé en boycottant la maffia criminelle tunisienne qui a fait main basse sur le pays en s’attaquant à tous ses intérêts économiques, en commençant par boycotter toutes les manifestations sportives. Aucun sportif algérien ne devra participer à une manifestation sportive en Tunisie et aucun sportif tunisien ne devra faire pareil en Algérie. C’est le minimum que l’on pourrait faire ensemble aujourd’hui pour honorer la mémoire des martyres et victimes de Sfax, et exprimer par cette action symbolique et militante notre refus de cautionner un sport qui tue parce qu’il est organisé par une maffia de tueurs.
Vive la fraternité entre les peuples algérien et tunisien !
A bas le sport des tueurs !
A bas la maffia fasciste de Ben Ali ! Boycottons-là !

Paris, le 1er mars 2004
Khemais Bouhouch
Mondher Sfar


Khaled Jilani

Hedi Jilani, le patron de l'UTICA, l'organisation patronale tunisienne, a placé son fils, Khaled, dans la galaxie Trabelsi/Ben Ali. Après ses deux filles Zohra et Sofiane?, mariées respectivement avec Belhassen Trabelsi et Moncef Ben Ali, Khaled Jilani s'est fiancé avec la pâtissière du Palais de Carthage.

Les filles "interdites" de palais de carthage ?

Influentes auprès de leur père, les trois filles du premier mariage du président Ben Ali, Mmes Chiboub, Mabrouk et Zarrouk, ne pourraient plus accéder librement au bureau de "Papa" chef de l'État...  Au Palais de Carthage, elles doivent désormais s'adresser au protocole pour un RDV. Bien évidemment, les proches des filles affirment qu'il s'agit d'un coup de la première dame "Leila", née Trabelsi.

Le nouveau ministre du tourisme ne fait pas l'unanimité

La nomination du d'Abderrahim Zouari, ministre des sports, au poste de ministre du tourisme dans le cadre du remaniement gouvernemental la semaine dernière, a été fraîchement accueillie par les groupes tunisiens actifs dans le tourisme. Le beau-père de Zouari est en effet Abdelhamid Khechine, le patron du groupe Les Orangers. Des jaloux !

© Maghreb Confidentiel N° 633
22 janvier 2004


Fiançailles samedi 26 janvier 2002 de Sofiane Ben Ali, fils de Habib (dit Moncef), avec la 3ème fille de Hedi Jilani.


Déclaration Budget 2004

C’est avec une rapidité fulgurante et une évidente légèreté que la chambre des députés a bâclé la discussion et l’adoption du budget 2004 . L’événement est pourtant particulièrement important vu la situation particulièrement délicate que traverse le pays.
En effet, alors que la construction de la zone de libre échange est à une étape décisive, la Tunisie doit se préparer dans le même temps à faire face aux défis que représentent l’entrée prochaine des pays de l’Est dans l’Union Européenne et le démantèlement de l’accord multi-fibres, soumettant le secteur du textile à une compétition accrue du fait de l’entrée de la Chine au sein de l’Organisation Mondiale du Commerce. Ces challenges imposent la participation de tous pour trouver des solutions adéquates et mettre en œuvre un plan de développement véritable qui rompe avec la routine, l’optimisme excessif et l’instrumentalisation des chiffres aux fins d’une propagande ivre d’autosatisfaction.
La lecture de la loi des finances et du budget économique, qui ont été si facilement adoptés, met en évidence l’énorme décalage entre une réalité difficile, que les chiffres officiels confirment, et des prévisions particulièrement optimistes sans aucun fondement objectif. Comment, par exemple, concilier un taux de croissance de 5,5% avec la dégradation des investissements, particulièrement notable au cours des quatre derniers mois de 2003, dans les secteurs de la production industrielle, des échanges extérieurs, du tourisme, et de l’érosion des économies sur salaires transférées par les tunisiens résidant à l’étranger. La situation apparaît plus difficile encore si l’on tient compte de la dévaluation du dinar par rapport à l’euro ( 7% en 2002 et 9% en 2003 ) qui fait grimper les prix et majore le service de la dette. Le même optimisme est affiché à propos de l’inflation dont le niveau dépassera certainement les 2,5% prévus, difficilement conciliables avec l’augmentation de 16,6% du budget de l’État.
La croissance est tributaire de l’investissement ; comment peut-elle se réaliser alors que l’investissement est freiné : l’investissement public souffre du poids de l’endettement et du recours excessif à l’emprunt; l’investissement privé stagne, quand il ne régresse pas, en dépit des multiples mesures d’encouragement, reflétant la profondeur de la crise de confiance qui secoue le monde des affaires, en raison de l’absence de transparence dans la gestion et du manque de neutralité dans l’exercice de l’administration et des institutions qui sont en rapport avec les hommes d’affaires ( banques, douanes, fisc..) A cela s’ajoutent les appréhensions objectives liées à la libéralisation accélérée du marché intérieur.
Commentant le budget 2001, nous avions déjà attiré l’attention sur la gravité de la crise et la nécessaire révision des choix et des orientations économiques et sociales. Et voilà que le gouvernement se trouve obligé d’admettre que « le ralentissement de l’investissement, qui touche la majorité des secteurs productifs, ne s’explique pas seulement par des raisons conjoncturelles mais par des causes structurelles et des changements fondamentaux dont il faudra tenir compte .. » Cet éclair de sagesse ne l’a pas poussé à réviser sa politique ; bien au contraire, le dérapage continue avec les mêmes méthodes routinières qui ont prouvé par le passé leur inefficacité.
Parmi les effets du ralentissement de l’investissement, qu’il soit public, privé ou extérieur, le plus grave est la décélération dans la création d’emplois, malgré la diversification des programmes et la multiplicité des intervenants. Sont en cause, d’une part, l’encouragement de l’investissement vers des projets immédiatement rentables type l’immobilier… , et, d’autre part, l’absence de coordination entre les intervenants , et de complémentarité entre les mécanismes du marché de l’emploi. La dégradation des relations entre partenaires sociaux et le développement anarchique des sociétés de sous-traitance de la main d’œuvre, contribue aussi à rendre malsain le climat social.
En fait, la crise touche en premier lieu les citoyens. Chômage, précarité de l’emploi, dégradation du pouvoir d’achat, participation accrue des ménages à des dépenses antérieurement couvertes par l’État. Celui-ci préfère augmenter les budgets des ministères de l’intérieur (6,1%) et de la défense (6,2%) et limiter celui de la santé à un accroissement de 1,8%, en dépit des besoins amplifiés du secteur.
Le FDTL, comme il l’a fait dans le passé, attire l’attention sur la crise dont le degré de gravité atteint est tel qu’il rend toute tergiversation insupportable.
Il réaffirme que cette situation est due à une politique qui ignore les besoins essentiels du citoyen et n’assure pas le développement durable dans le sens global du terme. Il s’agit de revoir notre modèle de développement et de préciser le rôle de l’État qui s’est délesté de sa fonction régulatrice. L’État doit veiller à préserver les équilibres fondamentaux entre les secteurs ; il doit définir les priorités, réhabiliter les forces de production, remédier à la déstructuration du tissu économique, limiter notre dépendance, explorer de nouveaux créneaux à forte valeur ajoutée, encourager les projets productifs et les activités fondées sur l’intelligence, l’expertise et la compétence de haut niveau. Cela est impératif au vu du degré de saturation atteint par le secteur industriel traditionnel et de la très forte compétition que nous allons devoir affronter. Ces mesures, faut-il le rappeler, resteront, malgré leur importance, d’un effet limité, si elles ne sont pas accompagnées de la révision nécessaire de la relation État-Société avec les effets escomptés sur l’évolution des relations salariales, l’amélioration du climat des affaires, et, finalement le regain de la confiance perdue.
Le FDTL est convaincu que le succès de tout plan de développement reste tributaire de l’État de droit et de la mise en place des mécanismes de la démocratie. Cela implique la participation des forces vives du pays, à travers leurs institutions représentatives, à la gestion des affaires. Cela implique l’existence de mécanismes de contrôle capables d’imposer la gestion transparente des deniers publics comme de lutter contre la corruption.
Aucun projet de développement ne réussira tant que persistera le verrouillage de la vie politique, l’autosatisfaction démesurée et le secret imposé sur les données nécessaires à la compréhension de la situation. La démocratie, la transparence et le dire vrai conditionnent le retour de la confiance, élément indispensable à la reprise de l’investissement, à la mobilisation de toutes les énergies, sans exception, au service du pays.
L’importance des défis à venir impose que l’on accélère la réforme de nos institutions politiques ; elle impose aussi que nous soyons définitivement convaincus de la nécessité impérieuse de participer à la construction du Maghreb uni. De la réalisation de ces deux objectifs dépendra notre capacité d’assurer le développement durable de nos pays, de donner à notre espace maghrébin le poids qui lui revient en Méditerranée et de garantir ainsi des rapports équilibrés et fructueux avec nos partenaires.

Mustapha Ben Jâafar
Secrétaire général du FTDL
10 janvier 2004


Un parti d'opposition s'alarme des perspectives économiques

Le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL, opposition légale) s'alarme de la gravité d'une crise économique en Tunisie et critique la gestion du gouvernement, dans un communiqué rendu public lundi à Tunis.
Le FDTL, qui ne siège pas au parlement, dénonce la rapidité avec laquelle les députés ont "bâclé la discussion et l'adoption du budget 2004", estimant que ce budget met en évidence "l'énorme décalage entre une réalité difficile et des prévisions particulièrement optimistes".
Le FDTL rappelle les grands défis auxquels est confrontée la Tunisie: étape décisive dans son association de libre échange avec l'UE au moment de l'entrée des pays de l'Est et démantèlement de l'accord multi-fibres soumettant le textile à une compétition accrue du fait de l'entrée de la Chine au sein de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC).
"Comment concilier un taux de croissance de 5,5% avec la dégradation des investissements?", interroge le FDTL, qui affirme que "la dévaluation du dinar par rapport à l'Euro (7% en 2002 et 9% en 2003) a fait grimper les prix et majoré le service de la dette". Il note une "décélération dans la création d'emplois.
Dans le communiqué signé de son secrétaire général, Mustapha Ben Jâafar, cette formation dénonce "une politique qui ignore les besoins essentiels du citoyen" et demande une "révision nécessaire de la relation État-Société" avec des effets sur l'évolution des salaires, l'amélioration du climat des affaires et "le regain de la confiance perdue.
Ce parti réclame la mise en place de mécanismes de contrôle propres à assurer une "gestion transparente des deniers publics comme de lutter contre la corruption".
Le FDTL se déclare "convaincu que le succès de tout plan de développement reste tributaire de l'État de droit et de la mise en place des mécanismes de la démocratie", affirmant qu'"aucun projet de développement ne réussira tant que persistera le verrouillage de la vie politique, l'autosatisfaction démesurée et le secret imposé sur les données nécessaires à la compréhension de la situation".
Le FDTL, fondé en 1994, a été légalisé fin 2002, devenant ainsi le 7ème parti d'opposition en plus du Rassemblement Constitutionnel Démocratique parti au pouvoir).
Écarté d'office des élections présidentielles d'octobre prochain, le FDTL pourrait légalement participer aux législatives qui se dérouleront dans le même temps en Tunisie.

© AFP
Tunis, le 12 jan 2004


Samira Khayache

L'actuelle secrétaire d'État chargée de l'habitat Samira Khayache, une amie de la première dame Leila Ben Ali, a le vent en poupe?
Adjointe au maire de Tunis et membre du comité central du RCD (parti au pouvoir, depuis 1993), elle se positionne pour le poste de ministre de l'équipement, de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire.
Déjà, elle agit comme un super ministre...

© Maghreb Confidentiel N° 619
9 octobre 2003


Mezri Haddad récompensé

Dans sa grande générosité et son immense reconnaissance envers ses panégyriques, le Général Ben Ali vient d’ordonner l’attribution, à un prix dérisoire, d’un terrain appartenant aux Domaines de l’État à Mezri Haddad, sur les hauteurs de Gammarth.
Ce terrain serait d’une valeur de 500 000 DT. Étant entendu que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute, félicitons Mezri Haddad pour cette acquisition.
Ce dernier a été l’auteur, à l’automne dernier, d’un ouvrage “Non delenda Carthago - Autopsie de la cabale anti-tunisienne” paru aux Éditions du Rocher, dans lequel il a pris pour cible l’opposition démocratique et islamiste tunisienne et drapé d’auréoles le grand démocrate, son bienfaiteur Ben Ali.
Jeudi 2 juillet, “L’Audace” a appelé Mezri Haddad à son retour de Tunis pour lui faire part de ces sérieuses informations reçues à son sujet. Nous lui avons même proposé de démentir nos informations (qui sont absolument vraies).
Pour toute réponse, Mezri Haddad s’engagea dans des insultes et des menaces de régler le compte de notre journal si l’on publiait cette information.
Pour l’histoire, nous savons que cette information circule dans tous les milieux à Tunis et notamment parmi les proches du professeur Temimi, fondateur-directeur du Centre d’Études historiques installé à Zaghouan.
Nous saisissons cette occasion pour lui rendre hommage pour avoir créé ce Centre qui organise des séminaires de hautes qualité sur l’histoire contemporaine de la Tunisie au cours desquels sont invités d’anciens ministres et hauts responsables politiques ainsi que des universitaires renommés et publie des documents diffusés en Tunisie et à l’étranger.
Cette initiative de M. Temimi est la première de la sorte, depuis l’indépendance de la Tunisie.
Quant aux menaces de Mezri, elles feront “Pschitt” comme dirait le président de la République française.

© L'Audace N° 101
Juillet-Août-2003


26-26: l'Immaculée Conception

En Suisse, à Monaco, au Luxembourg et dans plein d'autres pays catholiques, on fête aujourd'hui 8 décembre « l'immaculée conception », fête religieuse de la Chrétienté. Pourquoi la Tunisie n'en fait pas aussi un jour férié, pour son 26-26 conçu le 8 décembre. Le 26 est le chiffre attribué au diable, l'ange déchu en angiologie, science qui traite des anges, faisant partie de la culture catholique...
Moi, Mohamed Tamarzist, je me permets de verser au dossier du citoyen anonyme, au sujet du Fonds 26-26:
En ma qualité d'homme d'affaires spolié, je précise que toutes les entreprises de Tunisie prélèvent obligatoirement 2 Dinars Tunisiens (DT) par mois et par employé sur tous les salariés. Ces prélèvements sont versés au Fonds 26-26 en même temps que la déclaration de la CNSS (Caisse Nationale de Sécurité Sociale) qui émet grâce à son fichier informatique le Talon de Paiement.
Par ailleurs, le PDG de la BNP (Banque Nationale de Paris, devenu le Groupe BNP-Paribas) Mr Pébereau a remis un Chèque de 800 000 DT (550 000 Euros) de sa filiale tunisienne l'UBCI (Union Bancaire pour le Commerce et l'Industrie), et ce, sans l'avis et l'accord des actionnaires Tunisiens, qui détiennent 49% du capital, dont les familles Tamarzist et Ben Sedrine. Et ce, pour faire sortir de prison le fils de Abdessalem Ben Ayed, ex-Ambassadeur de Tunisie en France (dans les années 70, à l'époque de feu Hedi Nouira ancien Premier Ministre), alors PDG de l'UBCI. Ben Ayed fils était alors impliqué, avec Haythem Abid, le joueur de L'EST (Espérance Sportive Tunisienne, vieux club de la capitale dirigé par Slim Chiboub, le propre gendre de Ben Ali), 139 autres prévenus et le propre frère de Leila Trabelsi, dans la deuxième "Couscous Connexion", le fameux trafic de drogue en provenance de Colombie. Ben Ayed fils écopa de 2 ans de prison ferme au lieu de 20 ans, grâce au Chèque des actionnaires remis à leur insu.
Bien sur, tout le monde des affaires et du commerce sait qu'il est préférable de payer des Dons au 26-26, plutôt que les Impôts, c'est un passeport diplomatique d'immunité pour tout contrôle fiscale.

Nice, le 8 décembre 2003
Tamarzist Mohamed, Homme d'Affaires spolié


Tunisie : comment s'enrichit le clan Ben Ali ?
Divulgation à Tunis d'un premier état de la fortune conjointe de Leila Ben Ali, de son frère Belhassen et de son gendre Jilani

Ça y est ! Abdelqahhar, pseudonyme sous lequel, comme on le sait, un groupe de personnalités de l'intérieur du régime tunisien a décidé d'alerter l'opinion tunisienne et internationale (Le Matin du 18 novembre) sur « L'état de déliquescence du régime tunisien » et à qui on doit déjà la divulgation (la même édition du Matin) du plan de l'épouse du Président tunisien pour mettre son mari en otage, vient de révéler ce qu'il qualifie de « premier état de la fortune conjointe de Leila Ben Ali, de son frère Belhassen et de son gendre Hedi Jilani ». On sait aussi que ce dernier a été victime d'une expédition punitive qui porte, selon les journaux on line tunisiens, la signature caractéristique de Ben Ali lui-même (Le Matin du 6 janvier). Hedi Jilani, patron des patrons tunisiens, étant dans le plan de Leila Ben Ali le remplaçant potentiel de son mari.
Comme d'habitude, Abdelqahhar utilise d'abord le mensuel du mouvement démocratique tunisien L'Audace pour lâcher ses bombes.
Les photocopieuses accomplissant ensuite leur efficace mission de relais de sorte qu'en très peu de temps, l'opinion publique tunisienne est dûment informée. Et c'est exactement le même procédé qui porte à la connaissance du public tunisien les articles du Matin désormais très attendus à Tunis parce que jugés « sérieux et crédibles ».
Ce «premier état de la fortune conjointe» des trois personnages révèle, clarifie, synthétise et complète ce que les Tunisiens savaient par bribes ou par ouï-dire. En voici la fidèle reproduction.

Commerce international
Exportation en dehors de toute contrainte ou obligation douanière de camions (de marque internationale) et de véhicules lourds en direction de la Libye et de l'Irak en association avec Hamadi Touil.

Transport aérien
Compagnie d'aviation privée (Karthago Airlines) dotée d'une flotte de deux avions et de quatre autres déjà commandés et achetés en leasing. La compagnie nationale Tunis Air a déjà cédé à cette compagnie l'essentiel de ses activités charter qui sont, elles, rentables.

Agroalimentaire
La plus importante industrie de produits laitiers (Inesfood, Candia, Laino) en association avec l'ancien garde du corps de Ben Ali, Larbi Aïssa et son fils. Une société qui s'est distinguée jusqu'à ce jour par des pratiques mafieuses de la pire espèce : des centaines de fournisseurs de lait ont fait faillite faute d'avoir été payés dans des délais raisonnables.

Tourisme
Chaîne d'hôtels Karthago à Jerba, Sousse, Hammamet et Sidi Bou Saïd. L'État vient de leur céder en outre les parts qu'il détient dans la plus grande chaîne hôtelière du pays, Abounawas, et qui pèse à elle seule plusieurs centaines de milliards.

Immobilier
Lotissements à Gammarth et à Monastir en plus d'un grand immeuble à la rue Alain-Savary.

Agriculture
Cession par l'État à presque tous les membres de la famille des fermes allant de 1 200 à 2 500 ha dans le cadre des sociétés de mise en valeur et de développement agricole.

Finances
Création d'une compagnie de leasing et de prise de participation au sein de la BIAT (Banque internationale arabe de Tunisie), la plus importante banque privée du pays au nom de Hedi Jilani et Belhassen Trabelsi.

Marchés publics
Le plus récent des marchés publics qu'ils se sont d'autorité octroyés est celui accordé au deuxième opérateur GSM avec un gain net estimé à 13 millions d'euros de commission pour Leila Ben Ali.

Grande distribution
La société Batam et sa filiale Bon Prix. Hedi Jilani ayant été l'architecte des multiples opérations boursières qui, par un simple jeu d'écriture, ont surévalué les valeurs nominales de ladite société lui permettant, entre autres, d'engranger des sommes considérables avant que les lois du marché ne se referment sur la société et la conduisent à la préfaillite.

Heureusement que Abdelqahhar a pris soin de préciser que ce n'était là qu'un « premier état ». Ce qui laisse entendre qu'il y en aura d'autres. Les commentaires recueillis jusqu'ici auprès de ceux « qui savent » estiment à l'unisson que ce premier état « n'est qu'un fragment d'un tout encore plus ahurissant, en ce qu'il ne fait pas état de l'immense fortune qu'ils ont mise à l'abri à l'étranger soit sous la forme de biens immobiliers, soit dans des comptes secrets dans les banques suisses principalement ». Heureusement aussi que Abdelqahhar a annoncé « la préparation active » d'un autre état, concernant cette fois la fortune du clan d'en face, celui de Ben Ali, de ses frères et sœurs, sinon il aurait été soupçonné d'être le sous-marin d'un clan contre l'autre.

Une mafia et un parrain : Ben Ali

Quoi qu'il en soit, pas une seule voix ne s'est élevée pour contester la véracité des données et des informations contenues dans ce premier état, lequel constitue déjà le principal sujet de « débat » aussi bien dans les salons de l'élite que parmi le large public. Nous vous faisons grâce des commentaires typiquement tunisiens que la lecture méticuleuse et répétée de ce texte a fait fleurir : un mélange de railleries, d´autodérision, de fatalisme et de sourde révolte.
Le mot qui vient fréquemment dans la bouche de l'écrasante majorité des personnes avec qui nous avons pu évoquer « le sujet de l'heure » étant celui de « mafia ». Un concept qui ne met pas hors d'atteinte Ben Ali lui-même. Au contraire. Les journaux on line tunisiens (Tunisnews, Tunizine et Tunisie 2000) ainsi que des leaders de mouvements d'opposition comme Marzouki et Hammami désignent comme unique et omnipotent « parrain de cette mafia » Ben Ali lui-même.
L'analyse de ce premier état montre, par ailleurs, que cette «mafia» -pour reprendre la terminologie tunisienne- a investi les plus juteux des juteux secteurs de l'économie tunisienne. La substantifique moelle ! Il révèle, en filigrane, le dessin d'un plan de contrôle de la veine jugulaire même du corps économique du pays.
Commençons par le secteur bancaire. Les trois « partenaires » ont mis leur grappin sur la plus prospère et la plus performante banque privée du pays : la BIAT (Banque internationale arabe de Tunisie). Ils ne s'y sont pas pris par quatre chemins.

Première étape : une sournoise campagne d'intimidation contre les promoteurs et dirigeants sfaxiens de ladite banque qui a fini par la mise à l'écart de son fondateur et mentor, un des hommes les plus crédibles et les plus respectés du pays, l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de Bourguiba : Mansour Moalla.

Deuxième étape : le duo Jilani-Belhassen, sous l'impulsion et la protection de Leila, demande tout de go à l'un des principaux actionnaires de la banque, et qui est en même temps un des plus puissants hôteliers du pays, Aziz Miled, de lui céder ses parts dans le capital de la banque. Se croyant autant puissant que ce duo - n'est-il pas le généreux bailleur de fonds du RCD, parti au pouvoir, et des campagnes présidentielles ? , il refusa net. Mal lui en prit. Il recevra quelque temps plus tard une convocation de la police pour répondre de l'accusation de «financement des activités islamistes». En fait, Miled n'avait fait que contribuer à un fonds de construction d'une mosquée, projet piloté par les autorités locales de la ville dont il est originaire : Kairouan. Cuisiné pendant plusieurs heures comme un vulgaire malfrat, il garde jusqu'à ce jour les séquelles psychiques de cet inattendu traumatisme. Il a de toute façon compris le message. Il cédera, immédiatement après son interrogatoire, ses parts au satanique duo et à leur valeur nominale, de surcroît ! Le duo pourra ainsi poser pied dans le conseil d'administration de la banque et imposer rapidement le beau frère par alliance de Jilani, le banquier Chakib Nouira, comme président de la banque. La BIAT est maintenant sous leur coupe. Ils en font ce qu'ils veulent !
Prenons ensuite le secteur du transport aérien. Le frère de Leila, Belhassen, fonde une compagnie d'aviation privée (Karthago Airlines) dotée pour démarrer de deux avions Boeing. Commencera dès lors un implacable processus de délestage de la compagnie nationale de transport aérien Tunisair de ses rentables activités au profit de Karthago. Ainsi l'activité fret, l'activité charter et le département catering sont cédés à des sociétés privées contrôlées par la famille régnante et qui confluent toutes vers la compagnie privée de Belhassen Trabelsi (l'activité fret est cédée à Slim Zarrouk, gendre de Ben Ali). Résultat : le quotidien progouvernemental Essabah - nous disons bien progouvernemental - révèle dans son édition du 17 janvier que Tunisair, déficitaire du montant astronomique de 120 millions d'euros, est menacée de disparition. Ce serait en tout cas inévitable si la guerre contre l'Irak avait lieu. Personne, à Tunis, ne doute que tel est l'objectif des Trabelsi : provoquer, sans état d'âme, la faillite de la compagnie nationale pour que Karthago puisse monopoliser, de fait, la transport aérien à partir et en direction de la Tunisie. Rappelons que le pays reçoit en moyenne près de cinq millions de touristes. Faites le compte !

Chantage et intimidation

Pour les Tunisiens, cette fortune est «d'origine criminelle» parce que fille du «haram». «Elle n'est que le fruit d'un banditisme d'État. Racket organisé, transgression des lois du pays et celles du marché, extorsion, trafic d'influence, telle est la panoplie des outils d'acquisition de cette fortune.» Aucun scrupule ne semble les avoir dissuadés, en plus, de recourir comme on l'a vu à l'intimidation et au chantage contre tous ceux qui s'aventurent à se mettre au travers de leur insatiable rapacité.
«L'État, ses rouages et ses institutions sont ouvertement et cyniquement instrumentalisés pour mettre les richesses du pays en coupe réglée», commente un professeur d'économie. Quel banquier oserait en effet leur refuser un crédit, au montant toujours faramineux, sur simple présentation d'une carte de visite ? Quel ministre ou chef d'administration se hasarderait à leur rejeter une demande de quelque autorisation ou de quelque permis que ce soit ? Et quel maire ou conseil municipal commettrait l'imprudence de s'opposer à leur céder, pour des prix symboliques, un terrain - toujours rare - sur lequel ils auraient jeté leur dévolu ? Hamouda Belkhoja, maire de la cité bourgeoise de La Marsa, fut en 24 heures destitué de son mandat par un conseil municipal réuni en urgence pour avoir fait acte de respect de la loi au détriment d'un caprice de Leila qui voulait s'octroyer un espace interdit à la vente. Tandis que Mohammed Bouaja, PDG de la banque UIB, connut le même sort, toujours en un tour de main, pour s'être avisé de réclamer le remboursement d'un prêt à l'un des Trabelsi. Ces pratiques et ces faits nous ont été authentifiés, en catimini bien sûr, par tous ceux qui gravitent autour des proches cercles du Pouvoir, même s'il leur est pratiquement impossible d'en fournir des preuves concrètes.
Les techniques de dissimulation et les artifices illicites auxquels a recours une catégorie du monde du business (société-écran, blanchiment, prête-nom) font que les fauteurs réussissent en général à ne laisser aucune trace susceptible de les incriminer.
Il reste néanmoins du domaine du tangible et du visible que les Trabelsi étaient, avant que Leila ne devienne la maîtresse puis l'épouse de Ben Ali, des gens de très petite condition sociale. Les voici propriétaires, quelques années seulement après l'accession de Ben Ali à la présidence, d'hôtels, de banques et d'avions.
Quant à Hedi Jilani, il est certes fils d'un prospère commerçant de textile, mais les biens qu'il a hérités, raisonnables, sont sans aucune commune mesure avec l'immense fortune qu'il s'est constituée à coups de faramineux crédits sans garantie que lui ont consentis les banques d'État (l'affaire de Lee Cooper) ou de simples opérations boursières artificielles qui lui ont permis d'engranger des milliards par un simple jeu d'écritures (l'affaire Batam). En 1994, les agios de ses crédits bancaires lui furent effacés pour avoir contribué au financement de la campagne présidentielle de Ben Ali.
Tous ces faits ainsi que l'essentiel de ces commentaires se trouvent en abondance dans les journaux on line tunisiens.
Laissons le mot de la fin à une éminente personnalité du monde des finances, apolitique, aujourd´hui à la retraite, mais qui reste une référence de compétence et de moralité : «Voilà où en est arrivé notre pays ! A être la chasse gardée d'une bande d'affamés qui se déchaîne sans pitié à le sangsuer. Sur le compte du dur labeur des millions de Tunisiens et au mépris des sacrifices de plusieurs générations qui ont fait de la Tunisie, jusqu'à l'avènement de ce régime pourri, un pays, à plus d´un égard, proche de l'exemplarité. Nous assistons maintenant impuissants à la décomposition de ce qui a été patiemment composé. Que Dieu les maudisse !».

De notre correspondant à Tunis
Nouri Hendaoui
© Le Matin d'Alger
Lundi 10 février 2003


Doléances américaines sur le business en Tunisie

Les Américains n'ont toujours pas digéré l'accord donné par Tunis pour l'ouverture du premier hypermarché Carrefour en 2001, deux ans après la fermeture du restaurant Pizza Hut sur décision des autorités...
Dans une note récente, le Département d'État "rappelle" que le "marché tunisien demeure fermé aux opération de franchises classiques [le deal Carrefour a été présenté comme une "joint-venture"] à moins que celles-ci ne comptent commercialiser un pourcentage important de produits locaux"...
L'administration américaine note encore que "plusieurs groupes tunisiens sont détenus ou contrôlés par des familles" - le partenaire local de Carrefour est Taoufik Chaieb, l'oncle de Slim Chiboub, qui est le gendre du président Ben Ali -, et encourage les investisseurs américains à s'adresser au "International Company Profile Service" (enquête sur la santé des entreprises) de l'ambassade avant de signer un contrat...

© Maghreb Confidentiel N° 606
3 juillet 2003


Fonctions gouvernementales

La vie de ministre à une fin. Une fois sorti du gouvernement, celui-ci peut être nommé ambassadeur, P-DG, à la tête d’une organisation ou se retrouver à la retraite. Enquête sur les multiples façons de « recycler » un ex-ministre.
Habib Ammar est de retour. Sans affectation depuis vingt et un mois, le premier ministre de l’Intérieur tunisien de l’après-Bourguiba vient d’être désigné par le président Zine el-Abidine ben Ali à la tête du comité d’organisation du Sommet mondial sur l’information, dont la première phase se tient en décembre 2003 à Genève et la seconde en 2005 en Tunisie.
Son parcours montre les contorsions que peut connaître la carrière d’un ministre, après son départ du gouvernement. Ministre de l’Intérieur en novembre 1987, il quitte ce département en novembre 1988 pour le palais de Carthage où il sera ministre d’État conseiller spécial auprès du président de la République, avant d’être nommé ambassadeur à Vienne, pendant près de quatre ans. En 1995, retour au pays pour occuper la fonction de ministre de la Communication, pendant deux ans. Ce sera son dernier poste gouvernemental. Les Jeux méditerranéens, que la Tunisie organise en 2001, lui permettent d’effectuer un retour en tant que président du comité d’organisation. Une fois les lampions des Jeux éteints, il rentre dans l’ombre pour en ressortir à la fin de mai 2003.
Autre recyclage : le secteur privé. C’est une voie empruntée par les ministres ayant eu un départ mouvementé du gouvernement, comme cela se passe souvent. Toutefois, ce choix semble garantir leur indépendance matérielle et politique. Grand argentier, Mansour Moalla dirigea cinq ministères (Industrie et Commerce, PTT, Plan et Finances), avant de quitter le gouvernement en 1983, à la suite d’un différend avec le Premier ministre de l’époque, Mohamed Mzali. Reconverti dans les affaires, il décide dans les années soixante-dix de monter la Banque internationale arabe de Tunisie (BIAT), avec des investisseurs du Golfe. Aujourd’hui, il a des intérêts dans diverses entreprises et est l’un des principaux actionnaires de la BIAT à hauteur de 5,5 millions de dinars (1 DTU = O,771 $US). Il a vendu une partie de ses actions à Hedi Jilani, président de l’UTICA (patronat tunisien), ce qui a permis à ce dernier d’entrer au conseil d’administration.
Autre exemple : parti du gouvernement au bout de huit mois seulement, Kamel Mustapha Nabli, ministre du Développement économique dans les années quatre-vingt-dix, choisit de réintégrer la Banque mondiale où il est actuellement économiste en chef du Département Afrique du Nord et Moyen-Orient.
Le secteur bancaire, autre secteur d’accueil pour les anciens ministres, parfois en raison de leur savoir-faire, souvent pour leur carnet d’adresses. À titre d’exemple, le groupe Amen Bank compte aujourd’hui deux anciens dans ses rangs : Ismail Khelil, diplomate de carrière, ministre du Plan sous Bourguiba, gouverneur de la Banque centrale, puis patron de la diplomatie, après 1987 ; et Salah Jebali, ancien secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie chargé des Mines et de l’Énergie (novembre 1987-juillet 1988) et ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire. Chacun d’eux dirige une filiale du groupe.
Slaheddine Bouguerra est aujourd’hui patron de l’Union bancaire pour le commerce et l’industrie (UBCI), filiale du groupe BNP, après avoir été directeur d’HEC, conseiller auprès du président Ben Ali, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, puis ministre de l’Industrie. Centralien, ancien P-DG de Tunisair et ministre du Transport, Faouzi Belkahia dirige une banque privée, la Banque de Tunisie, dont la Société générale était actionnaire jusqu’en 2002.
Avant d’être en 2003 à la tête de la filiale tunisienne d’Orascom, en tant que président du conseil d’administration, Fethi Houidi, dernier titulaire, quelques mois, du portefeuille des Droits de l’homme, de la Communication et des Relations avec la Chambre des députés, a été secrétaire d’État chargé de l’Information auprès du Premier ministre, président de l’Établissement de la radio-télévision tunisienne (ERTT) et ambassadeur au Liban pendant deux ans (2000-2002).
Mais le recrutement peut se faire sur recommandation gouvernementale. C’est le cas de Tijani Chelli. Il est d’abord ministre de Bourguiba (Travaux publics et des Télécommunications, et Économie nationale) pendant près de quatre ans (1969-1973). Sorti du gouvernement en janvier 1973, il est nommé, en quelques mois, à la tête de l’Agence de promotion de l’industrie (aujourd’hui Agence de promotion de l’investissement) puis de l’Agence foncière industrielle – son dernier poste officiel avant de lancer une entreprise privée de travaux publics (c’est le premier à s’être mis à son compte). Rappelé en 1987 pour diriger le ministère de l’Éducation nationale, il quitte de nouveau le gouvernement – définitivement – en avril 1988 et revient à ses affaires.
Similaire à celui de Tijani Chelli, le parcours de Moncef Belaïd débute dans la fonction publique et se termine dans le privé. Centralien, il est successivement P-DG de trois entreprises publiques, puis d’une société semi-publique – la Société de commerce international de Tunisie (SCIT) – et ministre de l’Économie (1988-1990). Enfin, il reprend les rênes de ses entreprises, qui constituent aujourd’hui un groupe actif principalement dans l’industrie (chimie, équipements électriques).
Ministre pendant quinze ans (1969-1984), successivement chargé de quatre ministères (Affaires sociales, Habitat, Transport et Communications, et Équipement), Sadok ben Jemaa quitte une première fois le gouvernement, en 1972, pour réintégrer un poste de fonctionnaire au ministère de l’Équipement. Lassé de l’inactivité, il lache la fonction publique, pour créer un bureau d’études. Rappelé quelques années plus tard par Bourguiba, il claque de nouveau la porte du gouvernement en 1984. Trois ans plus tard, on le retrouve dans le premier gouvernement post-Bourguiba, comme ministre de l’Équipement. Remercié huit mois plus tard, l’aîné des Ben Jemâa réintègre tout naturellement le groupe familial, fort d’une demi-douzaine de sociétés, dont l’une est concessionnaire de la firme BMW.
Le secteur public semble lui aussi attractif, quand on se retrouve à la tête d’organisations ou d’organismes nationaux, dans des organisations régionales ou internationales, etc. La filière diplomatique semble être la plus utilisée. Bon nombre de ministres de Bourguiba ont, au moins une fois dans leur carrière, effectué une intrusion dans le monde de la diplomatie. Comme plusieurs ministres de Ben Ali, parmi lesquels Mohamed Jegham (Rome), Faiza Kéfi (Paris), Fethi Mardassi (Berlin), Slaheddine Maaoui (Jeddah), Salah Baccari (Rabat) et Tahar Sioud (Bruxelles).
D’autres coiffent la casquette de chef d’entreprise dans le secteur public, à un moment donné de leur carrière. Originaire de Sousse, gouverneur de Bizerte, ambassadeur à Mascate puis P-DG de la Radiodiffusion et Télévision tunisienne sous Bourguiba, Abdelmelak Lâarif entre au bureau politique du parti au pouvoir et au gouvernement après le changement du 7-Novembre 1987. Ministre de la Culture puis de l’Information pendant une année (avril 1988-avril 1989), il termine sa carrière comme P-DG de quatre entreprises publiques – successivement : Société nationale immobilière de Tunisie (SNIT), Société tunisienne d’aconage et de manutention (STAM), la Régie de tabac, Tunisair – et d’une compagnie pétrolière mixte, la Société d’études et de recherches pétrolières de Tunisie (SEREPT).
Bénéficiant du poids et de l’influence de la Tunisie sur le plan régional et international, certains ministres ont pu depuis les années soixante-dix accéder à la direction d’organisations régionales ou internationales. Comme Chadli Ayari et le défunt Habib Chatti, respectivement ministre de l’Économie et ministre des Affaires étrangères sous Bourguiba. Le premier, aujourd’hui enseignant à l’université et conférencier très sollicité, y compris à l’étranger, a dirigé la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA) dans les années soixante-dix. Le second a été secrétaire général de l’Organisation de la conférence islamique (OCI).
Ministre de la Culture, avant 1987, ambassadeur au Caire à partir de 1988, puis ministre de la Culture et de l’Information, conseiller spécial des Affaires étrangères, de la Défense et président de la Chambre des députés, Habib Boularès est secrétaire général de l’Union du maghreb arabe (UMA). Il succède à Mohamed Amamaou, à ce poste pendant douze ans (après avoir été secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé des Affaires maghrébines, puis conseiller auprès du Président).
Mongi Bousnina, qui a fait partie du gouvernement pendant cinq ans (secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation et des Sciences, puis ministre de la Culture) et qui a porté la casquette diplomatique (Rabat et Paris), est depuis deux ans directeur général de l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences. Enfin, Noureddine Hached, ministre avant 1987, est, depuis quelques mois, secrétaire général adjoint de la Ligue des États arabes. L’organisation panarabe a même eu un patron tunisien, après son transfert à Tunis en 1979 : Chadli Klibi, successivement ministre de l’Information, de la Culture et directeur du Cabinet présidentiel entre 1961 et 1979.
Les organisations nationales sont souvent confiées à des ministres ayant quitté leur fonction. Ancien secrétaire général du gouvernement, puis ministre de l’Intérieur, Abdallah Kaabi est président du Conseil économique et social. Il a succédé à Chadli Neffati, actuel ministre des Affaires sociales. Ministre de l’Éducation (1994-1997), Hatem ben Othman accède, en 2001, à la présidence de l’Organisation tunisienne de l’Éducation et de la Famille.
Enfin, un ministre peut partir en retraite. Tel est le cas de Mahmoud Mestiri. Secrétaire d’État, puis ambassadeur représentant de la Tunisie auprès des Nations unies à New York, avant 1987, il devient ministre des Affaires étrangères de novembre 1987 à juillet 1988. Nommé ambassadeur à Paris, il prend ensuite sa retraite avant d’être sollicité en 1994 par le secrétaire général des Nations unies, qui en fait son représentant en Afghanistan pendant deux ans.
Certains membres de l’actuel gouvernement ont effectué le va-et-vient au moins une fois dans leur carrière. Le recordman en la matière est Abderrahim Zouari, actuel ministre du Sport. Il est secrétaire d’État auprès du ministre de la Production agricole et de l’Agroalimentaire, le 7 novembre 1987. En juillet 1988, il quitte le gouvernement, après avoir été nommé secrétaire général du RCD (parti au pouvoir), et est réintégré au gouvernement en février 1991 comme ministre de la Justice. En août 1992, il perd sa casquette ministérielle pour un poste d’ambassadeur au Maroc, où il ne reste que dix mois, puis effectue un deuxième retour. Après avoir dirigé trois ministères en six ans (la Jeunesse et l’Enfance, Affaires étrangères et Éducation), il reprend en main le parti au pouvoir en novembre 1999, et fait un troisième retour en décembre 2000, en tant que ministre de la Jeunesse, de l’Enfance et des Sports.
Sortir du gouvernement n’est donc pas toujours synonyme de disgrâce. Après avoir passé le témoin à Mohamed Ghannouchi, Hamed Karoui est nommé vice-président d