En plus des prisonniers politiques, des centaines de personnes "libérées" vivent d'autres calvaires en dehors des prisons : Obligation de passer régulièrement au commissariat ( jusqu'à 3 ou 4 fois par jour ), Privation d'emploi, interdiction de se déplacer dans le territoire, descentes et perquisitions aux domiciles, .............
Liste des prisonniers - par Tunezine
Site PLPP : Pour la libération des prisonniers politiques tunisiens
Association Internationale de
Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
Tel/fax : 71 354 984
Le 23 février 2007
Communiqué
** Les forces de police ont empêché
la tenue de la réunion prévue le 23 février 2007 au local du Parti
Démocratique Progressiste, appelée par le Comité du 18 octobre pour les
Droits et les Libertés, avec la participation de l’AISPP, sous le slogan «
journée du prisonnier politique en Tunisie, pour la promulgation d’une
amnistie générale ».
** De nombreuses forces de police ont encerclé le siège du parti,
interdisant à des figures emblématiques du mouvement du 18 octobre pour les
droits et les libertés d’y pénétrer, tandis qu’étaient arrivés de nombreux
invités, notamment des familles de prisonniers politiques venus en masse en
bravant les entraves. Il était prévu que Maître Mohammed Nouri prenne la
parole pour parler des souffrances des prisonniers politiques et de leurs
familles ainsi que des brimades et provocations subies par les ex
prisonniers, mais la police lui a interdit l’entrée dans le local.
** Messieurs Mohammed Néjib Laouati
et Ajmi Lourimi observent une grève de la faim depuis trois jours pour
protester contre les mauvais traitements auxquels ils sont soumis,
l’administration pénitentiaire ayant bouché l’unique source d’aération de
leur cellule. N’en pouvant plus de suffoquer, ils ont décidé de mener une
grève de la faim pour que soit mis un terme à ces brimades et pour exiger
leur libération. Messieurs Mohammed Néjib Laouati et Ajmi Lourimi sont
incarcérés à la prison de Sfax où ils effectuent une peine d’emprisonnement
à perpétuité. Ils ont déjà passé plus de seize années dans différentes
prisons tunisiennes.
** Le prisonnier d’opinion Hassam Rihan a été agressé et mis au cachot à la
prison de Mornaguia, rien que pour avoir voulu faire ses ablutions et sa
prière.
Pour le Comité directeur de l’Association
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT)
Tunisnews 25 Février 2007
ORGANISATION MONDIALE CONTRE
LA TORTURE (OMCT)
Communiqué de Presse
Tunisie : Me Mohamed Abbou en grève de la faim et aggravation
de ses conditions de détention
Genève, le 15 mars 2006. Le Secrétariat international de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT) a été informé par le Conseil national pour
les libertés en Tunisie (CNLT), membre du réseau SOS-Torture, de la grève de
la faim que vient d’entamer Me. Mohamed Abbou, ancien dirigeant de
l’Association des jeunes avocats (AJA), membre du Conseil national pour les
libertés en Tunisie (CNLT) et de l’Association internationale pour le
soutien des prisonniers politiques (AISSP).
En effet, selon les informations reçues, depuis le 11 mars 2006, Me Mohamed
Abbou, incarcéré depuis le 1er mars 2005 pour avoir publié une tribune sur
Internet en août 2004, dans laquelle il dénonçait les conditions de
détention en Tunisie, est en grève de la faim. Il entend ainsi protester
contre ses conditions de détention qui se sont aggravées depuis le 2 mars
2006, date à laquelle de nombreuses personnes se sont rassemblées devant la
prison de Kef où il est détenu, malgré l’interdiction de la police et la
garde nationale.
Depuis lors, Me Mohamed Abbou a été réveillé à plusieurs reprises en pleine
nuit par les gardiens qui ont procédé à des fouilles par mesure de
rétorsion. L’administration carcérale aurait également incité certains
co-détenus de droit commun à le harceler et colporter des rumeurs touchant à
son honneur et celui de sa famille. De même, les gardiens ont interrompu la
visite hebdomadaire après trois minutes, malgré l’insistance de sa mère, qui
ne l’avait pas vu depuis trois mois. Sa femme, Mme Samia Abbou, a décidé
depuis le 2 mars 2006 de ne plus rencontrer son mari derrière les barreaux
durant la visite hebdomadaire, et de se contenter d’un sit-in devant la
prison chaque jeudi, jour de visite, en signe de protestation contre le sort
injuste que subit son mari. Un impressionnant dispositif policier l’a alors
entourée durant son sit-in. De nombreuses voitures de la sûreté de l’Etat et
de la garde nationale l’ont également « escortée » durant tout le trajet qui
mène de Tunis à Kef (170 Km) et la voiture de Me Idoudi, qui l’avait
accompagnée, a été « contrôlée » une dizaine de fois durant ce trajet, les
documents de sa voiture ont été saisis et un procès-verbal a été dressé à
son encontre.
Le Secrétariat international de l’OMCT exprime sa vive inquiétude au sujet
des conditions de détention de Me Abbou et quant à son intégrité physique et
psychologique, et demande la libération immédiate de Me Abbou. L’OMCT
demande également aux autorités tunisiennes de mettre un terme aux actes de
harcèlement à l’encontre de la famille de Me Abbou.
Contact presse :
Eric Sottas : +41 22 809 49 39
Comité International pour la Libération de
Mohamed Abbou (CILMA)
Affaire Abbou : le régime accentue la répression
Maître Mohamed Abbou s’apprête à passer sa 400ème nuit en prison.
Kidnappé dans la rue puis incarcéré injustement depuis le premier mars 2005,
cet avocat de la liberté, comme le surnomment ses pairs, doit purger une
peine de prison ferme de trois ans et demi pour avoir osé écrire sur les
dérives du régime tunisien et en particulier le président en exercice Ben
Ali.
Une année d’acharnement policier, judiciaire et médiatique n’a pas suffi à
assouvir l’appétit de vengeance d’une dictature qui a fait de la chasse aux
opposants son domaine de prédilection !
Après avoir violemment empêché, il y a quelques jours la tenue d’un
rassemblement de protestation devant la prison du Kef, le régime tunisien
s’est retourné encore une fois contre Mohamed Abbou en dressant contre lui
des agents pénitentiaires et des prisonniers de droit commun (ou ceux qui en
reste après la libération de centaines d’entre eux !) et ce afin de rendre
infernal son séjour carcéral.
Menaces, insultes, humiliations de tout genre, agressions sont devenus donc
le quotidien de Maître Abbou qui vient d’alerter ses avocats au sujet de ce
stratagème abjecte.
En guise de protestation contre son incarcération et les conditions de sa
détention, sa femme Samia Abbou refuse de se contenter d’une visite aussi
courte (trois minutes) qu’éprouvante. Elle a décidé de manifester sa colère
et son indignation devant la prison où « est tenu en otage son mari »,
bravant ainsi les barbouzes déchaînés du régime dépêchés tous les jeudis au
Kef (jour et lieu de la visite hebdomadaire).
Devant cet acharnement qui ne finit pas, Mohamed Abbou a décidé d’entamer
une nouvelle grève de la faim. Sa famille, ses avocats et ses amis craignent
que cette nouvelle abstention ne porte un préjudice irrémédiable à sa santé.
Le Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou, tient le régime
tunisien, et en premier lieu le président Ben Ali, pour responsable de toute
atteinte à l’intégrité physique de Mohamed. Il réclame encore une fois sa
libération immédiate et inconditionnelle, il promet enfin d’intensifier la
mobilisation jusqu’à ce qu’il soit mis fin à cette injustice.
Paris, le 12 mars 2006
Imad Daïmi, Vincent Geisser, Chokri Hamrouni
Comité International pour la Libération de Mohamed Abbou
Contact : abboulibre@yahoo.fr
Source :
http://cprtunisie.net/article.php3?id_article=428
C.R.L.D.H. Tunisie
Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
membre du Réseau Euro-méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33.(0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org / www.crldht.org
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COMMUNIQUE
EMPRISONNER POUR POUVOIR GRACIER
Ou comment le vice rend hommage à la vertu !
C’est ce mot d’ordre absurde qui pourrait parfaitement résumer la politique
ubuesque de l’Etat tunisien en matière de libertés et des droits de l’homme.
En effet, les autorités tunisiennes ont pris la décision de rendre la
liberté à plus de 1500 détenus parmi lesquels les six jeunes «internautes de
Zarzis», condamnés en 2004 en vertu de la loi anti-terroriste, et prés de 80
détenus politiques islamistes condamnés pour la plupart dans le cadre de
l’implacable répression menée par l’Etat – RCD contre le mouvement «En-Nahdha».
Cette mesure, présentée comme procédant d’une décision de grâce
présidentielle, s’inscrit en réalité, dans le cadre de la politique « de
libération au compte-gouttes » des détenus politiques chaque fois que
l’image fissurée du régime despotique en prend « un coup » (le dernier en
date étant la grève de la faim collective du 18 octobre 2005 pendant la
tenue du Somme mondial de la société de l’information –SMSI- qui a dévoilé,
encore une fois, l'autoritarisme du Parti-Etat-RCDiste). Elle ne doit pas
nous cacher l'essentiel de ce qui doit être fait pour sortir le pays de
l’état de blocage politique endémique qui le paralyse.
Le CRLDHT déplore l’absence de transparence, à tous égards inacceptable, qui
a marqué les conditions dans lesquelles ces libérations ont été effectuées.
Il rappelle que tous les anciens détenus ayant bénéficié de décisions de
libération conditionnelle ont été astreints à des mesures de contrôle
administratif et policier contraignant (visites régulières aux postes de
police, pressions familiales, interdits professionnels, tracasseries de tous
ordres etc.…) qui ont fait que la Tunisie est devenue pour ces anciens
détenus et leurs familles une grande prison « aux barreaux invisibles ».
Cela a notamment concerné plusieurs centaines d’anciens détenus islamistes
et leurs familles.
Le CRLDHT, tout en félicitant les « graciés » et leurs familles (y compris
politiques) de la liberté recouvrée, considère que cet élargissement
constitue un soulagement pour les bénéficiaires qui ont vécu de terribles
épreuves au cours de leur détention qui a duré pour certains plus de 14
années parfois dans l’isolement cellulaire ! Les familles des détenus
élargis et leurs proches ne peuvent que se réjouir de ces mesures qui
constituent un élément positif sur le plan humain.
Le CRLDHT tient, cependant, à rappeler que « les cellules » et autres «
cachots » de la honte continuent, hélas, à être peuplés de centaines de
prisonniers d’opinion, arbitrairement privés de leur liberté uniquement pour
avoir exprimé une idée critique (l’exemple de l’avocat Mohamed ABBOU), ou
manifesté leur appartenance à un parti politique illégitimement interdit
(essentiellement ENNAHDHA). Autant dire que notre combat pour la liberté, la
démocratie et les droits humains continue. De même que notre exigence d’une
justice indépendante affranchie de l’hégémonie et de l’instrumentalisation
dégradante des autorités, demeure à l’ordre du jour…
Aussi, le CRLDHT :
- salue la résistance du Bureau exécutif légitime de l’association des
Magistrats Tunisiens, qui a fait preuve d’un extraordinaire courage face à
l’autoritarisme du pouvoir ; et leur dit avec regret qu’on aurait souhaité
que ce soit leur justice qui innocente les victimes de la détention
arbitraire… et les indemnise du préjudice incommensurable qu’ils ont subi du
fait des tortionnaires…
- exprime sa solidarité indéfectible avec la Ligue Tunisienne de Défense des
Droits de l’Homme, qui continue à endurer les conséquences de la politique
liberticide du régime en étant mise dans l’impossibilité de re-prendre son
Congrès et assurer dans des conditions normales de dignité et d’indépendance
l’exécution de sa noble mission…
- appuie le combat des avocats tunisiens (et leur Conseil national) pour
l’indépendance de leur profession et pour l’instauration d’un authentique
Etat de droit respectueux des droits inaliénables de la défense au service
des citoyens et des justiciables, tout en leur exprimant notre soutien dans
la bataille qu’ils mènent contre le projet de loi relatif à la création d’un
Institut supérieur de «l’avocature», et qui constitue une nième tentative de
mise au pas de leur profession libérale, en reproduisant à l’identique la
triste expérience de la mainmise du ministère de la Justice sur l’Institut
supérieur de la Magistrature… ;
- manifeste son soutien total à l’égard du Syndicat des Journalistes
Tunisiens qui défend, malgré la répression ininterrompue, l’honneur du 4ème
pouvoir réduit à un état de « servitude médiatique » affligeant
- exprime sa solidarité entière et indéfectible à l’égard des femmes et
hommes du Mouvement du 18 Octobre pour les Droits et les Libertés qui
constituent, désormais, la cible idéale de l’appareil répressif du pouvoir
en place ;
- rappelle que la revendication essentielle pour l’ensemble des démocrates
tunisiens demeure celle de la libération de tous les détenus politiques, le
retour des exilés et la promulgation d’une amnistie générale pour toutes les
victimes de la répression politique en Tunisie.
- Tunisnews du 6 mars 2006
Communiqué : 27/02/2006
Voix libre apprend l’élargissement d’environ 80
prisonniers d’opinions tunisiens, dont la plupart a passé une quinzaine d’année
derrière les barreaux dans des conditions d’une exceptionnelle dureté.
Cet élargissement conditionnel, survient peu après la remise du rapport du CICR
sur l’état des prisons tunisiennes, et en particulier sur les conditions de
détention inhumaines et dégradantes des prisonniers politiques décriées par tous
les défenseurs des droits humains, en Tunisie et dans le monde durant ces 15
dernières années. Le contenu de ce rapport n’a pas été divulgué, mais sa teneur
n’en est sans doute pas moins accablante.
L’entêtement du régime tunisien à nier le caractère politique des prisonniers et
la politique d’élargissement au compte goutte laissant croupir actuellement
quelques 300 prisonniers politiques n’indiquent malheureusement pas une volonté
de tourner cette page douloureuse de l’histoire récente de la Tunisie.
Voix libre assure les détenus politiques de sa détermination sans faille à
continuer le combat jusqu’à ce que le dernier des prisonniers politiques
recouvre sa liberté.
Nous tenons à saluer le courage des prisonniers élargis et exprimons notre joie
de les voir enfin parmi les leurs.
Ci jointe la liste non définitive des prisonniers d’opinion triés par lieu de
détention:
Prison Bourj Erroumi: 20
Prison de Bourj Alâamri: 19
Prison de 9 Avril Tunis: 7
Prison de Gabes: 5
Prison de Mahdia: 5
Prison de Sfax: 5
Ali Hourabi
Ayman Mcharek
Fayçal Âayadi
Hamza Mahroug
Kilani Mountassar
Prison de Bizerte Ville: 4
Abedelhamid Zoughbi
Chamseddine Dallaji
Hafedh Mazhoud
Mounir Tarhouni
Prison de Mornague: 4
Ezeddine Hammami
Khaled Koute
Mounir Chekir
Samir Ben Nour
Prison de Jandouba: 3
Choukri Zoughlami
Habib Sïidi
Mohamed Balti
Prison de Kef: 2
Abderrahmane Madyouni
Ibrahim Zoughlami
Prison de Messedine: 2
Habib Dhaouafi
Taha Bagga
Prison de Sidi Bouzid: 2
Adel Maäroufi
Mohamed Mouldi Mansouri
Prison de Beja:1
Jaber Maäroufi
Prison de Nadhour: 1
Taoufik Fatnassi
Voix Libre
Organisation Oeuvrant pour les Droits de l'Homme
27 rue rue Clement Perrot
94400 Vitry sur seine- France
Tel : 33 6 26 37 49 29 Fax : 33 1 43 63 13 52
D'après Reporters Sans Frontières (RSF)
Tunisie: un expert de l'Onu demande la libération des prisonniers d'opinion
AFP 17.10.05
Un expert des Nations unies a réclamé la libération des prisonniers d'opinion en Tunisie, pays qui doit accueillir dans un mois le Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI), a-t-on appris lundi à Genève. Dans un communiqué, le rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression de la Commission des droits de l'Homme, Ambeyi Ligabo, a invité Tunis à "libérer sans condition tous les détenus d'opinion et de la presse et de permettre le plein exercice de la liberté d'opinion et d'expression dans le pays".M. Ligabo a indiqué avoir reçu des informations concernant des violations de la liberté d'opinion et d'expression en Tunisie, notamment des cas récents comme l'interdiction du congrès d'un syndicat de journalistes, la condamnation à la prison d'un avocat pour avoir publié des articles controversés, et des campagnes de dénigrement contre des militants des droits de l'Homme. Cet appel survient alors que Tunis doit accueillir du 16 au 18 novembre le SMSI, une grand messe onusienne censée se pencher sur les moyens de réduire la fracture numérique entre Nord et Sud. Fin septembre, les pays occidentaux ont adressé une mise en garde à la Tunisie en lui demandant de garantir la liberté d'expression lors du sommet, dénonçant "plusieurs incidents" durant une réunion du comité préparatoire à Genève. Selon la presse suisse, un haut responsable tunisien chargé de l'organisation du sommet a ainsi interrompu une réunion de plusieurs ONG à l'intérieur même du siège des Nations unies à Genève et intimé l'ordre aux participants de quitter les lieux
Source : Le Monde
Association Internationale de Soutien aux
Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, 1001, Tunis
Président fondateur : le défunt Mohammed Chakroune
Tel : 71 340 860
Fax : 71 351 831
Tunis, le 21 septembre 2005
Bulletin d’information
sur les prisonniers politiques N°9
L’AISPP a appris que des agents pénitentiaires ne cessent de
persécuter le prisonnier politique
monsieur Noureddine Amdouni, qui purge une peine
de longue durée. Cela passe par une surveillance collante lors
de la visite privée que lui ont rendue les membres de sa
famille, qu’il a obtenue au terme d’une longue attente. Il s’en
est plaint et a protesté contre les propos indécents tenus par
les agents qui pour toute réponse l’ont jeté au cachot en guise
de punition pour n’avoir pas supporté leur harcèlement.
Le cachot est une variante de torture pratiquée par les
autorités pénitentiaires à l’encontre des prisonniers. Elle
consiste à cantonner le prisonnier, soit en isolement dans une
pièce minuscule dépourvue d’hygiène basique (propreté, éclairage
ou aération), à lui faire revêtir une tenue pénale sale et
pouilleuse, qui a déjà été portée par des dizaines de personnes
sans être lavée, soit le mettre avec un groupe de personnes
punies dans une pièce exiguë, dépourvue du minimum d’hygiène,
surchauffée en été et glaciale en hiver. Le prisonnier y reste
en tenue pénale, dort à même le sol infect. La nourriture se
borne le temps de la punition à un morceau de pain sec. Les
toilettes, dans un coin de la pièce, ne sont pas isolées par un
rideau. On recueille l’eau potable d’un robinet crasseux.
L’AISPP exige l’arrêt des provocations et des pressions morales
et matérielles exercées sur les prisonniers politiques, l’arrêt
des propos indécents et blasphématoires proférés pour provoquer
et blesser ces derniers, les soumettre, les humilier et briser
leur moral, beaucoup finissant par préférer la mort.
Elle exige l’abrogation de cette sanction contraire aux droits
auxquels peut prétendre le détenu et elle considère que la mise
au cachot en guise de sanction est une méthode sauvage qui ne
respecte pas l’humanité du prisonnier.
Le président de l’association
Maître Mohammed Nouri,
avocat
(traduction ni revue ni corrigée par les
auteurs de la version en arabe, LT